Petit message d analyste financier
"Vendredi, une majorité n'a eu d'yeux que pour le chiffre de
croissance global mais il y avait aussi des données d'inflation
préoccupantes qui n'ont pas autant retenu l'attention", a dit
Michael James (Wedbush Morgan). "Beaucoup de participants n'en
pensent pas moins qu'elles sont tout aussi importantes et c'est
pour ça qu'il n'y a pas de suivi aujourd'hui".
"Compte tenu que la situation s'enlise au Proche-Orient et
que les prix pétroliers restent élevés, on aurait du mal à
justifier d'acheter des actions, surtout après les gains solides
de la semaine passée", a déclaré de son côté Tim Smalls
(Execution LLC).
Et maintenant la FEd rassurante
MODEREMENT RESTRICTIF
Savoir à quel moment la Fed sera parvenue au bout du cycle est "délicat" parce qu'il existe un décalage entre le moment où la Fed prend ses décisions et leur impact économique et parce que les nouvelles sur le front de l'inflation "core" sont "décevantes", a expliqué Yellen.
"Dans les circonstances présentes, je considère qu'un taux un peu au-dessus de la neutralité serait adapté, en d'autres termes, je le souhaiterais modérément restrictif", a-t-elle dit.
Poole a lui observé que les statistiques d'inflation "tendent à déceler des pressions inflationnistes plus importantes que nous ne le pensions jusqu'alors", ce qui complique d'autant la tâche de la Fed.
Par exemple, a-t-il dit, la croissance de la productivité, l'un des éléments permettant de maîtriser l'inflation, risque d'être revue à la baisse après la faible statistique du PIB publiée vendredi.
Poole a dit aussi qu'il semblait que la flambée des prix de l'énergie se répercutait sur d'autres prix.
Pour Yellen, cette flambée des prix de l'énergie a fort probablement réprimé quelque peu les dépenses de consommation mais pour elle, le ralentissement du marché immobilier constitue une menace importante pour la croissance, dans la mesure où se retourne l'"effet de richesse" dont avaient joui les Américains lorsque, en période de boom immobilier, la valeur de leur propre logement flambait.
"Yellen a sans nul doute montré qu'elle était plus attachée aux risques pour la croissance que pour l'inflation", en conclut Michael Feroli, économiste de JP Morgan Economics, dans une note à la clientèle.
Un petit rapport DJ /Tbund avec une evaluation theorique du DJ
http://www.investmenttools.com/equities/fundamentals/