Dans une vue LT, une lecture corrective des marchés est devenue depuis quelques semaines une évidence.
Les nouveaux bas ont effacé les derniers doutes qui pouvaient subsister (pas dans mon esprit, et cela depuis bien longtemps).
Je n'entends pas ici relancer le débat impulsif/correctif, tellement il est une évidence que nous sommes depuis 2000 dans une phase corrective LT.
Si au prix de quelques contorsions (nombreuses en fait), on pouvait décompter le mouvement haussier 2003/2007 du CAC de manière impulsive, même les efforts les plus fous ne permettaient une approche impulsive du DJI et du S&P.
Sur ce point, il est d'ailleurs important de noter, que tant Prechter, représentant de l'école impulsive, que Neely, défenseur d'une approche corrective des marchés, étaient d'accord sur le principe.
Cela est suffisamment rare que pour être noté.
Les indices étant corrélés,- ce rappel a son importance pour la suite-, il me semble logique d'admettre que le CAC est en phase corrective depuis 2000.
Cette prémisse posée, dans une vision LT donc, une des grandes questions que l'on peut se poser est de savoir quel rapport entretiendra la C actuelle (2007/2010-11) avec la A (2000/2003) et la B (2003/2007).
Car naturellement, une réponse à cette question permettrait de déterminer la target finale au mouvement baissier, et par là de préciser les intermédiaires.
De quels éléments dispose-t-on pour tenter de répondre à cette question?
On peut essayer de mesurer la vitesse des prix de la C et la comparer à celle de la A.
Sur le CAC, cette vue semblerait plaider pour une C moins profonde que la A.
Il en est de même pour le S&P.
Sur le DJI, la baisse actuelle a connu un démarrage nettement plus rapide qu'en 2000.
Sur les oscillateurs, la puissance initiale est sans commune mesure avec celle de 2000.
Ca pousse. Et cela pousse fort.
Ce graphe de 2 oscillateurs de base sur le DJI mensuel illustre parfaitement la situation.
Il en va du pareil au même sur le S&P.
Après le toboggan de 2000, on assiste ici à de la chute libre.
J'avais déjà noté dans une précédente analyse que la puissance montrée sur les oscillateurs US n'étaient pas encore traduite sur les prix.
Les oscillateurs ont comme souvent anticipé la situation, et les prix commencent à suivre la direction annoncée par les outils d'analyse du momentum.
Je signalais au début de cette AT que les indices sont corrélés.
Une approche élliotiste permet également d'apporter une ébauche de réponse à la question de la target finale.
Quel rapport ont entretenu les A et les B sur les différents indices?
Sur le DJI, la B fut une projection à 162% de la A.
Sur le S&P, ce rapport est de 1 (que l'on se place sur le plan graphique ou sur une projection sur un décompte correctif).
Ce différentiel est particulièrement intéressant.
D'abord, et de manière anecdotique, il nous apprend que les gestionnaires de fond US se sont montrés particulièrement prudents et avisés lors de la hausse 2003/2007.
Ils ont largement opté pour les blues chips du DJI, plutôt que pour le panel plus large et plus risqué du S&P.
Ensuite, j'en ai déjà parlé dans une précédente AT du S&P, une hausse du DJI qui n'est pas confirmée par le S&P, ou qui se fait avec un différentiel important est douteuse.
On en a ici un remarquable exemple LT.
Enfin, et surtout, la A et la B sur le S&P ont entretenu un rapport presque parfait de 1.
Donc, la C ne peut être égale à 1. Voilà après les supputations une certitude.
Cela pourrait être 0.50 ou 0.62, ou encore 1.38 ou 1.62. Mais pas 1.
Sur le CAC, on s'est approché d'un rapport de 1, sans toutefois l'atteindre.
Il est certain que l'indice auquel le CAC est actuellement le plus corrélé est le S&P. Cela a déjà été développé sur la file, et sur la file de PLATON, je n'y reviens donc pas.
La situation et les possibilités du S&P nous intéressent donc particulièrement.
Et la grande question de la target finale peut être réduite à : 0.62 ou 1.38.
1080 ou 460.
Je suis comme vous, je trouve aussi que la différence est de taille.
Et c'est avec une certaine réserve

qu'il me semble nécessaire de signaler que c'est le coefficient de 1.38 qui tient actuellement la corde.
Les éléments qui plaident pour cette hypothèse sont nettement plus nombreux que pour l'hypothèse des 0.62%.
Puissance des oscillateurs, timing, car comment envisager de ne perdre encore que 200 points sur presque 3 ans, dans un mouvement directionnel marqué.
En effet, la B fut complexe, tous les décomptes l'attestent. La règle de l'alternance laisse donc supposé une C "plus simple".
Simplicité directionnelle et puissance sur les oscillateurs donc.
Pour le CAC, la réalisation de cette hypothèse situerait la target finale entre 1824 et 1625.
Cela changerait naturellement les targets intermédiaires.
Il ne s'agit que d'une hypothèse. J'espère que les arguments qui la soutiennent retiendront votre attention.