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| Sujet : L'Opep attise la spéculation | |
L'Opep attise la spéculation
Si le prix du baril reste confortable pour l'Opep, le cartel invoque des stocks excessifs pour justifier une éventuelle réduction de sa production.
La demande mondiale de pétrole
C'est parti pour quinze jours de petites phrases de la part de ministres du Pétrole ayant la haute main sur les deux cinquièmes de l'approvisionnement mondial. C'est en effet le 14 décembre que le cartel qu'ils forment s'accordera, ou non, sur un nouvel effort de réduction des exportations afin de maintenir les cours à un niveau servant ses intérêts. Pour l'instant, la situation a tout lieu de satisfaire l'Opep : en une semaine, le baril s'est renchéri de 0,48 % à New York pour aborder le week-end à 63,43 dollars.
Pourtant, rien n'est acquis. Car, en dehors du fioul domestique américain - qui a défrayé la chronique -, les réserves d'hydrocarbures aux États-Unis comme en Europe demeurent supérieures à celles observées au début des cinq derniers hivers. " Le marché affiche un déséquilibre, les stocks américains s'avèrent importants et non faibles ", a ainsi contredit le Saoudien Ali Al-Naimi, la plus importante voix du Cartel. " L'Opep se penche à nouveau sur les stocks car, depuis que les fonds d'investissements s'y intéressent, ce sont eux qui dirigent le prix du brut ", tranche Frédéric Lasserre, responsable de la recherche sur les matières premières à la Société Générale. Un intérêt tardif, la planète n'ayant eu de cesse de stocker la précieuse huile depuis deux ans. " Certes, mais le prix du pétrole avait augmenté à un rythme encore plus rapide , poursuit le spécialiste. Injustifiable dans ces conditions d'annoncer aux pays consommateurs une réduction de la production "en raison des stocks"".
Ce gonflement des réserves mondiales n'a pas échappé à tout le monde. " Sur le marché, les différents contrats à terme ont vu leurs prix s'organiser en "contango", le pétrole à livraison plus lointaine devenant le plus cher ", explique Frédéric Lasserre. Sans bruit, une prime a ainsi été offerte aux détenteurs d'hydrocarbures, afin de les convaincre d'attendre pour les apporter sur un marché trop bien approvisionné. Cet " effet stocks " influence maintenant le cours " immédiat " du brut. Les responsables de l'Opep n'ont toutefois pas fini de tergiverser d'ici la réunion d'Abuja. Ne serait-ce qu'en raison du "timing" s'imposant à leurs actions : une réduction de la production a plus d'effets au sortir de l'hiver...
La tribune
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Les cours du pétrole à leurs plus bas niveaux depuis juin 2005
LONDRES, 9 janvier (Reuters) - Les barils de Brent et de pétrole brut léger américain ont plongé mardi à leurs plus bas niveaux depuis juin 2005 sur fond d'hiver clément aux Etats-Unis.
A 12h50 GMT, le contrat du brut US WTI pour livraison en février s'échangeait à un plus bas du jour de 54,09 dollars, en baisse de deux dollars par rapport à la veille. Le future sur le Brent à Londres perdait 1,86 dollar à 53,74./JSB
Il n'est "pas acceptable" d'interrompre les livraisons d'énergie sans consultations, selon Merkel et Barroso
Il n'est "pas acceptable" d'interrompre les livraisons d'énergie sans consultations, ont estimé mardi à Berlin le président de la Commission européenne José Manuel Barroso et la chancelière allemande Angela Merkel.
Ils faisaient clairement allusion à l'interruption la veille de la livraison à plusieurs pays d'Europe du pétrole russe transitant par le Belarus. L'absence de consultations sur de telles décisions "n'est pas acceptable", ont-ils souligné. "Cela détruit toujours la confiance, et aucune coopération sereine ne peut être bâtie la-dessus", a noté Mme Merkel.
A Moscou, le président russe Vladimir Poutine a ordonné à son gouvernement de "discuter avec les entreprises russes la possibilité de réduire la production de pétrole en relation aux problèmes liés au transit de pétrole à travers le Bélarus". AP
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Pétrole: La leçon pourraitpeut-être venir de Chine
Par robin bleeker -Agefi
Le pétrole fait à nouveau parler de lui. Et ce à plus d’un titre. Ainsi, Le Brent et le WTI ont atteint leur plus bas niveau depuis plus d’un an et demi hier en raison de températures toujours douces aux Etats-Unis et malgré le désaccord commercial entre la Russie et la Biélorussie qui a entraîné l’interruption des livraisons de pétrole russe à plusieurs pays d’Europe. A première vue, il semble donc que la situation de l’approvisionnement mondial est moins tendue à l’heure actuelle qu’il y a un an lors du conflit gazier entre la Russie et l’Ukraine. A cette période, le niveau limité des stocks d’hydrocarbures aurait pu entraîner une pénurie mondiale à la moindre perturbation. Aujourd’hui nous n’en somme plus là. Mais il faut rester vigilant. C’est bien connu, une hirondelle ne fait pas le printemps.
Et c’est de Chine qu’est venue une nouvelle qui montre ô combien l’or noir reste encore et toujours le nerf de la guerre. En effet, en décidant d’allouer une enveloppe de 100 milliards d’euros pour un programme visant à changer du charbon en pétrole, Pékin donne vie à cet adage qui faisait fureur en France il y a quelques décennies: «Je n’ai pas de pétrole mais j’ai des idées.» Il suffit d’en avoir une pour que les perspectives se présentent sous un autre jour. Il n’est pas étonnant qu’un tel projet voie le jour dans l’Empire du Milieu. Ce n’est un secret pour personne, la république populaire cherche à sécuriser son approvisionnement. Avec un tel plan, le gouvernement chinois pourrait couvrir 10% de ses besoins en 2020. Les chiffres qui tournent autour de ce pari faustien donnent le vertige. La liquéfaction du charbon doit ainsi fournir près de 30 millions de tonnes de pétrole, soit à peu près le tiers de ce qu’importe aujourd’hui la Chine.
Pour soutenir l’extraordinaire développement de son économie sur le même rythme que ces dernières années, l’Empire du Milieu est donc à la recherche de toutes les possibilités pour contrôler sa dépendance énergétique importée. Reste toutefois le problème environnemental, car un tel plan salirait deux fois l’atmosphère. Mais Pékin n’ignore pas la mauvaise situation écologique du pays. Et, pour en améliorer l’état, le gouvernement prévoit de dépenser 192 milliards de dollars d’ici à 2010. En passe de devenir le premier pollueur de la planète, la Chine a compris la nécessité de placer l’environnement au premier rang de ses priorités. Les objectifs ont le mérite d’être limpides. Ainsi, 16% des besoins énergétiques devront être assurés par les énergies renouvelables en 2020, contre 7,5% aujourd’hui. Cette ambition donne des ailes aux entrepreneurs, qui créent de nombreuses sociétés dans ce secteur. D’ailleurs, sur les cinq premières fortunes chinoises, classées chaque année par le rapport Hurun, deux sont issues de secteurs liés à l’environnement. La locomotive de la croissance mondiale n’est pas à court d’idées.
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Le président PS du Conseil régional de Midi-Pyrénées, Martin Malvy, a dénoncé mercredi l'affirmation du ministre de l'Economie, Thierry Breton, selon laquelle l'essence ne baisse pas par la faute des régions socialistes qui ont augmenté la taxe sur les produits pétroliers (TIPP).
"Le ministre de l'Economie s'est engagé dans une polémique indigne et mensongère", a estimé Martin Malvy dans un communiqué.
"D'abord parce que la part perçue par les Régions a été décidée par le Gouvernement auquel il appartient et le Parlement dominé par sa majorité, en compensation des charges qu'il leur a lui-même transférées. Ensuite parce que lorsque les Régions prélèvent un centime d'euro par litre, M. Breton en pompe 58,9, auxquels il convient d'ajouter la TVA. Enfin parce que si M. Breton veut que les pétroliers répercutent plus rapidement la baisse du cours, il n'a qu'à l'exiger d'eux", a poursuivi Martin Malvy.
Selon le ministre de l'Economie, si le prix de l'essence ne suit pas le rythme de la baisse du pétrole depuis début janvier, c'est parce que les régions, presque toutes dirigées par des socialistes, ont accru la TIPP.
"J'ai découvert, atterré, que la quasi totalité des régions françaises ont augmenté la TIPP au maximum de ce qu'elles pouvaient faire", a déclaré Thierry Breton.
"M. Breton, qui passe son temps à demander aux collectivités locales de co-financer les politiques de l'Etat, sur le rail, la route en matière de recherche ou de soutien à l'activité économique, contribue avec des charges de cette nature à entretenir un climat exécrable entre le Gouvernement et les élus locaux", ajoute le président de la Région Midi-Pyrénées.
Source AFP
Laisser au marché, nous donner la direction...
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