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Forum Bourse : Accueil | Fondamentales (Analyses et Réflexions) | Conjoncture | Sujet : Conjoncture US
Je me permets de créer cette nouvelle file pour vous faire part ici, de temps à autres, des changements de la conjoncture économique US par rapport à la valorisation du Marché…et ainsi vous donner des repères quant à l’évolution prévisible des Marchés US ou autres.
Le S&P 500 est pour moi l’indice qui représente le mieux les USA. Son future l’ES est ma base de travail car il prend mieux en compte la psychologie des opérateurs et leurs attentes futures. Dans l’analyse psycho économique il est important de se faire une idée des 3 groupes d’information suivants : - La Big Picture qui est composée de : L’état global de l’économie US par rapport à la valorisation du Marché L’influence de l’économie mondiale sur les USA - Les micro variations apportées par chaque nouvelle information - L’état psychologique des opérateurs. Mais trêve de bavardage, entrons tout de suite dans le vif du sujet si vous le voulez bien.
Situation à la fin 2009
Tous les grands secteurs de l’économie montraient une amélioration constante depuis le mois de mars 2009. Stabilisation de l’immo, Amélioration des financières Retour à l’équilibre des services Croissance de l’industrie suite à l’arrêt du déstockage Dette élevée mais Inflation sous contrôle Pas d’anticipation de changement de la politique monétaire sur court terme Emploi qui détruit de moins en moins de jobs et en passe d’en créer Confiance qui remonte Et donc consommation qui redémarre lentement avec un effet bonnes ventes de fin d’années Enfin un optimisme global et partagé comme en atteste un VIX très bas (trop ?) Sur le front international, les émergeants, Chine en tête, montraient une croissance insolente en cette période de crise. Un consensus était admis pour que les entreprises montrent une croissance de 21% de leurs résultats sur 2010 Dès lors, les indices sont montés bien au-delà de ce que l’état réel de l’économie montrait…comme en atteste l’augmentation du PER moyen des entreprises du S&P500 à 25. Dans ces conditions, le Marché pouvait être considéré comme cher sauf si les résultats des entreprises à venir venaient prouver la bonne anticipation du Marché (attentes fortes). Bien entendu, il ne fallait pas non plus de re-dégradation des secteurs de l’économie.
Modifications depuis le début 2010 (1/3)
L’immo montre une nouvelle dégradation. Les espoirs de la reprise dans ce secteur se transforment en stabilisation sur les plus bas. Un élément important et positif est le fait que les prix après s’être stabilisés semblent se reprendre légèrement. Feux de paille ou précurseur de la future reprise de ce secteur ? La dégradation pourrait n’être que conjoncturelle et liée à l’arrêt / reprise des incitations gouvernementales en novembre 2009. Secteur donc sous surveillance étroite mais qui a douché les attentes en ce début d’année. Les remboursements des aides de l’état pèsent sur les résultats des financières. Le Commercial real estate constitue toujours une menace forte sur les résultats futurs même si les analystes ont annoncé que l’impact serait toutefois moindre que ce qui avait été imaginé. Mais la réelle nouveauté vient de l’intention de B Obama de limiter la taille et les activités des établissements financiers. Malgré la puissance des lobbies, il y a peu de chances qu’ils remportent complètement la partie, car ils n’ont aucune chance de trouver un appui politique tant les banques sont mal vues dans l’opinion publique. Parallèlement au WEF de Davos, de grands noms financiers se sont réunis pour mettre en place leur stratégie. Plutôt que de contrer la demande Obama, ce qui n’a que très peu de chance de se produire, ils souhaitent plutôt proposer un plan d’action compromis qui leur permettra d’être acteurs dans cette évolution inéluctable de leur métier. Le domaine financier a pesé sur les indices en ce début 2010. Les services n’en finissent pas de rester sur l’équilibre précaire entre contraction et expansion. Même si cela n’est pas à proprement parler en soit une nouvelle menace, c’est quand même la preuve d’une reprise lente et surtout pas au niveau des espoirs suscités en fin 2009. L’industrie est la bonne nouvelle de ce début d’année. Les différents indicateurs se redressent. Le stockage reprend et même l’investissement en capital est à nouveau en progression. Cela fait naître l’optimisme sur des futures créations d’emploi dans ce secteur. D’ailleurs quelques entreprises recommencent faire croître leur nombre de salariés. Les aides gouvernementales en projet pour aider les entreprises qui embauchent et/ou qui investissent vont également dans ce sens. Ainsi que le projet d’aider les banques de proximités qui développeraient le crédit vis-à-vis des PME.
Modifications depuis le début 2010 (2/3)
La dette ne dégonflera pas tout de suite et même montera encore en 2010 comme l’atteste le projet du prochain budget US. Cependant, les autorités US montre une volonté forte de réduction du déficit US dans les prochaines années. La dette US est à l’origine d’une possibilité de dégradation de note par Moody’s. Cependant, T. Geithner a indiqué ce week-end que cela n’arrivera pas car le déficit sera réduit. Malheureusement, cette volonté de réduction des dépenses risque fort de toucher l’un des relais de croissance qui permettrait un redémarrage sain de l’économie sur le long terme. Il s’agit du secteur de l’énergie. Si la reprise démarrait, nous nous retrouverions rapidement à nouveau avec ce problème de rareté de la ressource pétrole comme cela l’était avant cette crise. Dès lors, il faut préparer cette sortie du tout pétrole. Des investissements doivent avoir lieu et notamment des incitations du gouvernement pour non seulement faire face à cette pénurie prévisible mais aussi pour créer un nouveau pan de l’économie future. Il semble que ceci soit relégué au second plan face à la situation de la dette. L’inflation est toujours sous contrôle et les anticipations vont dans le bon sens. Si la politique monétaire ne devrait pas bouger au niveau des taux de la FED pendant une bonne partie de l’année tout au moins, d’autres mesures alimentent toujours ce domaine. Les programmes de rachat par la FED sont toujours programmés pour un arrêt en Mars 2010. De plus le essais de reverse repo ont montré une bonne acceptation par le Marché. Il est probable que nous en voyions quelques unes dans le cours de l’année. La confirmation de la re-nomination de B Bernanke pour un second mandat à la tête de la FED a alimenté les craintes des opérateurs pendant un certain temps. C’est le cas également de l’indépendance de la FED dans ces décisions qui est toujours discutée par les politiques qui souhaiteraient avoir leur mot à dire. Cela fait peur quand on pense alors à l’influence des lobbies. Pour l’instant donc pas d’inquiétudes du coté de la politique monétaire, même si à chaque fois que les choses s’améliorent légèrement, les analystes pensent tout de suite, et à mon avis à tord, à une remontée prochaine des taux FED. Nous sommes encore loin d’une situation qui a, par le passé, généré une remontée des taux. L’emploi ne s’améliore pas vraiment ses derniers temps. Bien sur, la saisonnalité n’est pas en notre faveur en ce début d’année. Mais ce sujet a aussi douché les espoirs de ceux qui pensaient voir des créations nettes globales en ce début d’année. L’emploi a été l’une des causes de la descente des indices cette année. Les résultats de vendredi ne sont pas fameux. Le taux de chômage à 9.7% est certes une amélioration. Mais il est obtenu en décomptabisisant tous ceux, très nombreux, qui ont baissé les bras et ne recherchent donc plus d’emploi. Cependant, de nombreux indicateurs montrent que l’emploi continue à s’améliorer lentement et pourrait retrouver la croissance prochainement. La confiance remonte progressivement sous l’influence de l’emploi qui montre une progression. La consommation reste sous surveillance et enregistre une bonne progression. C’est un des bons points de l’économie en ce moment même si elle montre également que la vitesse de la reprise est loin de ce qui avait été imaginé en fin d’année 2009.
édité le : 08-02-2010 17:51:29
Modifications depuis le début 2010 (3/3)
L’optimisme global est toujours bon en ce qui concerne les USA. Cependant certains secteurs qui étaient considérés comme sortis de l’ornière recommencent à créer de l’inquiétude. Le VIX est bien remonté. Mais en grande partie du fait de la situation internationale. Coté international, il fallait s’y attendre, la croissance insolente enregistrée ces derniers temps ont alimenté les risques de surchauffe de l’économie. Plutôt que de modifier sa politique monétaire par une montée de ses taux, ce qui avait été évoqué par certains analystes, la Chine à préféré restreindre le crédit. Cette décision a pesé fortement sur le climat mondial et a contribué à la baisse des indices. Mais le plus fort de l’inquiétude est venu de l’Europe. Tout d’abord avec les problèmes de la Grèce et d’un soutien en demi teinte de l’Europe Communautaire, mais aussi d’autres pays comme le Portugal ou l’Espagne. Et encore je ne parle pas encore d’autres pays qui sont dans une mauvaise situation également. En corollaire à ces difficultés qui ont propulsé le VIX vers le haut et pesé sur nos indices, des craintes se font entendre sur un possible éclatement de l’Euro. Le niveau d’incertitude permet tous les excès, y compris sur cet éclatement qui ne saurait être envisagé sérieusement sous les lumières d’une analyse sérieuse. Tant que ces problèmes n’auront pas trouvé de développement rassurant, L’Europe pèsera de tout son poids sur un maintient des indices vers le bas sous l’influence d’une baisse de la parité EUR/USD. En conclusion, il ne faut pas oublier que les choses vont de mieux en mieux aux USA. Même si les USA restent sous l’influence conjoncturelle de l’international en ce moment, nous nous trouvons dans un excès baissier. Les résultats des entreprises sont meilleurs que le consensus, mais inférieurs aux espoirs des opérateurs. Le PER moyen atteint maintenant des niveaux plus en rapport avec l’état de l’économie. Si les indices continuent de baisser encore, alors nous pourrions même voir une résurgence de l’idée que les actions US ne sont pas chères. Cependant, la peur et l’incertitude née de la situation Européenne ne placent pas pour l’instant les actions parmi les instruments financiers à privilégier. Mon avis est donc, sous réserve de développement futur non défavorable, une remontée prochaine des indices pour se remettre en phase avec le nouvel état des entreprises. C’est d’ailleurs ce que pense aussi Oppenheimer de chez Goldman Sachs dans communiqué de vendredi dernier. Le rendez vous important de cette semaine est le retail sales de Jeudi prochain. Il faudra aussi surveiller les jobless claims.
Ave
Le "tryptique" est donc positif mais les opérateurs sur leur garde, la situation européenne préoccupante. Penses-tu a un gros cycle acheteur sur Indices dès ce premier trimestre ou va t-on devoir attendre Avril... ? Merci en tous cas même si tu m' a "flingué" les yeux avec 3 bonnes raisons. bye collègue
Suricate Investisseurs, bureau d' analyses comportementales en matières boursières.
"Comme un suricate sur un point haut, je guette mes prédateurs."
Salut Old,
Pour l'instant il ne s'agit que d'un rattrapage d'un excès baissier qui reste soumis à l'amélioration de la conjoncture Européenne. Donc la cible se trouve en decà des excès haussiers du début 2010. Par contre, pour regénérer la hausse des indices, nous aurons besoin d'une amélioration de l'emploi en premier lieu. Le recensement national et les programmes infrastructure et énergie du Plan Obam de l'année dernière et prévus pour cette année, pourraient être le déclencheur d'un nouveau cycle vertueux aux US. Ceci a malheureusement peu de chance de montrer ses effets au Q1. Reste à voir si de nouvelles données économiques viennent remonter les espoirs d'une reprise différente de celle de 2004 qui semble de plus en plus s'imposer comme modèle pour cette année...ce à quoi, je ne souscris pas du fait de la différence de contexte. La prise en compte des résultats Q1 des entreprises pourraient également booster légèrement les indices...lorsqu'ils feront l'objet d'une globalisation.
édité le : 08-02-2010 18:02:29
Très clair. Merci à toi. Surveillance du recensement et les données du first quarter.
bye bye
Suricate Investisseurs, bureau d' analyses comportementales en matières boursières.
"Comme un suricate sur un point haut, je guette mes prédateurs."
Bonsoir
En conclusion, il ne faut pas oublier que les choses vont de mieux en mieux aux USA. C'est de l'humour j'espère ? - chômage + main d'oeuvre non inscrite : forte hausse - crédit aux entreprises : forte baisse - saisies immobilières : forte hausse - cessations de paiement potentielles des états etc .... Le PER moyen atteint maintenant des niveaux plus en rapport avec l’état de l’économie. Si les indices continuent de baisser encore, alors nous pourrions même voir une résurgence de l’idée que les actions US ne sont pas chères. Encore de l'humour ? PER GAP donnés par S&P le 3/02/2010 : - PER 31/12/2009 avec prix clôture 31/12/2009 : 21.99 - PER 31/12/2009 avec prix clôture 03/02/2010 : 21.64 - PER anticipé Q1 avec prix clôture 03/02/2010: 18.79 Moyennes historiques : - 1900 à nos jours (y compris bulle des actions 1995-2007) : 15 - de 1900 à 1995 : 13.5 PER de fin de cycle baissier historiquement SOUS 10 A+
Bonsoir Roque,
Mais comment fais tu pour te retrouver toujours avec de genre de réparties ? Je parle des US...c'est indiqué partout du début à la fin. Où as tu vu que les US étaient en cessation de paiement ? Le chômage augmente ? OK avec cela. C'est le nombre de destructions postes qui diminue au point d'espérer de prochaines créations de postes. Ca aussi je l'ai écrit. Les saisies immobilières augmentent ? OK avec cela D'ailleurs le nombre de foreclosures aux US devrait être cette année supérieur à celui de l'année dernière Voir cette news Bloomberg à ce sujet : http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=newsarchive... Par contre la remontée des prix, qui avait commencé au Q3 2009, voir news bloomberg suivante : http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=newsarchive... Et qui continue en ce début d'année semble contredire cette spéculation sur l'attente des foreclosures 2010. En effet si le prix remonte, moins de nouveaux besoins en remboursements anticipés se feront sentir sur les ménages ayant encore les moyens de faire face à leurs emprunts. Quant au PER moyen des entreprises du S&P 500, je te confirme qu'il était bien au dessus de 25 la semaine précédent le 19 janvier 2010 (soit avant le début du premier sell off de cette année). Pour confirmer cela se trouve à la deuxième ligne du troisième paragraphe, après le sous titre "Record Cash" de la news bloomberg située à cette adresse : http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=newsarchive... Dans ce même paragraphe nous voyons que ce PER était à 10.1 en Mars 2009 soit un niveau approchant de ce que tu définis comme fin de cycle baissier. Donc, puisque le S&P 500 a baissé considérablement depuis cette valuation du 19 janvier, alors le PER moyen est bien aujourd'hui plus bas qu'il ne l'était alors. Il semble donc que soit Bloomberg et moi sommes à coté de la plaque au niveau économique, soit tu as du faire une petite erreur Quoi qu'il en soit, j'aurais préféré que le ton de ta remarque soit moins sarcastique. Il semble que tu n'aimes pas trop qu'on vienne piétiner ta chasse gardée qu'est léconomie. Je sais. Tu m'auras un jour...tu m'auras. Keep cool, Roque, il y en a assez pour tout le monde. Edit : Tiens je viens de me rendre compte que tu parlais certainement de la potentielle cessation de paiement de certains Etats Américains. Cela m'avait beaucoup amusé déjà l'année dernière lorsque tout le monde disait que ce serait le cas pour la Californie. J'en ris encore. Merci de me l'avoir rappelé, Maître Roque
édité le : 09-02-2010 00:29:34
je n'ai pas à prendre partie mais je reconnais être sous le charme du verbe de paca: c'est comme ca, j'aime les fortes personnalités
ps: ce message n'a aucun interet
Bonjour
Il semble que tu n'aimes pas trop qu'on vienne piétiner ta chasse gardée qu'est léconomie. Le forum est assez grand pour tous. Ce qui me dérange ce sont les affirmations fausses que vous lancez régulièrement. Ceux qui pratiquent le site depuis longtemps savent que quel que soit le sujet j'interviens dès lors que son auteur tend à raconter n'importe quoi. Ceci est d'autant plus dangereux lorsque le lecteur, « sous le charme du verbe », gobe benoitement ce qui lui est dit. On n'est pas ici sur le terrain économique, propriété de personne, car ce domaine concerne tout citoyen, mais de la recherche de la vérité. Vous vous prétendez spécialiste de la chose économique vous avez donc une obligation d'apporter des éléments de réflexion (vos sentiments importent peu) authentiques et non biaisés pour que chacun puisse se construire son propre jugement. C'est le mode de fonctionnement de ce site et ça lui réussit pas mal. Exemples : C'est le nombre de destructions postes qui diminue au point d'espérer de prochaines créations de postes. Il y a un mois le rapport du BLS sur l'emploi « non-farm employment » annonçait 130.910.000 emplois (12/09). Après révisions en janvier le « vrai » chiffre se situe à 129.547.000 . Soit une perte de 1.363.000 emplois sur une simple révision de statistique. En réalité sur le dernier mois de 2009 la perte est de 150.000 emplois. Donc « moins pire » que les pertes mensuelles du premier semestre mais au niveau de celles de autres mois du second semestre. Pour mémoire le mois de janvier 2009 était à 133.549.000 soit 4 millions d'emploi perdus en un an. On est donc encore loin d'espérer de prochaines créations de postes. . Mais là je vous l'accorde, espérer est un sentiment humain et non mesurable. En attendant : - 9,3 millions de chômeurs pointent dans les agences - mais 6,3 millions sont sans emploi depuis plus de 27 semaines soit 5 millions de plus qu'en décembre 2007. - à ces 9,3 millions il faut ajouter les 1,1 millions de travailleurs découragés et non inscrits (+734.000 en un an). Ceux-ci sont sans doute plus nombreux car ils sont comptés au sein des « marginally attached to the labor force» (ceux qui ont, dans le passé, cherché un job et qui depuis ne se sont pas représentés en agence de l'emploi) dont l'effectif est aujourd'hui de 2,5 millions (+409.000 en un an). Faites le total : 9.3+1.1 millions et 9.3+2.5 millions. La réalité de l'emploi est entre ces deux totaux. Il me semble donc très prématuré de tirer des plans sur la comète sachant que je souhaite sincèrement que vous ayez raison mais votre conclusion n'est fondée que sur votre sentiment et non sur des réalités chiffrées. Par contre la remontée des prix, qui avait commencé au Q3 2009, voir news bloomberg suivante : http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=newsarchive... Et qui continue en ce début d'année semble contredire cette spéculation sur l'attente des foreclosures 2010. Quelle remontée des prix ? Celle dont parle l'indice S&P/Case-Shiller ? Lisez vous-même : Mixed Messages in the Data According to the S&P/Case-Shiller Home Price Indices New York, January 26, 2010 – Data through November 2009, released today by Standard & Poor’s for its S&P/Case-Shiller1 Home Price Indices, the leading measure of U.S. home prices, show that the annual rates of decline of the 10-City and 20-City Composites continue to improve, in spite of price declines being measured across many markets during November. “While we continue to see broad improvement in home prices as measured by the annual rate, the latest data show a far more mixed picture when you look at other details.” says David M. Blitzer, Chairman of the Index Committee at Standard & Poor’s. “Only five of the markets saw price increases in November versus October. What is more interesting is that four of the markets – Charlotte, Las Vegas, Seattle and Tampa – posted new low index levels as measured by the past four years. In other words, any gains they might have seen in recent months have been erased and November is now considered their current trough value. On the flip side, there are still some markets that continue to improve month-over-month. Los Angeles, Phoenix, San Diego and San Francisco have seen prices increase for at least six consecutive months. Looking at the annual figures, four markets – Dallas, Denver, San Diego and San Francisco – have finally entered positive territory, something we really haven’t seen in at least two years in most markets. Des signes mais difficiles à interpréter comme l'avoue les spécialistes de ce marché eux-mêmes. Alors autant dire ce qu'il en conclut : On balance, while these data do show that home prices are far more stable than they were a year ago, there is no clear sign of a sustained, broad-based recovery. ou Dans l'ensemble, bien que ces données montrent que les prix des maisons sont beaucoup plus stables qu'ils ne l'étaient il y a un an, IL N'Y A AUCUN SIGNE D'UNE REPRISE GLOBALE ET SOUTENUE Quant au PER moyen des entreprises du S&P 500, je te confirme qu'il était bien au dessus de 25 la semaine précédent le 19 janvier 2010 (soit avant le début du premier sell off de cette année). Pour confirmer cela se trouve à la deuxième ligne du troisième paragraphe, après le sous titre "Record Cash" de la news bloomberg située à cette adresse : http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=newsarchive... Dans ce même paragraphe nous voyons que ce PER était à 10.1 en Mars 2009 soit un niveau approchant de ce que tu définis comme fin de cycle baissier. Donc, puisque le S&P 500 a baissé considérablement depuis cette valuation du 19 janvier, alors le PER moyen est bien aujourd'hui plus bas qu'il ne l'était alors. Il semble donc que soit Bloomberg et moi sommes à coté de la plaque au niveau économique, soit tu as du faire une petite erreur Au top le 11/01/10 le PER donné par S&P le 12 janvier avec la clôture du 12/1 (dont j'ai gardé le fichier en archive et que je peux produire) était de : - 23,15 pour le T4-09 avec la clôture du 31/12/2009 - 23,59 pour le même T4 avec la clôture du 12/1/2010 - 20,34 pour le T1-10 avec la clôture du 12/1/2010 et donc pas bien au dessus de 25 comme vous l'écrivez. Quant au délire de Bloomberg sur un PER sous 10 en mars 2009 … il faut qu'ils s'interrogent sur le tabac qu'ils utilisent. Selon S&P (seule source fiable) le PER GAAP (utilisant les résultats trimestriels) en mars 2009 était entre….... 60 et 116,31 ! Ce qui est normal puisque le dénominateur comprenait un trimestre négatif et gonflait artificiellement le résultat (voir mon post sur le PER dans les fiches pédagogiques). C'est pour cette raison que Robert Shiller lisse le calcul de son PER avec une moyenne à 10 ans pour ne pas supporter ces variations brutales des résultats (et donc ses niveaux moyens et son niveau de fin de cycle sont différents mais il suffit de le savoir et de les calculer). Le PER ainsi calculé du S&P500 fin février 2009 est alors de 14,12 et celui de fin mars 13,32. Donc au creux de début mars 2009 le PER devait se situer autour de 14 avec sa méthode de calcul lissée (la moyenne 1900-1995 est à 14 et la fin de cycle baissier est <7). Je ne vois donc pas d'où peut sortir ce lapin du chapeau de Bloomberg. Pour reprendre votre expression "Il semble donc que Bloomberg et vous êtes à coté de la plaque." Bonne journée PS: Je n'ai rien compris au couplet sur la Californie
édité le : 09-02-2010 10:07:13
Et n'oubliez pas SVP, n'écoutez que vous et les conseilleurs ne sont pas les payeurs.
Short un jour, short toujours!
les tableaux des PER du sp500 par standard and poor's
http://www2.standardandpoors.com/spf/xls/index/iee... http://www2.standardandpoors.com/spf/xls/index/SP5... "operating" vs "as reported" :) Cliquez pour agrandir
Quand un homme a faim, mieux vaut lui apprendre à pêcher que de lui donner un poisson. Avec un poisson il pourra manger une fois, avec la pêche il pourra manger tous les jours.
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