Le FMI chiffre le coût de la crise financière à près de 1000 milliards de dollars
L'institution internationale estime que l'ensemble des intervenants n'ont réussi à apprécier "ni l'ampleur de l'effet de levier auquel ont eu recours de nombreuses institutions, ni les risques de dénouement désordonné qui en découlent".
Les déclarations du FMI sont plutot surprenantes vis-à-vis de leur habituelle manière de faire. Peut etre veulent-ils se montrer (sur-)alarmistes pour que M Trichet se bouge (enfin) à baisser les taux...?
En ce qui concerne le fameux chiffre de 1000 milliards de dollars, il faut faire attention aux manipulations de calculs.
Si nous parlons des vrais pertes liées aux titrisations, selon les calculs des équipes de Recherche en économie de plusieurs banques d'investissement (pour ne citer que Natixis et l'équipe de M.Artus), elles s'élèvent à 310 milliards de dollars.
Qu'est-ce qu'on entend par "vraies pertes liées aux titrisations"? Ce sont les seules prises en compte des cas de défaut car le mark to market n'est qu'une simple écriture comptable mais non réelle.
A ce compte là, si on veut prendre en compte les pertes totales (défaut + mark to market), elles s'élèveraient davantage à un chiffre de 1 500-2 000 milliards de dollars...une somme "marginale" par rapport aux 8 000 milliards de dollars (envrion) perdus sur les actions... ;)