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| Sujet : Crises, kracks et spéculations... | |
Comprendre la crise, par Paul Jorion
Extrait:
Au moment où la crise éclata en 1929, la disparité des revenus s’était dramatiquement creusée aux États-Unis. Galbraith expliquait pourquoi une catastrophe du même ordre ne pouvait plus, selon lui, se reproduire en 1954, l’année de publication de son livre : « La répartition des revenus n’est plus aussi déséquilibrée. Entre 1929 et 1948, la part des revenus attribuée aux 5 % de la population aux revenus les plus élevés, qui était de près d’un tiers, est tombée à moins d’un cinquième du total » [6]. Les choses évoluèrent cependant rapidement dans les années qui suivirent : la part attribuée aux 5 % de la population américaine la plus riche grimperait régulièrement pour atteindre 54,42 % en 1989 puis 57,70 % en 2000, date du recensement le plus récent. La finance a joué un rôle déterminant dans la disparité croissante des revenus aux États-Unis : en 1980, les salariés du monde financier touchaient en moyenne 10% de plus que ceux des autres secteurs ; en 2007, l’écart était passé à 50%. Les profits du secteur financier américain représentaient 13% du total en 1980 ; en 2007, la proportion avait plus que doublé avec 27%. La part de la croissance consacrée aux salaires représentait aux États-Unis 56,5% en 1981 ; en 2006, elle était tombée à 51,7%. Au premier rang des facteurs déclencheurs des deux crises donc : la part croissante du surplus économique aboutissant entre les mains des dirigeants d’entreprises et des investisseurs, au détriment bien entendu des salariés.
En plus de la disparité des revenus, Galbraith mentionnait parmi les autres facteurs à l’origine de la crise de 1929 : le déficit de la balance commerciale des États-Unis, un allégement de la fiscalité pour les plus nantis et l’indifférence envers la spéculation - et en particulier l’absence de mesures qui auraient pu maîtriser celle-ci en augmentant les marges exigées des spéculateurs lors de leurs opérations. Tous ces facteurs jouèrent bien entendu un rôle similaire en 2007.
Il est possible, et je l'espère, que la crise actuelle serve de leçon au niveau Européen, et permette une prise de conscience que le modèle tout libéral, tout "hors" des secteurs publics n'est pas le meilleur système.
Les référendums Européens ont clairement indiqué que les citoyens n'en voulaient pas.
Mais, comme l'indique Jorion, les puissances financières ont créé le paradigme dans lequel nous sommes englués.
Les US, en ce moment tentent de limiter les dégâts, non pour leur économie, mais pour leur système Bush.
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Il n'y a pas Marc Touati lol, on le voit tellement ce type que j'ai même cru le voir vendre du poisson sur le marché hier
Yves Calvi (C ds l'air) a je trouve de la trempe et n'hésite pas à "molester" ses participants et surtout il se pose les questions de monsieur tout le monde
La solvabilité des Etats commence à préoccuper les opérateurs
Ton (tes)article est interessant, contrairement au mouvement récent sur le dollar / eur
Je pense que la qualité de la signature des USA s'est dégradé, et pourrait à terme les obliger à augmenter les taux pour attirer les investisseurs à acheter du bon du trésor.
Vu les montants des actifs (ou plutots passifs) toxiques, cela pourrait degrader la solvabilité de certains pays qui souhaitent les prendre à leur charge.
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