Newslettre:

Psychologie-Réflexions | Psychologie du trader | sujet : Philosophie de trading

inscription à pro-at
[pass oublié]

Formation à la Bourse

Formation

Formations Trading en ligne

Accueil | Psychologie-Réflexions | Psychologie du trader | Sujet : Philosophie de trading

Sujet : Philosophie de trading
Premiere Page   Page précédente   Page : sur 6   Page suivante   Derniere Page

Nouveau sujet  Répondre au sujet   Recommander cette page

#686101Posté le : le 21-01-2008 02:47:24 Voir le profil   Envoyer un email à l'auteur   Envoyer un message privé   Répondre avec citation  
linda de suza!!!!bien sur
 Alerter un modérateur Retourner en haut de page

donald.29

(289 msg)

Pur intraday Plus de 3 ans Uniquement technique FOREX

#694289Posté le : le 03-02-2008 19:07:06 Voir le profil   Envoyer un email à l'auteur   Envoyer un message privé   Répondre avec citation  

a vous de choisir !


Principes d’un Trader

Je suis Moustafa Belkhayate, 42 ans, trader international sur les marchés boursiers.

C’est avec plaisir que je vous présente l’un des plus passionnants métiers au

monde : le métier qui consiste à aller à la source même de l’argent, c’est à dire les

marchés financiers, et y puiser de manière régulière largement de quoi vivre, et

même plus. Comme vous allez le constater, le but n’est pas seulement de s’enrichir

financièrement, aussi et surtout intellectuellement et humainement.

L’expérience et les informations que je partage volontiers avec vous m’ont coûté très

cher à acquérir. Du temps, de l’argent et des tonnes d’émotions. Je vous les offre

sans rien en échange. Mais si vous insistez, sachez que je réfléchis actuellement à la

création d’une Fondation pour les Enfants, et que je suis preneur de toute

compétence intellectuelle et humaine.

Qu’est ce qu’un trader ?

La définition académique :

Le trader a pour rôle essentiel d’établir la cotation des produits financiers du marché

et de prendre des positions sur les valeurs aux meilleurs cours ou taux. Il travaille

pour le compte de son propre établissement, d’organismes de placements collectifs

ou de clients.

Il prend des positions sur le marché, exécute les ordres des clients et recherche des

contreparties lorsque c’est nécessaire.

Il dispose des cotations en temps réelles, des indices mondiaux ainsi que des

informations d’ordre économique grâce aux écrans Reuter ou Bloomberg.

Il travaille avec le middle-office et le back-office qui sont chargés de l’enregistrement

administratif des opérations faites par le trader pendant la journée.

La définition pratique :

C’est un homme ou une femme qui passe des ordres d’achat ou de vente sur des

produits financiers : actions, obligations, matières premières, devises, indices

boursiers, taux d’intérêts, options etc.

C’est un spéculateur, c’est à dire une personne qui a pour unique objectif de faire

des profits dans un laps de temps assez court en négociant une valeur boursière.

Un bon trader ne spécule qu’une heure par jour en moyenne.

Nous sommes au début de 2003. Les Etats Unis sont aux portes de l’Irak. L’un

prétend combattre le terrorisme, l’autre prétend combattre l’impérialisme. Le risque

d’une catastrophe nucléaire n’a jamais été aussi grand. Tout va de plus en plus vite.

Nous avons tous la nette impression que notre civilisation vient de donner un sérieux

coup d’accélérateur. Pour aller où ?

Personne ne sait…

Ceux qui sont tétanisés par cette vitesse retiennent leur souffle et attendent…

Ceux qui, accrochés à leurs repères d’antan, cherchent derrière eux un quelconque

refuge contre ce qui leur paraît incontrôlable et donc dangereux…

Et il y a ceux qui vivent avec leur époque, advienne que pourra.

En fonction de l’interprétation que nous faisons de ce qui nous arrive par ces temps

modernes, nous décidons de CONTINUER à vivre ou d'ARRETER de vivre.

Ce livret s'adresse à ceux qui acceptent de continuer. A ceux qui pensent encore que

quelque chose d’extraordinaire peut leur arriver...Ils ont la foi. Ils sont heureux de

vivre, heureux de ce qu’il va leur arriver.

Ce livret parle d’argent. De la manière d’en gagner, mais surtout de la finalité

intellectuelle et humaine de la spéculation. C’est un sujet délicat car chacun de nous

a un rapport très personnel avec ce qu’on appelle le nerf de la guerre. En fonction de

ce rapport, vous serez un excellent spéculateur ou un tendre pigeon.

Non seulement les principes que vous allez découvrir marchent, mais ils marchent

TRES bien. Ils ont deux particularités fondamentales :

1. Ils sont valables aussi bien sur les actions que sur les devises, les matières

premières, les indices boursiers, les taux d’intérêt ou sur tout autre produit

financier.

2. Ils n’exigent aucune connaissance des lois de l’économie et de la finance. Nul

besoin d’être un expert en analyse financière ou en micro économie pour

gagner de l’argent sur les marchés.

Cela semble invraisemblable mais la lecture de ce livret va vous le prouver.

A qui s’adresse-t-il ?

Ce livre s’adresse à ceux qui ont une foi intime qu’en dehors des pures lois de la

finance et de l’économie, il y a certaines lois presque imperceptibles et inexplicables

qui gouvernent dans le milieu boursier. Pour les autres, irréductibles rationnels, qui

ne croient qu’en ce qu’ils voient, qu’en ce qu’ils peuvent calculer, expliquer,

comprendre…ce livret les fera sourire.

Ce livret s’adresse à ceux qui portent déjà en eux les principes que je compte

décrire. Le simple fait de les lire et de réaliser qu’ils peuvent les appliquer dans le

trading (dans ce livre ce mot sera synonyme de spéculation) peut les aider à les

mettre en place dans leur esprit et dans leur corps.

Des centaines (de bons !) livres existent sur les techniques boursières, les stratégies,

les philosophies etc. Des cours vidéo, des séminaires, des conférences …Ce n’est

donc pas l’information qui manque. Et pourtant, seule une petite minorité de traders

(spéculateurs) arrive régulièrement à des résultats positifs. On estime que sur la

planète boursière 5% des traders gagnent l’argent des 95 autres %. C’est dire que

l’information et le savoir ne suffisent pas.

Ces traders d’exception ont quelque chose de plus…Et c’est justement l’objet

principal de ce livret : étudier en détail ces principes qui font la différence entre les

meilleurs et les ordinaires. Dans le trading, comme dans la vie, la majorité des

personnes

savent ce qu’ils doivent faire, mais pour des raisons plus ou moins


conscientes, ils se débrouillent


pour ne pas prendre la décision qui correspond à ce


savoir. Pourquoi ?

Voilà une des questions les plus importantes pour comprendre le succès ou l’échec

d’un spéculateur. Les principes que nous allons étudier tenteront une réponse.

Ce livret s’adresse à ceux qui osent porter un regard sur eux mêmes. Sans se juger

ni se critiquer. Juste constater des faits. Ce n’est pas donné à tout le monde, car rien

n’est plus difficile que de se regarder dans un miroir en toute objectivité. Et pourtant

c’est une étape fondamentale pour réussir dans le trading. Nous verrons plus loin

pourquoi.

Ce livre s’adresse enfin à ceux qui aiment le trading, qui est d’abord une passion

avant d’être un moyen pour vivre. A ceux qui sentent d’instinct qu’ils peuvent bien

réussir dans ce domaine, mais qui n’arrivent pas encore à tirer leur épingle du jeu. Ils

changent de logiciel, de marché, de méthode... Ils sont encore perdants… et ils ont

de très bonnes excuses.

Quant on perd sur les marchés financiers, aucune excuse n’est valable. Voilà le

premier principe fondamental pour faire des progrès. Aucune excuse car le seul et

unique responsable d’une opération de trading c’est le trader et jamais le courtier, ni

un journal financier, ni un conseiller médiocre, ni une malchance terrible ou une

mauvaise connexion internet. Quand un trader fait une opération négative et intègre

dans son intérieur qu’il en est seul responsable, il a non seulement le courage de

clôturer cette position mais surtout il est à même d’assumer un autre choix avec

moins de mauvaise conscience que s’il persistait à jouer à l’autruche.

Un jour, j’ai proposé dans un forum sur Internet d’offrir gratuitement mon analyse

personnalisée de portefeuille des 20 premiers messages. J’ai été très surpris : 19

portefeuilles sur 20 avaient un grand point commun : plus de 70% du portefeuille

étaient placés dans une position négative …et ce depuis plus de 2 mois en

moyenne !! Ils ne sont pas sortis à temps et là ils attendent, ils espèrent que les

actions en question vont remonter. Et quand je leur conseille de clôturer les

positions, leur réponse est étonnamment identique :

«


Mais…j’ai beaucoup perdu sur ces positions…je ne peux me permettre de sortir


maintenant…plus grand chose à perdre….Si j’encaisse les pertes et cela

remonte…je ne le supporterai pas…j’ai attendu 3 mois (sous entendu j’ai souffert 3

mois ) je peux encore attendre…je ne suis pas pressé…Elles vont finir par

remonter… »


Un seul va suivre mes conseils et clôturer toutes ses positions perdantes. Deux

semaines plus tard, je reçois un message …de sa femme :

«

Monsieur, je vous remercie vivement d’avoir convaincu mon mari de sortir ses


positions sur CMGI, AMDI et IBM. Je ne sais pas où elles en sont aujourd’hui mais

une chose est sûre : vous avez libéré mon mari, il est plus gentil avec les enfants,

avec moi … l’ambiance à la maison est plus décontractée… »


D’une manière générale, une position qui vous fait souffrir est une mauvaise position.

Il faut impérativement la quitter, sans la moindre hésitation. C’est un principe

essentiel à respecter pour deux bonnes raisons :

·

Eviter que votre vie de trader vienne empiéter sur votre vie privée.



·

Vous épargner davantage de pertes.


Depuis que Georges Soros, trader sur les futures, a terrassé la Banque Centrale

d'Angleterre en empochant un milliard de dollars au passage, les professionnels

réalistes sont conscients que nous vivons désormais une ère révolutionnaire où les

Etats et les Banques Centrales ont perdu le pouvoir et le contrôle sur les marchés

financiers. C’est une réalité difficile à accepter mais le fait est que ce sont les gérants

de portefeuille (particulièrement les traders) qui font la loi sur les marchés

internationaux.

Plusieurs de ces gérants ont une puissance financière supérieure à bien des

Banques Centrales et leur objectif consiste uniquement à spéculer et non à investir.

C'est à dire à faire un profit le plus vite possible en anticipant non pas la valeur

potentielle d'un titre ou d'un produit financier mais la réaction émotionnelle des

investisseurs et autres spéculateurs.

La principale activité des opérateurs des marchés financiers consistant à prévoir la

psychologie des autres opérateurs (donc à spéculer et non pas à investir), toutes les

bonnes théories sur l'économie et la finance se retrouvent prises à contre pied. Nous

verrons dans ce livret pourquoi et comment les marchés se moquent des principes,

qui constituent pourtant leurs propres fondements.

Le but ici est de vous donner des éléments de réflexion pour constituer votre propre

méthode de trading, en fonction de votre personnalité, de vos objectifs et de votre

psychologie. Vous « sentirez » que désormais vous n’allez pas juste jouer mais que

vous êtes suffisamment outillés et motivés pour être un


gagnant sur les marchés


financiers.

Vous allez peut-être perdre au début mais vous apprendrez. Vous verrez, c’est

passionnant.

On n’a pas besoin de sortir d’une grande Ecole de commerce ou d’ingénieur pour

exceller dans le domaine de la spéculation. 75% des meilleurs gestionnaires au

monde sur ces marchés sont issus d’une formation autodidacte.

En décortiquant les différentes phases d’une opération de trading ( avant, pendant et

après) on comprend mieux le processus de la réussite ou de l’échec.

Avant :

1. Disponibilité psychologique et physique du trader.

2. Rumeurs et informations financières, économiques, politiques, social etc.

3. Analyse fondamentale de l’action ou du contrat.

4. Analyse technique et graphique de l’action ou du contrat.

5. Money management.

6. Intuition du trader.

7. Savoir-faire technique pour passer l’ordre de manière optimale.

8. Choix d’un courtier performant pour l’exécution des ordres.

Pendant :

9. Gestion psychologique et technique

10. Intuition du trader.

Après :

11. Gestion de la réussite ou de l’échec de l’opération.

Regardez de près ces 11 phases. Prenez le temps d’y réfléchir et classez les par

ordre d’importance. Appliquez vous car ce classement n’est pas banal…c’est

l’ossature de votre manière de voir les choses et d’approcher les marchés boursiers.

C’est le pilier de votre méthode de trading. Ne regardez pas mon classement avant

d’avoir fait le votre, sinon sur un bout de papier, au moins mentalement. Je le répète,

pour une lecture profitable de ce livre, il est essentiel que vous preniez le temps de

faire ce classement. En face de chaque phase, vous pouvez mettre un pourcentage

représentant le poids de cette phase dans la réussite ou l’échec de votre trade

(opération aller-retour). Soyez honnête avec vous même.

Voici mon classement. Il reflète ma vision du trading et bien entendu il n’engage que

moi :

1- Money management = 70%

2- Analyse technique et graphique = 15 %

3- Disponibilité psychologique et physique du trader. = 5 %

4- Gestion de la réussite ou de l’échec de l’opération. = 3 %

5- Savoir faire technique pour passer l’ordre = 3 %

6- Choix d’un courtier performant pour l’exécution des ordres. = 3 %

7- Intuition du trader ( avant et pendant ). = 0 %

8- Rumeurs et informations financières, économiques, = 0.5 %

9- Analyse fondamentale de l’action ou du contrat. = 0,5 %

----------------------

100 %

Conclusion :

a) Comme vous le constatez, je n’accorde pratiquement aucune importance aux

rumeurs, informations financières, économiques, politiques, ni à l’analyse

fondamentale.

Ces informations, quand elles sont valables, sont déjà utilisées par les traders

professionnels qui sont cent fois mieux outillés que nous dans ce domaine. Quand

elles sont publiées, c’est toujours trop tard pour le trader moyen. D’autant plus qu’il

n’y a aujourd’hui aucune logique économique ou financière, comme nous allons le

voir plus loin.

J’ai mis 0.5% car il arrive qu’une nouvelle attire mon attention sur une action ou un

contrat, et là je vais regarder son graphique.

b) La part de l’intuition doit être nulle. Alors que certains investisseurs prennent des

positions basées à 80 voire 100 % sur leur instinct, leur bonne intuition. Quand je

leur dis que je ne vois pas pourquoi ils ont acheté telle action, ils me répondent avec

un sourire assuré, mi amusé, que c’est un « choix du coeur », qu’ils l’ont senti, qu’ils

l’ont rêvé, qu’ils « en sont sûrs et certains et que je verrai … », que leur intuition ne

les trompe que rarement….Ou alors ils ne répondent pas , se contentant de me

montrer de l’index leur nez, en s’appliquant à prendre un air mystérieux.

Résultat : en 10 ans d’expérience dans ce domaine, je ne connais aucun investisseur

ni aucun trader qui ait gagné de l’argent sur le long terme grâce à son intuition.

Pourquoi ?

D’abord l’intuition est une notion abstraite qui trompe plus souvent qu’on le pense

…peut être parce que 90% de ce qu’on prend pour de l’intuition n’est que la

sensation plus ou moins inconsciente de ce que l’on souhaite.

Ensuite l’intuition a ceci de particulier qu’on ne se rappelle que des bons tuyaux

qu’elle nous a soufflés, mais jamais des mauvais.

Enfin, l’intuition étant la mère de la présomption, un investisseur présomptueux perd

toute lucidité et toute objectivité, car il reste attaché à sa « croyance » même quand

elle le fait perdre.

Il faut cependant faire la différence entre l’intuition et l’instinct. Quand un trader prend

position par instinct, en général 95 de fois sur cent la position sera profitable…mais

le problème, vous l’avez deviné, c’est d’être sûr que c’est par instinct, et non par

intuition. Voilà un sujet de réflexion très important dans le trading, nous l’étudierons

avec plaisir dans un chapitre dédié.

c) Vous avez remarqué les 70% du money management. Pour moi c’est l’essentiel

du trading. Nous allons voir en détail pourquoi et comment. Juste une réflexion :

La majorité des investisseurs privés et même institutionnels consacrent leur énergie,

leur temps et leur argent à chercher quel est le meilleur moment pour acheter et le

meilleur moment pour vendre. Ils considèrent, plus ou moins consciemment, que


le


timing


représente l’essentiel d’une opération boursière.


Je suis convaincu que c’est une erreur. Et j’écris ce livret en partie pour le prouver.

Pour gagner de l’argent sur les marchés financiers de manière régulière et en

contrôlant parfaitement le risque à tout moment il faut que la stratégie adoptée soit

constituée d’au moins 70% de


money management et seulement 30% de timing,


savoir-faire et signaux de systèmes de trading compris.

La question n’est pas de savoir quand il faut acheter ni quand il faut vendre. Mais de

définir au départ deux éléments qui constituent la véritable clé du Trading :

1- Quel pourcentage de mon capital vais-je risquer sur le premier trade ?

2- De combien vais-je augmenter mon exposition lorsque je gagne et de combien

vais-je la diminuer lorsque je perds ?

Répondre à ces deux questions c’est faire usage de Money management. Et donc

trader correctement. Cette notion est si importante que j’y consacre presque 95 % de

mes études et recherches.

Vous allez souvent voir des pourcentages. J’aime la science des probabilités et je

dois reconnaître qu’elle me le rend bien. Pratiquement toute ma méthode de

spéculation est structurée autour des lois de probabilités très simples mais d’une

efficacité surprenante.

Préparez vous justement à devenir un trader surprenant.

Principe N°1 : La Responsabilité du Trader

Le premier principe qu’un trader doit imprimer dans son esprit avant toute décision

est celui ci : Toute ce qu’il va lui arriver pendant sa journée de trading est

entièrement et indiscutablement sous sa responsabilité.

Je commence par cette notion car elle constitue la pièce maîtresse de l’arsenal

psychologique du trader

Quand vous arrivez devant vos écrans le matin, avant de vous asseoir prenez

l’habitude de réaliser que vous allez créer ce qui va vous arriver. Que vous êtes à

l’origine de vos pertes comme de vos gains.

Ce n’est ni la connexion internet, ni la mauvaise analyse de votre collègue, encore

moins la faute à votre broker, si vous vous retrouvez dans une position perdante.

Avant de passer un ordre, acceptez que vous, et vous seul êtes entièrement

responsable de cet acte.

J’ai souvent vu dans les salles de marché les responsabilités diluées, ce qui permet

à chacun de se sentir innocent s’il s’agit de mauvais trade et auteur compositeur de

l’oeuvre si le trade est gagnant.

Cet esprit d’irresponsabilité n’est pas propre à une salle de marché. En ouvrant bien

les yeux, vous le trouvez partout : celui là se plaint que le journal a publié de faux

cours de clôture, que son broker l’a mal ou pas du tout informé de la date d’expiration

de ses options, celui ci se réfugie derrière la lenteur soudaine et malencontreuse de

la station de trading online etc.

Lorsque vous perdez de l’argent, il n’y a qu’un seul et unique responsable : VOUS.

Aucune excuse n’est valable . Ni même la malchance.

J’ai même entendu l’incroyable ; un particulier me dit un jour :


« L’action a chuté brutalement en une seule journée. Evidemment moi j’étais au

travail, pas devant mon écran. Ce n’est que le soir que j’ai constaté la

catastrophe…Ah si seulement j’avais été là à l’ouverture…j’aurai immédiatement

clôturé la position….Mais bon malheureusement moi je travaille …je ne peux pas

être au four et au moulin… »

C’est ahurissant, n’est ce pas, d’être à ce point inconscient de son irresponsabilité

devant un fait somme toute assez grave. Engager de l’argent personnel, ou d’une

entreprise qui vous fait confiance, sur le terrain tumultueux de la bourse n’est pas

une chose anodine. C’est très sérieux. A vous de tout vérifier avant de passer à

l’acte, car une fois la décision prise, plus rien ne peut arriver dont vous ne serez tenu

responsable à 100%.

Michel décide d’acheter des actions Eurotunnel, d’après des analyses en lesquels il

a confiance. Eurotunnel chute. Il dit à sa femme :

« C’est la faute du PDG ; Il fait n’importe… »

Sa femme lui répond : « Non moi je pense que c’est la faute des mauvaises

analyses…de toute façons c’est politique ces choses là à ce niveau… »

Voilà ce que j’appelle un raisonnement complètement irresponsable. Michel se sent

une victime alors qu’il est le coupable.

Un trader doit savoir assumer sa décision, quoi qu’il arrive. Il n’existe pas d’imprévu

dans la spéculation boursière tout simplement parce que, dés le départ, tout doit être

prévu. Absolument tout.

Si des professionnels de tourisme viennent se plaindre que la tension de guerre en

Irak est en train de briser leurs affaires, les uns accusant Bush d’être le responsable

de leur malheur, les autres accusant Saddam, c’est qu’ils n’ont pas tout prévu. Il leur

fallait acheter de l’Or, par exemple pour couvrir le risque dont ils se plaignent

aujourd’hui. C’est ce qu’on appelle la couverture croisée : en cas de guerre, ce qu’ils

gagnent sur l’Or compense ce qu’ils perdent en clientèle, et en cas de règlement

rapide, ils seront heureux de ne pas faire jouer leur « assurance-or », si j’ose dire.

Ce n’est parce que je paye une assurance que j’espère faire un accident. C’est pour

me protéger…contre justement l’imprévu.

Comme vous commencez à le voir, cette notion de responsabilité est indispensable

à un trader. Il doit toujours structurer sa position de manière à ce qu’il n’y ait aucun

imprévu sur lequel il pourrait s’appuyer pour justifier une quelconque maladresse.

Etre toujours conscient qu’il lui incombe de tout vérifier, prévoir et analyser

avant



d’agir. Car une seconde après c’est trop tard, il a désormais basculé dans un monde

où il sera tenu responsable de

tout ce qui arrivera.


Principe N° 2 La Discipline du Trader

Le marché paye le trader qui fait preuve de discipline.

Seulement, que c’est difficile de développer cette rigueur et cette constance

lorsqu’on est devant un marché qui bouge sans arrêt.

Arrêtez vous là et posez vous cette question : « Suis je ce trader discipliné ? ».

Si vous répondez non, vous avez déjà fait la moitié du chemin …pour le devenir.

Nous allons voir plus bas comment accomplir le reste du parcours.

Si vous répondez oui, je vais me permettre une autre question :

« Vous arrive-t-il , mais alors très rarement, peut être une fois sur cent , d’enfreindre

cette rigueur et de faire une action indisciplinée…pour rectifier un petit peu le tir ? »

Je pense que oui. Alors vous n’êtes pas un trader discipliné. Et vous êtes plus

dangereux que le premier, comme on va le voir.

La discipline est une notion qui a une dimension entière. Ou l’on est discipliné ou

bien l’on ne l’est pas.

Prenons le cas de la cigarette. J’entends souvent une personne qui dit qu’elle est

non fumeur. Mais il lui arrive, bien sûr exceptionnellement, de fumer une cigarette.

Cette personne peut elle prétendre au statut de non fumeur ? Non.

Son statut est « fumeur occasionnel ».

Christine dit qu’elle ne boit jamais d’alcool, puis précise « sauf bien sûr le Jour de

l’An ou lors d’une fête entre amis ».

L’importance de ses définitions est capitale. Car l’être humain répond aux définitions

qu’il s’est donné.

Un trader qui pense qu’il est discipliné, mais qui ne l’est pas en réalité fera un jour un

écart fatal et en 2 minutes il effacera tout ce qu’il a fait de positif sur toute une année.

Il doit fixer dés le départ son objectif ET le point d’invalidation qui remet en cause son

scénario. Puis il doit trader en fonction de ce plan et ne jamais y intervenir en cours

de route car alors il ne construira jamais une méthode rigoureuse.

Principe N° 3 Le mental du Trader

La spéculation est une activité qui a la particularité de créer au fur et à mesure ses

propres lois. Le spéculateur doit faire avec ou s'écarter. Il n'a pas d’autre choix. Il ne

doit pas aller sur les marchés pour les défier, pour essayer une intuition, une idée,

pour voir ce que cela peut donner, car la spéculation n'est pas un jeu, mais un art.

L’art de la guerre.

Un art qui se respecte autant qu'un art martial, par exemple. Si vous avez un point

faible vous ne pouvez l'ignorer ou faire semblant qu'il n'existe pas.


Il s'agit plus de combattre le maillon faible que de développer les maillons forts.

L'histoire a vu d'excellents spéculateurs sombrer brusquement dans un abîme si

profond qu'ils n'ont jamais plus pu se relever. Pourtant ils étaient des "génies " dans

leur domaine. Celui-ci a négligé son point faible lié à sa véritable motivation

professionnelle, celui-là avait pour talon d'Achille une passion pour le jeu proprement

dit.

Pour réussir dans ce métier, il faut un entraînement complet et équilibré du corps, de

l'esprit et des émotions. Ce n'est certainement pas juste une affaire de techniques et

de tactiques boursières. C'est beaucoup plus sérieux que ça !

Regardez les professionnels ; ils utilisent presque tous les mêmes logiciels d'analyse

technique, les mêmes sources d'informations, ont suivi pratiquement les mêmes

formations et ont en général dans le domaine technique et stratégique le même

niveau...la différence se fait donc uniquement sur la profondeur de leurs analyses

psychologiques du marché et des rapports qu'ils entretiennent avec eux mêmes.

Le seul et véritable adversaire d'un spéculateur est sa propre personne.

Quand il perd, c’est lui et non le marché qui est à l’origine de cette perte. Voilà une

phrase qui peut vous sembler évidente mais combien de spéculateurs en ont

conscience ? La majorité pense fortement que quand elle gagne c’est grâce à son

génie et quant elle perd c’est à cause du marché.

Le marché n’a jamais tort. Puisqu’il se contente de dire ce qui se passe.

Etes-vous réellement prêts à vous engager dans cette voie ?

A remettre en question certains de vos principes concernant l'argent, le jeu, l'amour

propre etc.?

Ne me dites pas de vous donner juste les techniques et le reste vous en ferez votre

affaire...Ces techniques , vous pouvez les trouver partout, dans des livres sur des

sites, dans des écoles etc.

Avant d'apprendre à spéculer il est essentiel, voire primordial d'avoir la franchise de

plonger en soi pour connaître la raison véritable qui vous pousse à devenir un

spéculateur. Cette raison est et sera pour toujours votre moteur de réussite... ou

d'échec. Vous comprenez l'importance de cette introspection.

Qu'est ce qui fait la différence entre les meilleurs spéculateurs du monde et les

autres ?

C'est très simple : leur préparation psychologique, physique, mentale et

émotionnelle et surtout la relation qu'ils entretiennent avec eux-mêmes. Au haut

niveau ( comme dans tous les sports ) c'est cette préparation qui l'emporte sur la

maîtrise technique ou stratégique.

Etudions par exemple le rapport du trader et l’argent.

La première évidence du métier de trader est de gagner de l'argent. Mais si

celui -ci n'a pas un rapport sain avec l'argent, il ne pourra pas réussir dans ce métier.

S'il a peur de perdre de l'argent,

S'il n'aime pas l'argent,

Il a le choix : soit il se retire des marchés financiers soit il se penche sérieusement

sur son rapport personnel avec l'argent. Mais il ne peut commencer à spéculer s'il n'a

pas mis en place cette relation. Je vous avertis tout de suite ; ce n'est pas facile du

tout !

Des spéculateurs croient aimer l'argent mais en fait ils ne l'aiment pas ! Cela

paraît bizarre mais c'est la réalité. Quand ils ont une position gagnante, ils ne

l'aiment pas et attendent qu'elle devienne perdante pour s'y intéresser. La perte les

fait beaucoup plus vibrer que le gain, c’est un phénomène très connu dans le milieu

des casinos et du jeu en général. Ceux là spéculent uniquement par passion du jeu,

et non pour faire des profits.

D'autres ont tellement peur de perdre de l'argent qu'ils arrêtent de respirer ( et de

vivre) quant ils prennent une position légèrement agressive. Ce n'est pas de la

spéculation, c'est un combat contre soi-même. A quoi bon maîtriser à la perfection

les techniques et les

" secrets " des marchés financiers, si c'est pour se couler un jour volontairement ?

Si vous spéculez depuis plus de 3 ans et que vous êtes presqu'au point de départ, il

faut arrêter de chercher un meilleur système, une meilleure stratégie, un bon

conseiller ou un logiciel performant. C'est de vous qu'il s'agit !

Regarder en face les croyances que vous avez acceptées le plus souvent

inconsciemment pendant votre enfance :

" L'argent ne fait pas le bonheur "

" Je ne suis pas suffisamment instruit pour faire de l'argent "

" Je suis né d'une famille pauvre ,je resterai pauvre "

" Sur les marchés financiers, on finit par perdre "

Ces croyances sont là quand vous décidez de passer un ordre d'achat ou de vente.

Vous n'en avez pas conscience mais elles bloquent votre prospérité. Il ne suffit

malheureusement pas de désirer ardemment devenir un excellent spéculateur.

Parce que ce que nous croyons mentalement est mille fois plus fort que ce que

nous désirons

.


Comment faire alors ?

Changer votre idée de l'argent. Le spéculateur en général considère que l'argent est

un


bien.


NON ! Ce n'est qu'un


moyen d'échanges pour obtenir des biens, du confort ...


Si vous acceptez et intégrez bien profondément que l'argent est tout simplement un

moyen d'échange , vous serez " centrés " pour aller en gagner sur les marchés

financiers. Parce que vous n'aurez plus besoin d'avoir peur de perdre et de manquer

de quoi que ce soit.

Voici un cas très fréquent :

Un spéculateur prend une position forte sur le Yen contre le dollar. Il est conscient de

la volatilité de ce marché. Il peut en moins de 10 minutes gagner comme perdre la

moitié de son capital. C'est un risque qu'il a pris.

Seulement, juste après avoir passé l'ordre , son mental prend le dessus :


" Je n'aurais pas dû, fallait attendre encore un peu, fallait pas trop s'engager, je vais

perdre tout mon investissement ... "

La peur s' installe. Le regret aussi. Il a déjà perdu confiance en sa position.

Que se passe-t-il alors ?

Ses chances d'être effectivement perdant sont multipliées par 10 ...Uniquement par

l'attitude qu'il a adoptée...Cela paraît irrationnel, mais je ne peux l'expliquer

autrement qu'en disant que je l'ai vécu. Et comme vous allez le constater plus loin

l'Univers de la Spéculation est plein de lois de ce type. On ne peut pas les expliquer ,

il faut les connaître , y croire et les appliquer, c'est tout.

Qu'aurait dû faire ce Trader après avoir passé son ordre ?

S'imprégner fortement de l'idée que l'argent est une énergie qui circule dans

l'Univers. Que ce qu'il a gagné ne lui appartient pas. Que tout ce qui sort de nous

nous revient un jour. Tout dépend de l'esprit dans lequel nous l'avons envoyé.

Quand on est acteur dans les marchés financiers on joue au boomerang. Tout nous

revient Il y a une loi qui est au dessus de notre compréhension humaine qui s'occupe

de ça.

Par le seul fait de passer des ordres en ayant pleinement conscience que nous ne

sommes qu'un lieu de passage d'une partie du flux financier mondial, notre

inconscient arrête de s'accrocher à la peur de manquer d'argent...Et ouvre la porte à

la prospérité.

Que pensez vous de ce discours ? Il vous parle ou vous vous sentez bien loin de

toute cette " spiritualité " ?

Il y a des milliers de systèmes de trading, de méthodes de spéculations, le mien est

basé en grande partie sur des lois que je ne comprends pas. Mais ai-je vraiment

besoin de les comprendre, du moment que je les ressens et qu’elles marchent .

On peut continuer ?

Nous connaissons plusieurs spéculateurs qui pensent que leur seule source de

revenus est leur performance sur les marchés. Ou ils sont bons et ils gagnent de

l'argent ou ils sont mauvais et alors ils en perdent.

Ceux là ne seront pas de grands spéculateurs, et quand bien même ils le deviennent

un jour, ils ne seront pas heureux...

Puisque leur performance cautionnant l'image qu'ils ont d'eux-mêmes, ils passent

leur vie à remettre en question leur Etre. Ils confondent sans arrêt leurs actions sur

les marchés et ce qu'ils sont réellement.

Non, la performance n'est pas la seule source de revenus. Il y en a bien d'autres !

Des sources inattendues, ine xplicables mais qu'on ne peut se permettre de négliger.

Un bon spéculateur est d’abord une personne qui a la « baraka », qui a la providence

avec lui. Souvent on dit de lui qu’il a de la chance mais en fait sa manière d’être et

son comportement dans la vie quotidienne lui ont construit un canal d’énergie

positive.

Voici une histoire :

Un jour, j'étais à l'aéroport pour accueillir un parent. Je vois une japonaise les larmes

aux yeux. Je m'approche et lui demande le pourquoi de son chagrin. Elle m'avoue

entre deux sanglots qu'elle vient de se faire voler tout l'argent dont elle s'était muni

pour passer des vacances à Paris. Je lui donne une carte téléphonique , un peu

d'argent et m'en vais accueillir mon oncle. Le lendemain au bureau, Simo me lance :

" Mous, il y a ce matin un bon coup sur le yen. On y va ? "

Il n'avait pas précisé si c'était à la vente ou à l'achat. Je n'avais pas besoin de cette

précision ; j'avais déjà reçu " le message " :

" OK, Simo je propose même de doubler le nombre de contrats ! "

Je n'avais pas fini de lui raconter mon histoire avec la japonaise qu'il avait déjà notre

broker en ligne : Achat de 4 contrats de yens ! Que nous avons revendus la journée

même. Bénéfice : 6 000 USD

Chacun va avoir une interprétation différente pour cette histoire. La mienne est

simple :

Nous récoltons toujours ce que nous semons

.


Le moyen le plus efficace de récolter de l'argent est d'en donner. On ne donne pas

pour récolter mais pour être en harmonie avec le flux financier et participer à sa

circulation. Et lui ne nous oublie jamais. (Georges Soros, un des plus

impressionnants traders de tous les temps, donne environ 100 millions de dollars

par an ) .

Quand on donne de l'argent, quelque soit la somme, on lève les barrages intérieurs

créés par la peur du manque et on laisse couler librement le courant de notre rivière

d'abondance.

Il en est exactement de même quant on accepte de recevoir et donc d'encaisser les

profits offerts par le marché. La majorité des traders ne comprennent pas qu’ils

devraient encaisser les petits profits qui se présentent, car ces derniers sont

annonciateurs de profits encore plus conséquents. Pour avoir la foi en cette étrange

loi, il faut l’avoir expérimentée à maintes reprises.

Souvent on est amené à refuser un cadeau, une offrande ou tout simplement une

chance par " éducation " , par " timidité ", par modestie ou par politesse....

Grosse erreur : refuser quelque chose qui vient à nous c'est bloquer la providence

Que ce soit un bien matériel ou un sentiment de l'autre, il faut savoir accueillir ce qui

vient à nous et nous souvenir à chaque instant que nous ne sommes qu’un canal de

passage dont la mission est de véhiculer dans de bonnes conditions tout ce qui vient

à passer.

Quant on vous propose un gâteau, un billet gratuit pour un spectacle, un petit profit

sur le CAC40, ne dites jamais non ! Prenez et dites merci au donateur, à la

providence, au marché ...Car ce que vous venez de prendre est annonciateur d'une

prochaine abondance (matérielle ou autre) qu'il s'agira bien entendu de savoir

redistribuer par la suite.

Comme vous commencez à le voir, la spéculation n'est pas seulement une affaire de

performance. C'est un tout. Il faut être alerte aux signes et y croire pour se laisser

connecter à la Nature, à l'éta t affectif et émotionnel des autres spéculateurs.

Un bon spéculateur est un homme ( ou une femme ) qui a l'humilité de reconnaître

qu'il (elle ) n'est qu'un pont, un simple lieu de passage. Et l'art de la spéculation

consiste à juger des moments opportuns pour fusionner dans l'harmonie les rivières

dont nous avons la charge avec les fleuves bouillonnants de l'Univers financier.

Comment fortifier votre mental de trader ?

Vous voilà devant la courbe du Nasdaq . La courbe est en train de monter

doucement mais sûrement. Vous regardez, fascinés par le profit possible d'une telle

position. Vous cherchez quoi faire ; acheter, vendre, attendre...La situation sent " la

poudre " mais vous avez envie d'entrer dans le jeu.

Avant de prendre une décision, il faut se poser la question suivante :


" Dans quel état suis-je aujourd'hui ? "

Pourquoi ?

Parce que la décision que vous êtes sur le point de prendre est étroitement liée à

l'interprétation personnelle que vous

croyez avoir de l'évolution de cette courbe. Et


cette interprétation est toujours loin d'être objective : nous percevons les choses non

pas comme


elles sont mais comme nous sommes.


En plus clair, vous aurez en général tendance à jouer une hausse si votre moral est

haut et une baisse s'il est bas.

Si vous vous êtes disputé avec votre femme et vous vous en voulez , vous allez

choisir une position perdante pour vous punir, de même que si vous êtes dérangé

par un bruit et que vous avez besoin de vous isoler, vous choisirez une position

contre le marché et vous perdrez.

Par contre, si vous apprenez une bonne nouvelle, votre position sera gagnante, etc.

Il faut rester très vigilant à toutes ces choses qui paraissent insignifiantes, mais

certaines inconsciemment peuvent troubler notre intuition, notre lucidité et augmenter

les risques d’erreurs.

Par conséquent la première chose à laquelle on doit penser avant de commencer à

trader c'est justement de ne pas trop penser.

Il faut libérer votre esprit. C'est très difficile, je dois vous l’avouer. Il s'agit cependant

d’une des qualités clé de l'excellence dans ce domaine.

C'est un point que j'ai envie d'approfondir car il me semble primordial. Prenons un

exemple:

Un matin, en traversant la route pour aller au bureau, un taxi manque de me

renverser. Je saute sur le trottoir, et continue mon chemin.

J'ai le choix entre : " Quel salaud ! " et " Ouaih, j’ai encore de bons réflexes ".

Si je choisis la première réaction, il est évident que mes chances de passer un ordre

judicieux sont faibles. Pourquoi ?

Parce que j'ai émis une énergie négative en pensant " Quel salaud ! ".

Elle va me revenir, c'est certain...Qu’on y croit ou qu’on y croit pas !

Si je choisis la seconde réaction, je suis pratiquement sûr de passer un ordre

pertinent. Pourquoi ?

Parce que je me suis félicité de mon agilité. Le sentiment positif que j'ai eu à mon

égard va lui aussi me revenir.

La performance du spéculateur ne dépend donc jamais de ce qui se passe dans les

marchés mais de ce qu’il


ressent au moment où il passe ses ordres et de son


interprétation personnelle de ce qu’il voit sur les marchés .

La question devient simple : Comment interpréter au plus juste ce que nous

ressentons quand nous regardons les courbes des indices boursiers ?

Autrement dit, comment être le meilleur spéculateur du Monde ?

La réponse est aussi simple : en libérant l’esprit de toute pensée, de toute prévision,

de toute intuition.

Le champion du monde de la spéculation ne pense jamais que…ne sent jamais

que…ne prévoit jamais que…

Il écoute tout simplement ce q ue son corps lui dit. Ce dernier a accès au Savoir, je ne

sais pas exactement pour quelles raisons.

Une connexion avec nous mêmes, une libération de notre esprit, et l’on est prêt pour

affronter les autres spéculateurs.

Vous voilà assis devant votre écran.

Votre position est confortable et paisible. Vous voyez défiler les courbes du dollar, du

pétrole, des indices boursiers...Il y a des pensées qui surgissent, des pensées

agressives, des pensées heureuses, des pensées troublantes, des pensées

agréables...mais vous vous en occupez pas.

Vous ne vous raidissez pas, vous ne réagissez pas, vous n’y accordez aucune

attention.

Vous êtes assis tout simplement et vous regardez.

La forme de la spéculation la plus fondamentale est pure attention :

Observer sans s’accrocher, sans s'attacher, sans juger. Observer le va-et-vient des

cotations. Ecouter les émotions, les inquiétudes et le dialogue qu'il y a derrière ces

chiffres, ces graphiques.

Là vous êtes en plein dans le présent. Avec la pratique vous pourrez arriver à avoir

accès à une partie du Savoir Universel …et la spéculation n’aura plus aucune

importance puisque vous serez dans une autre dimension…

Puis vous retombez au niveau émotif/mental. Et pour prendre une décision d'achat

ou de vente, vous allez essayer de vous rappeler ce que vous aviez reçu à l'état

...disons méditatif.

Gardez l'humilité de vous en tenir au rôle de témoin de ce qui se passe sur les

marchés. Ne tombez pas dans cette tentation de certains grands Traders qui sont

plus préoccupés d'être acteurs des marchés que de faire des profits.

Cette façon de trader m'est personnelle. Je la livre comme on livre un secret . En

l'utilisant régulièrement, vous apprendrez à moins penser et par conséquent à

ressentir davantage. Et c'est l'essence même de la communication avec soi .

Voyons maintenant les deux raisons qui peuvent vous empêcher de prendre la

bonne décision.


La prise de décision avant que cela ne soit nécessaire

:


la plupart des Traders veulent décider quelle direction ils vont prendre, à l'annonce

par

exemple des chiffres du chômage des USA, longtemps avant parution de ces

chiffres.

Ils finissent ainsi par osciller mentalement, soupeser les critères, mettre de l'ordre

dans leur calcul, tenant à s'assurer qu'ils prendront la décision parfaite.

Mais la seule et meilleure façon de prendre une décision , en tout cas dans le monde

de la spéculation boursière, c'est de la prendre au dernier moment !

Pourquoi ?

Parce que notre cerveau est au moins un million de fois plus puissant, plus rapide

que nous le pensons. Rappelez vous que Kasparov, le champion du Monde des

Echecs, a battu un ordinateur qui calcule 1 milliard de possibilités à la seconde !

Donc il nous suffit en réalité d’un milliardième de fraction de seconde pour prendre

une décision.

Plus on la prend tard, et moins notre cerveau est influencé par les analyses, les

rumeurs, les chiffres …


La crainte de prendre une mauvaise décision

:


Voilà un Trader qui s'est porté vendeur à découvert sur le blé. Et supposons que le

temps se gâte et brusquement le blé commence à monter. Cela veut-il dire que ce

Trader s'est

trompé ? Bien sûr que non !

Il a simplement pris une décision que le marché n'a pas acceptée. Qu'à cela ne

tienne; il encaisse le plus tôt possible sa perte et se repositionne dans le sens du

train.

Ne pas avoir peur de se tromper fait partie de la qualité d'un bon spéculateur, mais

cette qualité doit aller de pair avec celle de reconnaître le plus vite possible qu'on

n'est pas dans le sens de la marche.

Conclusion : l’art de la spéculation consiste à libérer suffisamment notre esprit pour

arriver à un niveau où nous savons exactement quoi faire bien avant que notre tête

n'ait compris ce qui se passe.

Principe N°2 : Respecter notre corps.

Combien de spéculateurs s'occupent consciencieusement de leur corps ?

Très peu.

La plupart pense que c'est l'esprit, l'intellect qui décide quels ordres passer. Ils

négligent leur corps, mangent et boivent n'importe quoi et n'importe quand, ne se

rendent pas compte qu'ils n'ont plus d'activité physique.

Assis devant les écrans de cotation en direct, ils oublient leur corps. Et finissent par

se désaccorder. Notre corps doit être ce qui est de plus important pour nous. On ne

peut être

connecté aux autres si l'on est pas en harmonie avec lui. Comment voulez vous

recevoir une bonne inspiration sur un quelconque marché si votre corps est

désaccordé avec vous mêmes et avec le reste de l'orchestre ?

C'est impossible.

Notre corps est l'instrument de musique qui nous permet de recevoir et d'émettre,

d'être relié. Nous devons tous les jours et toutes les nuits le considérer comme un

cadeau extraordinaire. Et ce n'est que cette prise de conscience quotidienne qui

développera en nous la conviction et la force inébranlables d'en prendre soin.

Oui, il existe de grands spéculateurs qui ont un rapport malsain avec leur corps. Ils

sont vautrés à longueur de journée sur leur chaise, devant leur écran, des canettes

de bière et des emballages Mc Do tout autour du bureau, mal rasés, mal réveillés,

mal dans leur peau. Performants sur les marchés mais bien médiocres dans la vie

quotidienne, familiale ou affective. A quoi sert-il de gagner de l'argent toute la journée

et perdre régulièrement en qualité de relations humaines.

Etre un spéculateur d’exception, c'est d'abord avoir un rapport d'exception avec son

instinct. Et c'est justement le rapport que nous avons avec notre corps qui nous

permet d'optimiser cette relation.

Celui qui veut faire de la spéculation son métier, doit commencer à regarder en face

son seul et véritable partenaire : son corps !

Quelle relation a-t-il avec son corps ?

Il l'aime ? Il lui en veut ? Il en est fier ?

$

L'antenne du spéculateur c'est son corps. Il est donc primordial qu'elle soit dans le

meilleur état possible. Que faut-il faire exactement ?

Commencer à réaliser une fois pour toutes que notre corps est un ami fidèle.


Et


qu'il va demeurer avec nous jusqu'à la fin !


Cela n'a l'air de rien mais, du simple fait d'y penser de temps en temps, nous

commençons imperceptiblement à prendre grand soin de lui.

Avez-vous déjà entendu ou lu cette expression " Entrer dans son corps " ?

Savez vous ce que cela veut dire ? Et mesurez-vous l'importance de ce concept sur

la performance du spéculateur ?

Entrer dans son corps signifie entrer dans son présent. C'est à dire sentir tous les

messages que notre corps , notre âme et notre esprit nous transmettent. Etre à

l'écoute de ce qui est en train de nous arriver en ce moment même.

De ce qu'on est en train de vivre dans la seconde même.

L'esprit n'est pas ailleurs et le corps est bien là !

On n'est pas dans son corps quand on pense à ce qu'on doit faire ou à ce qu'on a

fait. On est dans son corps quant on ne pense pas , quant on ressent !

Et pourtant, en 24 heures, on est moins de 5 minutes dans notre corps . Parce que

le mental s'échappe très vite. On pense au lieu de s’entendre sentir, au lieu de vivre.

Pour vous c'est certainement de la philosophie, mais faîtes moi confiance c'est une

des clés essentielles si vous voulez créer et déve lopper en vous cet instinct qui fait

les grands Spéculateurs.

Quand vous prenez le temps d'écouter votre corps vous êtes obligés de l'accepter.

Quand vous acceptez votre corps, vous commencez à vous accepter. Et, bien sûr,

quand vous vous acceptez, votre instinct commence à vous parler.

On verra plus loin que c'est primordial pour réussir tout simplement.

Un spéculateur moyen perd le contact avec sa dimension physique, avec l'aspect

terre à

terre de lui-même, perd également contact avec sa dimension intuitive.

Un bon spéculateur touche les arbres, les plantes. Regarde son corps, le ciel et sens

le parfum de la Vie. Il prend le temps d'admirer la colère de la mer et le sourire du

soleil.

Pour jouer sur le café, l'or ou le blé, il suffit quelques fois de s'asseoir à même le sol

dans un jardin , de toucher l'herbe et d'arrêter de penser. On laisse venir...Et ça

vient.

Comme vous voyez c'est une manière bien étrange de se positionner sur les

marchés financiers. Avec la pratique, vous comprendrez pourquoi je dis que le métier

de spéculateur est l’un des plus beaux métiers du monde. Un métier où l’on ne

pense pas, on ne calcule pas, on n’analyse pas. On n’écoute surtout pas son mental,

mais uniquement son corps.

C’est un comportement inhabituel que nous avons à intégrer. Une nouvelle forme de

réflexion…où justement toute réflexion doit s’éclipser.

Voilà une idée que je voudrais soumettre à votre réflexion :

Notre corps est soumis aux mêmes lois que les planètes et les étoiles. Il a

directement accès au savoir universel. Il est notre maître si on veut bien l'écouter et

le respecter.

Que représente pour lui la connaissance ponctuelle de la tendance du café ou de

l’indice CAC40 un jour donné ? Un grain de poussière dans un désert de sable....

Il nous suffit de lui être correctement connecté. N’est ce pas ?

Donc notre corps.

Comment en prendre soin ?

Il s'agir en fait de se réconcilier avec notre corps. Et, remarque qui a son importance,

il n'est jamais trop tard, pour entamer une telle démarche.

Voilà de quoi le corps a besoin : d'une alimentation équilibrée et d'une activité

physique régulière. C'est tout et c'est beaucoup.

Il existe de bons livres sur l'alimentation et également sur l'activité physique. Je ne

vais donc donner que les éléments qui me semblent importants.

Au fur et à mesure que vous améliorez votre alimentation, votre instinct de

Spéculateur s'affine ; ne mangez pas n'importe quel sandwich sous prétexte que

vous devez surveiller les écrans.

Pour la plupart des Traders, manger consiste à engouffrer de la nourriture le plus

vite possible. Sans prendre le temps de savourer ce qu'ils mangent.

Considérez un repas comme un moment sacré !

Même si vous n’avez que 10 minutes pour manger, donnez entièrement ce moment



votre corps. Soyez présents à ce que vous mangez. C'est l'occasion de faire preuve

de respect à l'égard de votre corps. Abstenez-vous de manger si vous êtes tendus

ou irrités.

Souvenez-vous que le rapport que vous avez avec la nourriture reflète le rapport que

vous avez avec votre corps …et donc le rapport que vous aurez avec le marché

financier.

Si vous faîtes réellement ces efforts vous allez constater

rapidement une nette


amélioration de vos performances de spéculateur. Pourquoi ?


Dès qu'on commence à avoir juste l'intention de respecter notre corps, il se passe un

phénomène extraordinaire

: on devient très fort dans plusieurs domaines à la fois. On


commence à sentir alors notre lien intime avec l'Univers.

En ce qui concerne l'activité physique, c'est tout aussi essentiel pour le corps...et

pour l'esprit. Voici le principe général :

Mieux vaut un peu de quelque chose que beaucoup de rien. Principe valable aussi

bien dans le trading que pour un exercice physique. On est pratiquement sûr de

progresser quand on décide de faire de petits pas. Mais de façon régulière.

Voilà une idée de mon activité physique quotidienne :

Je me suis organisé pour faire de la marche pour aller et venir au bureau. Je

commence tous les matins par faire des mouvements simples de bras, de cou,

d'épaule, de bassin et des jambes avant de m'asseoir et d'allumer les écrans. Cela

me prend 2 minutes.

Toutes les heures environ je me lève et je m'étire. Voilà une arme redoutable du

spéculateur


: l'étirement !


En s'étirant les muscles engourdis, on empêche en fait les noeuds énergiques de se

former. Quand je regarde l'écran sans avoir trop d'idée, je me lève, je fais quelques

mouvements et je m'étire.

Je m'assoie et l'idée vient d'elle-même, comme si elle était déjà là et que quelque

chose l'empêchait de paraître. J'ai rapidement compris que l'étirement réduisait mes

tensions et mes angoisses plus ou moins inconscientes lors d'une prise de position.

Comme je passe beaucoup de temps assis sur ma chaise, je m'applique à prendre

conscience de ma posture au moins toutes les 2 heures. Il faut éviter de passer des

ordres si l'on est affalé sur sa chaise. Notre corps nous demande d'avoir le plus

souvent possible une attitude digne. C'est important pour lui.

Je m'organise pour avoir au moins une fois par semaine une activité sportive.

J'aime mon corps et je me félicite de pouvoir communiquer avec lui . Et vous ?

Que lui reprochez vous ?

Rien. Vous n’avez rien à lui reprocher. Voilà la base fondamentale du respect de

votre corps.

Je sais que vous avez compris ce que je veux dire.

Principe N° 5 Money Management

La majorité des investisseurs privés et même institutionnels consacrent leur énergie,

leur temps et leur argent à chercher quel est le meilleur moment pour acheter et le

meilleur moment pour vendre. Ils considèrent, plus ou moins consciemment, que


le


timing


représente l’essentiel d’une opération boursière.


Je pense que c’est une erreur.

Pour gagner de l’argent sur les marchés financiers de manière régulière et en

contrôlant parfaitement le risque à to ut moment il faut que la stratégie adoptée soit

constituée d’au moins 70% de


money management et seulement 30% de timing,


savoir-faire et signaux de systèmes de trading compris.

La question n’est pas de savoir quand il faut acheter ni quand il faut vendre. Mais de

définir au départ deux éléments qui constituent la véritable clé du Trading :

3- Quel pourcentage de mon capital vais-je risquer sur le premier trade ?

4- De combien vais-je augmenter mon exposition lorsque je gagne et de combien

vais-je la diminuer lorsque je perds ?

Répondre à ces deux questions c’est faire usage de Money management. Et donc

trader correctement. Cette notion est si importante que j’y consacre presque 95 % de

mes recherches


.



Pour vous donner une idée de sa puissance, voici une histoire :

En Janvier 2002, je rencontre Max, un jeune allemand de 26 ans qui gère le

portefeuille boursier de son père. Je lui parle de la hausse probable de l’Or et lui

propose de consacrer 1 million de dollars ( sur un total de 11millions en gestion )

pour ce trade. Je lui explique la méthode de money management : prendre position

en janvier puis ne plus rien faire jusqu’en décembre. Le nombre de ses contrats vont

augmenter ou diminuer automatiquement en fonction du mouvement de l’Or. C’est

donc le marché qui décide de son exposition.

Il me répond :

« Oui je pense aussi que l’Or va monter. Mais je préfère le trader au fur et à mesure

de son évolution. Le scalper en quelque sorte. C’est ma spécialité. »

En décembre Max fait de justesse 12% de performance annuelle sur l’Or, après avoir

été perdant de 36% en novembre. Il a fait 124 trades.

Je lui envois mon

fichier excel dans lequel je lui montre les détails de la stratégie de


money management appliquée à l’Or : 350% de performance avec, en aucun

moment une exposition négative du portefeuille. Un ratio risque/rendement hors du

commun !

Et une tranquillité d’esprit inestimable.

Je n’ai plus de nouvelles de Max depuis.

Une fois en position, cette stratégie nous débarrasse définitivement du souci de

savoir si nous devons vendre ou acheter. C’est le marché qui décide à notre place, et

c’est là la force du money management.

Depuis maintenant la quinzaine d’années que je suis dans le monde du Trading, j’ai

eu le temps de voir à l’oeuvre des professionnels de toute sorte, les

fondamentalistes, les techniciens, les chartistes, ceux qui utilisent exclusivement les

systèmes de trading informatique etc. Voici mes conclusions :

1- Il n’existe aucun indicateur, ni aucun système de trading qui puisse gagner de

l’argent sur les marchés de manière régulière…à moins d’y ajouter le money

management.

2- On peut même aller plus loin, et avancer qu’en combinant presque n’importe

quel indicateur ou système avec le money management approprié, on va

gagner de l’argent.

3- Quand on est en train de gagner il faut augmenter sa position , c’est à dire

augmenter le nombres de contrats et le diminuer lorsque le marché est contre

nous. Ne jamais faire l’inverse, et cumuler sur une position perdante.

4- Lorsque vous gagnez, le marché vous secoue car il cherche à vous faire sortir

et lorsque vous perdez, le marché glisse doucement de manière à ne pas

vous effrayer car il cherche à vous garder le plus possible.

5- Il est totalement impossible de gagner de l’argent sur les marchés des futures

en commençant avec un seul contrat. Et pourtant des milliers de personnes le

font tous les jours. Ils jettent leur argent par la fenêtre. Il est impératif de

pouvoir modifier le nombre de contrats en fonction du mouvement du marché.

La sous-capitalisation au départ explique pourquoi 95% des amateurs

finissent par perdre tout leur capital.

6- La volatilité devenant de plus en plus fréquente, les positions ont besoin d’une

latitude de mouvement que les meilleurs indicateurs, ni les meilleures

analyses techniques et graphiques ne peuvent donner. Seul le money

management permet de coller à la véritable tendance de fond en évitant d’être

influencé par les caprices du marché.

7- Les zones de sur-achat et de sur -vente n’existent pas en réalité. Le marché

peut faire l’impossible. C’est lui qui a raison, et jamais notre indicateur, nos

signaux ou nos analyses.

8- Pour tout marché, la somme totale des perceptions de tous les intervenants,

professionnels et amateurs, constitue la perception collective. C’est cette

dernière qui détermine le prix chaque fraction de seconde. Celui qui n’est pas

en harmonie avec elle est immédiatement puni et perd de l’argent. Pour moi,

seul le money management permet d’avoir cette humilité intellectuelle

nécessaire pour toujours tout faire pour entrer et rester dans la pensée

collective.

Conclusion :

Un money management correct peut être basé sur les principes suivants :


·

Définir le nombre de contrats pour initier un trade, avec un risque maximum de


2 % du capital par trade.


·

Augmenter l’exposition au fur et à mesure que l’on gagne de l’argent.



·

Diminuer l’exposition au fur et à mesure que l’on perd de l’argent.



·

Adapter à chaque marché à terme le coefficient de hausse ou de baisse de


l’exposition approprié.

Principe N° 6 : La loi du 70% sur les profits

S’il y a un seul principe à retenir dans ce livre, c’est celui-là. Si je l’avais appliqué

depuis le début de mon activité boursière, je serai aujourd’hui au moins propriétaire

d’un immeuble. Je ne l’ai lu nulle part, pourtant j’ai étudié bien des ouvrages sur le

sujet. C’est un principe que j’ai découvert presque par hasard, il a marché…et il

marche toujours. Je suis fier de vous le présenter car il est vraiment la clé principale

du succès dans la spéculation boursière.

Je suis sûr et certain que quand vous comprendrez de quoi il s’agit, vous serez

entièrement d’accord.

Pierre entre au casino et achète pour 5 000 euros de jetons. Il se met à la roulette et

joue consciencieusement. Au bout d’une heure, il a un gros coup de chance et gagne

15 000 euros. Pourtant, à la fin de la soirée, vous le savez aussi bien que moi, il

sortira avec la perte de 5 000 euros de départ, sinon plus.

Paul ouvre un compte avec 50 000 euros. Après 2 mois de spéculation attentive, il

fait un profit de 40 000 euros. Sur sa lancée, il mise 30 000 sur une introduction en

bourse et gagne encore 20 000. Vous avez compris, au prochain coup il mise 50 000

et perd 70 000.

Pierre et Paul ont 3 points communs :

1- Peu importe le nombre de gains qu’ils réalisent, ils finissent toujours par

perdre la mise de départ.

2- En rejouant l’argent gagné, ils lui accordent moins d’importance que s’il

était de l’argent personnel.

3- Ils ne connaissent pas le principe des 70% sur le profit.

Ce principe est le suivant :


Quand un investisseur fait un profit X par rapport à son capital de départ, il

doit sortir impérativement de son portefeuille 70% de ce profit et continuer

ainsi de suite.

Il existe des centaines d’histoires de ces glorieux spéculateurs qui sont montés

jusqu’au ciel pour s’écraser au sol, et finir sans un seul dollar en poche. S’ils avaient

appliqué ce principe, ils n’auraient jamais connu une telle désillusion.

Si vous ouvrez un compte à 50 000 euros. Vous faites un profit de 5 000. Vous en

virez 70% sur le compte de votre femme, de votre enfant, ou sur votre compte bloqué

assurance-vie, soit 3 500 euros. Avec pour principe inébranlable de ne jamais y

revenir…

Vous continuez donc avec 51 500 euros. Vous faites une perte de 4 000 puis un

gain de

6 000. Vous virez combien sur le compte de votre maman préférée ? 1 400 euros et

pas moins !! Et ainsi de suite…

Ce principe n’ a que des avantages :

1- Vous prenez à chaque fois conscience de ce que représentent

matériellement vos gains ( et également vos pertes ).

2- Cela vous évite de prendre des positions plus ou moins hasardeuses avec

de l’argent que vous avez gagné. La nature humaine est ainsi faite que,

lorsqu’on prend position avec de l’argent que l’on vient de gagner, on a

beaucoup plus de chances de perdre que de gagner.

3- Le fait de voir vos résultats convertis concrètement sera votre meilleure

motivation pour optimiser votre spéculation. Et la motivation est essentielle

dans cette activité, surtout pour les investisseurs qui sont à l’aise

financièrement.

4- Vous créez un pont sympathique entre votre monde boursier et vos

proches. Ceux-ci vont commencer à s’intéresser à votre passion et cela

vous aidera à prendre le recul nécessaire pour que la spéculation ne

mange pas votre vie privée.

5- Que vous investissiez 50 000 ou 200 000 cela ne change rien dans votre

probabilité de gain. Par contre si vous prenez l’habitude de sortir 90% du

profit, vous prenez conscience de la valeur réelle des sommes que vous

manipulez. Cette prise de conscience régulière est fondamentale pour ne

pas se laisser griser par le jeu proprement dit.

6- Tout ce que vous réussissez à sortir représente pour vous une sorte

assurance. Cela vous permet d’agir sur le marché avec beaucoup moins

de stress et de doute.

7- Enfin, et surtout, ce principe vous oblige à ne prendre que les meilleures

positions à chaque fois. Pas question « d’essayer » une action, sous

prétexte que, de toute façon on a 5 000 euros de marge.

Je pense que vous avez compris ce que je veux dire. Vous allez certainement,

vous aussi, trouver d’autres avantages. Il y a juste deux conditions pour que ce

principe marche :

a) Il ne faut absolument pas revenir sur cet argent que vous avez sorti.

Quitte à avertir votre femme, par exemple, qu’elle doit rester

intransigeante et sourde, quoique vous lui disiez, câlineries ou

pas…

b) Il ne s’agit pas de chercher à gagner à tout prix 8 000 euros parce

qu’il faut changer la toiture de la maison. Le profit vient parce que

l’opportunité se présente. Si elle n’est pas là, surtout ne pas

brusquer le marché.

Depuis que je respecte ce principe, mes performances se sont nettement

améliorées. Mes enfants ont pu avoir un matériel complet de chasse sous marine,

mes parents ont pu construire le garage dont ils rêvaient, ma soeur a changé de

voiture, mon cousin a pu s’installer à son compte…Maintenant to ut le monde sait ce

que c’est le Nasdaq, et ce que signifie un contrat future sur le pétrole.

Quel est votre objectif, quand vous investissez sur les marchés boursiers ?

Passer d’un compte à 50 000 euros à un compte à des millions de dollars ?

Tirer profit de vos résultats pour améliorer votre confort et celui de vos proches ?

Battre le marché ?

Vous amuser ?

Chacun de nous a un objectif personnel. Le mien est de tirer régulièrement un

revenu des marchés financiers, pour vivre ce que j’ai envie de vivre et pour aider

mes proches. C’est à la fois mon métier et ma passion. Et il me semble que la

meilleure façon de préserver un capital en bourse est d’appliquer rigoureusement le

présent principe. Je serai très intéressé d’avoir votre avis sur ce sujet

particulièrement. (

hegel@webmails.com )


Principe N° 7 : Apprendre à lire les graphiques.

La plupart des opérateurs sur les marchés financiers utilisent l’analyse graphique

comme complément de leurs analyses techniques, fondamentales, financières et

autres. Personnellement, j’utilise


uniquement et exclusivement l’analyse


graphique. Je ne lis pas les journaux, si ce n’est la rubrique sportive ou le problème

d’échecs, je ne suis abonné à aucune publication financière ou lettre de conseil.


Parce qu’au lieu d’essayer de savoir ce que le marché va faire, et pourquoi il va le

faire, je m’applique plutôt à regarder et comprendre ce qu’il est en train de faire

.


Sans être influencé par une quelconque rumeur, ou même une information officielle.

Pourquoi ?

Parce que si vous voulez utiliser les informations autres que celles que vous voyez

sur le graphique, c’est que vous croyez que les marchés vont réagir d’une manière

logique. Ce qu’ils ne font jamais.

Le comportement des spéculateurs, et donc de l’être humain est et sera toujours

irrationnel, ou empreint d’une certaine immoralité, comme on va le voir plus loin. La

seule manière d’être sûr de ne pas se tromper est de ne pas tenter d’anticiper

l’évolution d’un produit financier mais de lire simplement ce qui se passe.

Hier les marchés financiers étaient efficients, c’est à dire qu’ils correspondaient à la

réalité économique du tissu financier. Aujourd’hui, il n’en est rien. Les marchés sont

entièrement sous le contrôle des Traders. Ni les Etats, ni les Banques Centrales ne

peuvent désormais prétendre à un contrôle sous quelque forme que ce soit. Même

quand la Banque Fédérale Américaine décide d’augmenter son taux directeur et

montrer officiellement au monde entier qu’elle a encore une influence sur les

marchés, ce sont en fait les traders qui ont imposés indirectement cette intervention.

Hier, les traders avaient un même objectif : faire des profits rapides sur des

opérations en aller retour. Aujourd’hui, les traders ont des objectifs complètement

différents :


·

Ceux-ci s’occupent de faire des opérations « bizarres » avec pour seul but de


défiscaliser un portefeuille. Par exemple un trader va faire un mauvais achat

en France ( où les impôts sont élevés) pour se positionner en face avec un

compte dans un paradis fiscal . Ils se vendent à eux mêmes des contrats à

terme non pas pour faire des profits mais pour bouger d’une manière

« légale » et surtout très difficile à détecter un capital d’un pays à un autre.


·

Ceux-là s’occupent de blanchir l’argent de la drogue, des dessous de table, de


la corruption via le potentiel des marchés financiers internationaux avec des

montages faciles à faire mais également très difficiles à contrer. Ici aussi le but

n’est absolument pas de faire des profits.


·

Et enfin il y a les traders manipulateurs qui passent des ordres avec pour


principal but de donner une fausse impression aux autres traders. Cette

catégorie de spéculateurs est la plus dangereuse car elle dispose d’une

puissance financière colossale et est souvent à l’origine de mouvements

« inattendus » des marchés.

On voit donc que les marchés d’aujourd’hui ne sont plus régis uniquement par la loi

de l’offre et de la demande. De plus en plus de mouvements ont pour but de

transférer des fonds d’un pays à un autre, peu importent les profits.

Quel est le poids de ces « fausses » transactions dans le circuit financier mondial ?

Le FBI pense à 10%, alors que je reste convaincu que ce pourcentage peut monter

jusqu’à 80% pendant certaines pauses des marchés.

C’est un aspect relativement bien caché des marchés financiers. Il s’agit d’en être

conscient et de composer avec.

Voilà une des raisons qui me font dire que la seule manière d’analyser ce qui se

passe dans un marché ou sur une action est d’observer la courbe en question pour

en faire une analyse graphique.

Les lois de l’économie, de la finance internationale et toutes autres analyses

fondamentales ne peuvent que donner la mauvaise direction à suivre.

Je connais des traders qui perdent beaucoup de leur temps à essayer de

comprendre


pourquoi le marché baisse ou pourquoi il monte. Et le temps qu’ils


comprennent, il change de direction pour des raisons encore plus obscures. Ces

traders se retrouvent toujours en porte -à-faux par rapport à la réalité des marchés.

Je le répète, pour devenir un bon spéculateur, il s’agit de ne pas disperser sa

réflexion. Juste se concentrer sur ce que le marché est en train de faire et non

d’essayer de comprendre pourquoi il réagit d’une certaine manière. Quand vous

demandez à des experts en économie de prévoir un taux d’intérêt, l’évolution

probable d’un cours ou la réaction de leurs homologues, ils se trompent presque à

tous les coups. J’en ai conclu que non seulement on n’a pas besoin d’être expert en

économie pour réussir sur les marchés mais que surtout c’est un handicap très

difficile à surmonter. Car l’instinct reste influencé par les théories rationnelles des lois

de l’Economie et de la Finance.


Les seules données fiables sur l’état d’un marché sont disponibles dans un

graphique

. Il nous dit ce qui se passe et comment cela se passe. Il ne ment jamais


puisqu’il ne fait que traduire le sentiment de tout les intervenants. Il suffit donc de

savoir lire un graphique pour réaliser de belles opérations spéculatives.

Il y a plusieurs écoles d’analyse graphique. J’utilise volontiers et presque

exclusivement la méthode japonaise des chandeliers, cumulée avec les courbes de

certains indicateurs que j’affectionne particulièrement. Deux livres vous suffiront pour

devenir de bons analystes graphiques : Steve Nison « Les Chandeliers Japonais » et

Stan Weinstein « Secrets pour gagner en bourse ».

Pas besoin de connaître les dizaines et dizaines autres indicateurs. Un graphique en

bougies japonaises, la ligne de tendance, la moyenne mobile, le volume et la force

relative d’un mouvement sont les éléments nécessaires et suffisants pour prendre

une décision d’achat ou de vente. Ne vous encombrez pas d’autres choses.

Principe N° 8: Respecter scrupuleusement la moyenne mobile

Voilà un principe très simple et qui est fondamental à respecter : ne


jamais acheter


sous la moyenne mobile …et donc ne jamais vendre au dessus de la moyenne

mobile. Quelque soient les rumeurs, nouvelles et autres résultats financiers.

Dans l’absolu, quand vous achetez ou vendez une action, vous avez une chance sur

deux d’avoir raison. Si vous respectez le présent principe, vous avez au moins 3

chances sur 4 d’avoir raison, au lieu d’une chance sur deux.

Qu’est ce donc la moyenne mobile ?

Une moyenne mobile est une moyenne des cours de clôture sur une période

déterminée. L’investisseur utilisera une moyenne mobile à 50 ou 30 jours, tandis que

le trader, une moyenne mobile à 10 ou 5 jours par exemple.

Pour construire la moyenne mobile à 30 jours, le logiciel d’analyse technique fait la

somme des 30 derniers cours de clôture et la divise par trente. Chaque jour un

nouveau nombre

( le dernier cours ) est ajouté au total et le cours de clôture le plus ancien est retiré à

la somme. Cette moyenne évolue chaque jour, c’est pourquoi on l’appelle moyenne

mobile.

Voilà pour la définition. ( graphe )

Si vous souhaitez acheter ou vendre un produit financier, jetez un coup d’oeil sur son

graphique ( disponible sur plusieurs sites internet ) en y ajoutant la moyenne mobile.

En une fraction de seconde, vous saurez si le tuyau ou le conseil que vous avez reçu

de la part de votre expert préféré est un tuyau à considérer ou à oublier.

Quand vous achetez alors que la moyenne mobile est au dessus du cours, cela

revient exactement à faire un pari double :


-

qu’un train, qui a une certaine vitesse, va bientôt s’arrêter.



-

Et qu’il va faire marche arrière.


Quand on achète dans ces conditions, c’est qu’on pense que le cours est tombé

suffisamment bas, qu’il est bon marché, et qu’il est judicieux d’acheter. C’est un pari.

Et qui dit pari, dit en général que vous avez autant de chance de gagner que de

perdre.

Mais là, en particulier, les chances de perte sont plus fortes. Pourquoi ?

La pratique a montré que le pari sur un retournement de tendance est à l’origine

d’environ 75% des mauvaises opérations boursières. Et comme pour confirmer

davantage cette idée, 80% des opérations boursières qui prennent le train en

marche, et donc la tendance, sont des gagnantes potentielles, pour peu que les

traders sachent les clôturer.

En fait, investir en bourse n’est pas si compliqué ; il suffit d’adopter une méthode

rigoureuse basée sur une loi logique : ne prendre une décision que si la probabilité

est largement en notre faveur.

Investir n’est donc pas parier. Mais nager dans le courant. Cela semble évident, mais

la plupart des investisseurs, pour des raisons diverses que je vous laisse le soin

d’analyser, parient sur ce retournement de tendance. C’est presque plus fort

qu’eux…Comme si le plus important en bourse est d’acheter au plus bas et de

vendre au plus haut. Ils peuvent avoir 3 fois raison et gagner 10 000 Euros, et avoir

tort une seule fois et perdre 15 000 Euros.

Le message que nous dicte la moyenne mobile est visuel et immédiat : ou le cours

est en dessous, ou le cours est au dessus. Ne compliquons pas les choses avec les

moyennes pondérées, les moyennes lissées, les double ou triple moyennes. Le

message est simple : le cours est au dessus = acheter, le cours est au dessous =

vendre ou du moins s’écarter.

Appliquez ce principe tel quel. Indépendamment de tout autre élément. Et vous

améliorerez vos résultats de manière considérable.

Bien entendu, d’autres éléments d’analyse graphique sont aussi importants pour le

timing

( choix du moment ) par exemple. Mais rien que le respect de ce principe vous

épargnera bien des tourments.

Principe N°9 Vendre du temps

Les marchés boursiers devenant de plus en plus imprévisibles, la volatilité de plus en

plus forte sans explication rationnelle, économique ou même graphique, les marchés

de plus en plus étroitement liés entre eux, il devient primordial d'adapter l'approche

de la spéculation boursière au caractère tumultueux et instable de tous les produits

financiers, des actions, obligations, et options aux contrats à terme sur les matières

premières, les taux d'intérêt, les devises, les indices boursiers etc.


Il ne s'agit plus de se positionner sur des produits bien étudiés et puis d'attendre un

an deux ans, 10 ans car pratiquement tous les gérants de portefeuille, même les plus

conservateurs, commencent à réaliser et à accepter plus ou moins difficilement qu'ils

ne peuvent se dispenser de surfer à court terme sur les vagues de cet océan agité.

D’abord il faut faire le choix parmi tous les produits financiers de plus en plus

nombreux : actions, obligations, fonds d’investissement, devises, marchés à terme,

options etc. La Mathématique est une science extraordinaire, et sa fille, la probabilité

est le seul et unique support sur lequel nous nous appuyons pour faire nos choix de

trading, d’une part pour déterminer quel type de produit traiter et d’autre part

comment le traiter de manière optimale.

Pour moi , les options sur les contrats futures sont incontestablement le meilleur

produit financier à trader de tous les produits qui existent sur la planète boursière.

Elles permettent d’avoir le plus haut rapport entre le gain potentiel et le risque

inhérent à la position. Par exemple, une stratégie d’options sur le pétrole peut

contenir comme risque maximum 1000 usd quelque soit l’évolution du cours et avoir

un profit potentiel de 8 000 usd .

Voyons tout d’abord le principe du marché financier puis étudions le principe du

« Croupier » , une méthode mathématique qui permet d’avoir 4 chances sur 5 de

gagner à une échéance donnée.

Le principe du marché financier

Un produit, que ce soit une action, une devise, une matière première ou un indice

boursier a trois possibilités de mouvement :

1) Il monte

2) Il baisse

3) Il flotte dans un couloir.

Si vous achetez vous avez une chance sur 3 d’avoir raison. De même si vous

vendez.

Par conséquent, dés que vous initiez une opération, vous avez au départ deux

chances sur 3 de vous tromper.

Bien que cette probabilité soit à votre désavantage, vous faites l’opération car vous

croyez, vous espérez que votre analyse, fondamentale ou graphique, va largement

compenser cet handicap.

Mais si vous réalisez qu’en fait vous n’avez qu’une chance sur 5 d’avoir raison,

vous chercherez une toute autre stratégie de spéculation.

Des études statistiques ont montré qu’un produit financier évolue en général de la

manière suivante pendant une période donnée :

1) il monte pendant 20% de cette période

2) il baisse pendant 20% de cette période

3) il stagne ou flotte dans un couloir 60% de cette période.

Donc quand vous spéculez sur une baisse ou une hausse vous n’avez effectivement

qu’une chance sur 5 d’avoir raison. Encore faut il intégrer le facteur temps pour

pouvoir clôturer la position au moment opportun :

Vous achetez un contrat à terme sur l’or à 300 usd et le voilà une heure après à 302

usd.

Vous avez sur le papier un gain de 2 usd. Que faites-vous ? Vous encaissez votre

profit ou vous laissez courir le gain ?

Vous êtes encore confronté à une décision d’achat ou de vente. Si vous laissez

courir, c’est exactement comme si vous aviez décidé d’acheter à 302 usd. Et par

conséquent, vous venez de faire un choix où, encore une fois, vous n’avez qu’une

chance sur 5 d’avoir raison. Et ainsi de suite vous cumulez des décisions ( en

diminuant de façon exponentielle vos chances de gain final ).

Comment renverser la donne pour avoir dès le départ 4 chances sur 5 de gagner, et

sans avoir à spéculer sans arrêt sur la direction future du marché ?

Le principe du Croupier

Quand vous jouez au Casino, vous avez en face de vous un croupier qui vous donne

les cartes et contre lequel vous jouez.

Mathématiquement, vous avez moins de


chances de gagner que lui.

En effet, le croupier ne distribue pas que des cartes. Il distribue du


temps !



Plus vous jouez, plus sa probabilité de gain augmente. Dans le marché financier il

est totalement possible de vendre du temps et d’entrer dans la logique du croupier :

Au lieu de chercher dans quel sens un produit financier va évoluer, il faut plutôt

chercher là où il ne va probablement pas évoluer. De manière à éliminer une des

trois possibilités de mouvement du produit. Si vous pensez que ce dernier devrait

monter, vous vous positionnez en stratégies d’options de manière à gagner s’il monte

et

s’il stagne. Ce qui revient à avoir 80% de chances de gagner à l’échéance ( 20%


pour la hausse + 60% pour la stagnation ).

C’est ce que fait la majorité des professionnels.

Etudions en détail deux exemples concrets tirés de nos dernières opérations :

Opération sur le grain de soja

Nous avons initié la position de telle manière que nous sommes assurés de gagner

non seulement si le grain de soja évolue tel que nous l’avons prévu, mais surtout

nous ne perdons pas ( et même à un certain niveau nous faisons un léger profit ) si le

marché se retourne contre nous.

Ce type de position n’est pas notre invention, elle est connue et utilisée par les

professionnels : c’est le « Ratio Spread ». Une position qui est initiée en achetant

une option proche du cours et en vendant deux ou plusieurs options assez loin du

cours.

Alors que le contrat future du grain de soja, échéance Novembre, se traitait à 6$

nous avons acheté un call soja Novembre avec un prix d’exercice 7$ ( strike ) et

vendu 2 calls avec un prix d’exercice 10$.

Le call 7$ valait 20 cents nous avons donc payé ( 0.20$ X 50$ par penny ) = 1000 $

et le call 10$ valait 12 cents nous avons donc encaissé ( 0.24 X 50 ) = 1200 $

Au total nous avons un crédit de 200 usd. Ce crédit est très important. Voici

pourquoi :

1) D’abord, si le marché monte comme nous l’avons prévu, nous recevons un

profit de 50$ pour chaque penny du grain de soja au dessus de 7$ à

l’expiration ( jusqu’à 10$ ) pour un gain potentiel maximum de 15 000 $.

2) Contrairement à un achat ordinaire d’options, nous n’avons rien eu à payer

pour acheter le call 7$, puisque nous l’avons financé par la vente des 2 calls

10 $.


3)

Nous avons pu initier cette opération en mettant à profit la disparité de prix


entre différentes options d’un même produit. Une disparité suffisamment

fréquente dans les marchés des métaux ( Or , Argent , Cuivre ) et des grains


où les options proches du cours ont une volatilité plus faible que celles

éloignées du cours.

Nous avons, en fait, vendu du temps en encaissant les primes de tous ceux qui

parient que le marché va aller au-delà de 10$ avant Novembre. Chaque jour qui

passe, compris Samedi, dimanche et jours fériés, les calls 10$ que nous avons

vendus baissent car l’échéance se rapproche et ceux qui nous les ont acheté

perdent lentement de l’argent.

De plus en plus de particuliers se lancent dans les options, mais avec un savoir-faire

relativement faible. Ce qui se traduit par une