Juste pour passer le temps
La ministre français de l'Economie Christine Lagarde estime que la Banque centrale européenne a "légèrement modifié sa position" et espère qu'elle sera "sensible à la situation" des entreprises françaises, à la veille de la réunion de la BCE sur ses taux.
"La BCE a légèrement modifié sa position, et changé son vocabulaire. J'espère qu'elle sera sensible à la situation de nos entreprises", affirme Mme Lagarde dans un entretien à Valeurs actuelles à paraître vendredi, et diffusé mercredi soir.
"Je note que le président de la BCE, Jean-Claude Trichet, vient de mettre en cause avec force la surappréciation de l'euro par rapport à la monnaie chinoise", indique-t-elle, ajoutant que "les Allemands commencent eux-mêmes à être affectés par cette surévaluation".
M. Trichet a récemment indiqué que "chaque accélération du yuan chinois était fortement bienvenue pour l'euro" et que la BCE était "particulièrement attentive à la relation bilatérale entre l'euro et le yuan".
Après la réunion de la BCE le 7 février, qui avait décidé le statu quo monétaire, M. Trichet avait tempéré son discours sur l'inflation par une référence plus marquée aux risques sur la croissance.
La BCE devrait laisser jeudi ses taux d'intérêt inchangés, prise entre le ralentissement économique et l'inflation élevée, selon les analystes qui tablent sur une baisse au deuxième trimestre.
Mme Lagarde juge par ailleurs "très difficile pour nos entreprises exportatrices" de supporter longtemps un euro à 1,50 dollar, "que celles-ci travaillent en zone euro ou hors euro, dès lors que leurs concurrentes ont des coûts de revient en dollars (ou assimilés)".
"Nous devons être d'autant plus vigilants que nous risquons de voir se produire des phénomènes non plus de croissance externe, mais désormais de délocalisation", estime la ministre.
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Je guette ma proie et elle aussi.