Forum Bourse : Accueil | Indices-boursiers | Indices Européens | Sujet : CAC40, droites de tendance très long terme
Bonsoir Parisboy,
Que mesurent-ils vraiment ? C'est un composite (pondéré ou non ) des composants .[/i] C'est un point essentiel à vérifier lorsqu'on s'intéresse à un indice. Le CAC est construit avec une pondération de chaque prix de valeur par la capitalisation de marché. Mais des indices comme le Dow Jones (voir mon commentaire "le Dow Jones ment !") ou le HUI (voir mon commentaire "HUI ... XAU ? quelle différence !" sont construits soit sur un principe de pondération par les prix comme le DJIA (en fait moyenne arithmétique) ou de pondération arbitraire comme le HUI. Et ça fait effectivement toute la différence ! Pour le CAC se pose en fait deux pb : - compte tenu du faible nombre de composants les entrées sorties relèvent du "tripatouillage" même si on a appelé à affublé du qualificatif "scientifique" le comité qui est en charge de décider qui entre ou sort. - le passage de l'économie collectiviste héritée de l'après 1981 à l'économie de marché ne peut pas ne pas avoir eu un effet sur les entreprises et donc sur le CAC ... Et pour le CAC " reconstitué " ( comme le steak du même nom) je suis sceptique. Moi aussi ... c'est pour cette raison que je regarde plutôt le DAX ou le Footsie en Europe ou que j'utilise le S&P500 avec une tentative d'analogie au marché français. Bonne soirée
Finalement, c'est bien moi que Mr Roque engueule.
Je ne vois pas bien pourquoi. J'ai simplement essayé d'apporter un éclairage, avec quelque pertinence me semble-t-il, sur l'évolution long terme du CAC et de replacer ses mouvements observés depuis un an, historiques s'il en est, dans un cadre à leur dimension, c'est-à-dire... historique. Je ne vois pas où il veut en venir et ne comprends rien à ses, disons, arguments. Reprenons donc point par point. "Faire des analyses dites long terme avec peu de données conduit toujours à des conclusions fausses." Peu de données : de quoi parlez vous donc ? Pas assez d'années, ou pas assez d'observations par année ? Ce qui conduit à des conclusions toujours fausses (j'aime bien le toujours) : c'est de faire du long terme ou de ne pas avoir assez de points par années ? Une analyse long terme conduit toujours à des conclusions fausses : on fait comment alors pour mettre en évidence les phénomènes long terme ? Ou alors vous pensez que les phénomènes long terme n'existent pas ? Taux d'inflation en France ![]() "Si effectivement on se limite à la période 1965 /1970 à nos jours (période qui coïncide avec l'explosion de l'inflation des indices car explosion de l'inflation monétaire et comble du hasard avec des données de départ, les années 1968-1973 qui correspondent à un marché baissier) avec un graphique comme celui ci-dessous on tire comme conclusion que l'indice est passé largement sous sa courbe de régression exponentielle et donc ... que le beau temps est au coin du chemin !" Si effectivement on se limite : à 43 ans ! le terme "limité" est-il bien approprié ? Explosion de l'inflation des indices : mais qu'est-ce que ça veut dire ? Explosion de l'inflation monétaire : Mr Roque ne sait pas de quoi il parle. L'explosion de l'inflation monétaire, évidente dans les décennies 60 et 70, s'est interrompue après le deuxième choc pétrolier. Après 1981, l'inflation a fortement chuté, passant de plus de 13 % par an à moins de 2 % depuis 1994 (voir graphique du taux d'inflation en France, source INSEE). Et comble de hasard : ouh le vilain qui choisi une période qui l'arrange ! Mais en quoi donc la prise en compte du marché que vous identifiez comme baissier (!) - vous vouliez dire haussier sans doute - de 68 à 74 résulte d'un traficotage de ma part pour en tirer une conclusion qui aille dans le sens de l'idéologie (?) que je défends ? Expliquez-moi. On tire comme conclusion que l'indice est passé largement sous sa courbe de régression exponentielle : en aucune façon je n'ai calculé une courbe de régression exponentielle. Je n'ai fait que relier, par des droites représentatives d'une tendance à taux de croissance constant (linéaire donc sur un graphique à échelle semi logarithmique), des pics et des creux majeurs de l'indice pour essayer (je dis bien essayer) d'en tirer des indications prévisionnelles. Et je me suis aperçu que trois grandes droites historiques étaient absolument parallèles, et que l'on venait de toucher celle du bas. Le beau temps est au coin du chemin : nulle part je n'ai dit une telle chose, qui d'ailleurs n'a aucun sens. Je reprends à mon compte le point d'interrogation de mon confrère Parisboy sur le "coin". "Néanmoins avec un peu plus de recul on tire d'autres conclusions. ici avec le SBF250 depuis 1856" Lesquelles ? aucune explication. "ou bien encore avec le S&P500 depuis 1923 (lire mon commentaire "Reprenez vos esprits"). Allons voir donc. On y trouve ceci, entre autres : "Un taux de croissance soutenu se représente grossièrement par une courbe enveloppée par des droites tangentes ayant une pente de plus en plus forte." Une courbe enveloppée par des droites !!!!! Et qui plus est tangentes ces droites. Boudiou, flexible votre géométrie. Z'avez pas honte d'écrire des choses comme ça. "Ceci relève de la même intoxication" Je cherche à intoxiquer quelqu'un, moi ? Et vous-même ? Cordialement
Bonjour grafaction,
La pertinence de votre éclairage est précisément l'objet de mes observations. Votre commentaire est spécieux car comme le définit si bien ce terme (spécieux : qui a une belle apparence, qui est plein d'attrait) elle porte à faire croire au lecteur que le mouvement en cours serait proche de sa fin puisqu'historiquement (selon vous) nous n'aurions pas connu de taux de croissance de l'indice sous la courbe de croissance (une droite en semilog). Il semble que vous soyez d'ailleurs un professionnel de l'argumentation déviante. Je vois que vous abordez ma phrase « Faire des analyses dites long terme avec peu de données conduit toujours à des conclusions fausses. » en la tronçonnant en deux morceaux. D'une part « Peu de données » et d'autre part « Une analyse long terme conduit toujours à des conclusions fausses ». Forcément pris indépendamment ces deux morceaux de phrase peuvent être discutées à l'envie. Pour votre gouverne une phrase est un tout; elle est comprise entre deux points. Si j'ai mis tout ceci dans une seule phrase c'est bien pour mettre en avant qu'une analyse long terme tire sa crédibilité du recul de données qu'elle utilise. Une analyse long terme comme celle que vous présentez et qui se limite à 40 années de pseudo-CAC ne peut pas rivaliser avec une analyse qui mettrait en avant le double de cette période. Je ne pense pas que cela puisse être contesté raisonnablement. Malheureusement, nous n'avons pas sous la main de données sur le CAC40 avant sa naissance en 1987 (avant 1987 les entreprise françaises ont subi deux nationalisations ... ce qui met considérablement en cause le travail d'un reconstructeur du CAC !). Pour l'illustrer je vous suggère de regarder ce graphique sur lequel j'ai représenté en semi-log le S&P500 (dont nous avons des données fiables depuis 1925) sur deux périodes depuis 1928 (en bleu) et depuis 1970 (en rouge). Pour ces deux périodes j'ai construit la régression exponentielle c'est à dire pour le profane la courbe, à un taux de croissance moyen annuel constant, moyennant chacune de ces courbes (avec les couleurs respectives définies plus haut). ![]() Je pense qu'il ne faut pas faire beaucoup d'effort pour comprendre que la droite rouge (qui est grosso modo votre moyenne E définie par vous comme : « L'exacte médiane de ce couloir long terme ») a une pente supérieure à la droite bleue. C'est à dire que la courbe exponentielle rouge est, en représentations linéaires, au dessus de l'exponentielle bleue. Ça veut dire aussi que le taux de croissance annuelle moyen depuis 1970 est supérieure au taux de croissance annuelle moyen depuis 1928. Cela veut dire aussi que ce que vous essayez de présenter à vos lecteurs comme une situation extrême n'est pas, si on regarde un historique plus long, une situation exceptionnelle mais bien au contraire encore loin d'un extrême (les cours du S&P500 sont sur leur régression exponentielle (médiane du canal de croissance). Et pourquoi votre médiane a-t-elle une pente supérieure à la pente de l'historique remontant à 1928 ? Précisément parce que vous faites commencer votre historique au moment où l'inflation monétaire a explosé dans le monde occidental et a entrainé, à la fin du marché BAISSIER (et oui regardez bien le S&P500 en $ constant sur cette période), de la fin des années 60 – début des années 1970 une croissance hors norme des actions et donc des indices (en remontant à la nuit des temps le profit annuel moyen des entreprises est de 6%, depuis cette période il s'est établit à beaucoup plus. La sempiternelle croissance à deux chiffres réclamée par les actionnaires). Je suis donc étonné que vous ne sachiez pas que l'inflation monétaire a explosé à partir de la moitié des années 1960 et que Nixon a précisément renié Bretton Woods pour faire marcher encore plus la pompe à fric en 1973. Votre propos « L'explosion de l'inflation monétaire, évidente dans les décennies 60 et 70, s'est interrompue après le deuxième choc pétrolier » me laisse extrêmement perplexe. Regardez simplement la courbe de M3 (M3 des Etats-Unis, pour la France je n'ai pas de données aussi lointaines) et vous comprendrez mon interrogation. ![]() Enfin, et pour terminer, je voudrais vous éclairer sur quelques points qui semblent vous avoir échappé. En mathématiques, l'enveloppe d'une courbe désigne une courbe de longueur minimale dont tous les points sont du même côté de la courbe considérée. Ainsi dans le cas qui nous occupe la courbe exponentielle représente l'enveloppe (les droites y sont tangentes) des droites qui lui sont tangentes. Le graphique au dessus illustre ce principe avec plusieurs droites de taux de croissance variable et tangentes à la courbe de M3. Aussi je vous retourne votre « Z'avez pas honte d'écrire des choses comme ça ». Mais vous étiez sans doute malade le jour où votre professeur a abordé ce concept de géométrie analytique. Deuxième point vous écrivez « en aucune façon je n'ai calculé une courbe de régression exponentielle. Je n'ai fait que relier, par des droites représentatives d'une tendance à taux de croissance constant (linéaire donc sur un graphique à échelle semi logarithmique), des pics et des creux majeurs de l'indice pour essayer (je dis bien essayer) d'en tirer des indications prévisionnelles. ». Et bien je vais vous apprendre une bonne nouvelle : lorsque vous tracez des droites dans une représentation semi-log, cette droite est en fait une exponentielle en représentation linéaire. À titre d'illustration voir ci-dessous mon premier graphique en échelles linéaires. ![]() Je ne vais pas vous le développer ici mais je vous invite à lire ce que j'ai écrit sur le sujet dans le commentaire « Linéaire ou semi-logarithmique = Quelle &ea... ». Je vais d'ailleurs continuer les bonnes nouvelles car lorsque vous dites « L'exacte médiane de ce couloir long terme » vous parlez en fait de la courbe de régression exponentielle sur la période que vous avez considéré. Cette courbe est représentée dans la représentation semi-log par ... une droite, c'est cette médiane dont vous avez parlée. N'écrivez donc pas « en aucune façon je n'ai calculé une courbe de régression exponentielle », car c'est pourtant ce que vous avez fait ... sans le savoir. Pour conclure définitivement, mon propos n'était pas de vous blesser, si vous estimez avoir été « engueulé » j'en suis désolé car à la relecture de mes propos je n'ai pas eu le sentiment de forcer le trait. Mon objectif était et reste de ne pas laisser passer des choses fausses ou cosmétiquement bien présentées (spécieux est le bon qualificatif) qui pourraient laisser croire à des personnes déboussolées par la débâcle actuelle que le pire est derrière nous. J'ai donné, je sais donc de quoi je parle ! Je ne sais pas où iront les indices mais les arguments que vous présentez ne peuvent pas être utilisés pour prétendre qu'aujourd'hui « le CAC a rejoint cette borne » . Bonne journée A+
édité le : 18-10-2008 14:37:18
fatigue toi pas roque, grafaction ,ca le depasse ces explications rationnelles et argumentées
vaut mieux qu il reste dans sa conjecture,ces certitudes pour planter son portefeuille quand on sera au moins à 2000 pts sur le cac je lui dirait meme,le cac à 6000 pts meme pas mal!
Bonjour,
La polémique continue et j'ai l'impression que vous l'entretenez à dessein. Voyons pourquoi au risque de fatiguer nos lecteurs (remarquez bien que ça fait du trafic pour le site). Nous n'aurions pas connu de taux de croissance de l'indice sous la courbe de croissance : cette phrase ne veut rien dire, et vous le savez. Il aurait fallu dire : nous n'aurions pas connu de passage de l'indice sous la droite de support. Il semble que vous soyez d'ailleurs un professionnel de l'argumentation déviante : professionnel ? Je suis donc quelqu'un qui gagne sa vie en s'écartant d'une argumentation élaborée en dehors des normes sociales ? (déviant : qui s'écarte des normes sociales). Vous incarnez donc une norme sociale ? Manquez pas de coffre vous. Un peu plus de rigueur de votre part dans l'expression sur des sujets de fond éviterait bien des quiproquo. Merci de vous préoccuper de ma gouverne. Une phase est un tout certes, mais quand elle n'est pas bancale entre la majuscule et le point final. Faire des analyses dites long terme avec peu de données conduit toujours à des conclusions fausses : au delà des approximations de langage, qui jettent le trouble car on ne voit pas sous quel angle vous attaquez (le long terme en tant que long terme ou l'étroitesse de l'intervalle ?), tirons de cette phrase que vous trouvez que le recul historique n'est pas suffisant. Vous êtes dans votre droit de penser que les conclusions de mon étude sont trop partielles, et elles sont forcément partielles, mais moins que sur 30 ans, moins encore que sur 20, moins encore que sur 10 etc... Une analyse long terme comme celle que vous présentez et qui se limite à 40 années de pseudo-CAC ne peut pas rivaliser avec une analyse qui mettrait en avant le double de cette période. Je ne pense pas que cela puisse être contesté raisonnablement : vous avez raison, plus on dispose d'observations, plus solide est la conclusion. Mais faute de mieux... Pour l'illustrer je vous suggère de regarder ce graphique sur lequel j'ai représenté en semi-log le S&P500 (dont nous avons des données fiables depuis 1925) sur deux périodes depuis 1928 (en bleu) et depuis 1970 (en rouge). Pour ces deux périodes j'ai construit la régression exponentielle c'est à dire pour le profane la courbe, à un taux de croissance moyen annuel constant, moyennant chacune de ces courbes (avec les couleurs respectives définies plus haut): évidemment, les régimes de hausse ne sont plus les mêmes si on découpe le temps en tranches d'accélération et de ralentissement. Ceci étant, on ne parle pas de la même chose. Vous faites une régression, vos droites ne représentent pas des niveaux de support ou de résistance, mais décrivent la croissance moyenne de l'indice sur les périodes considérées. Pour ma part, je tire des lignes de tendance en reliant des points remarquables qui, dans le passé, ont constitué des niveaux de support ou de résistance et qui sont susceptibles (je dis bien susceptibles) de jouer le même rôle dans le futur. Etant donné votre apparente subtilité, la différence n'a pas pu vous échapper. Vous entretenez donc la polémique à dessein. Je pense qu'il ne faut pas faire beaucoup d'effort pour comprendre que la droite rouge (qui est grosso modo votre moyenne E définie par vous comme : « L'exacte médiane de ce couloir long terme ») a une pente supérieure à la droite bleue : c'est incontestable. C'est à dire que la courbe exponentielle rouge est, en représentations linéaires, au dessus de l'exponentielle bleue : en représentation semi-logarithmique aussi. Vous compliquez le propos inutilement. Ça veut dire aussi que le taux de croissance annuelle moyen depuis 1970 est supérieure au taux de croissance annuelle moyen depuis 1928 : c'est incontestable. Cela veut dire aussi que ce que vous essayez de présenter à vos lecteurs comme une situation extrême... : ce n'est absolument pas mon propos. Vous inventez une polémique. ...n'est pas, si on regarde un historique plus long, une situation exceptionnelle mais bien au contraire encore loin d'un extrême (les cours du S&P500 sont sur leur régression exponentielle (médiane du canal de croissance) : vous devriez en conclure que l'indice a rejoint un autre support, et qu'un point bas possible a été atteint ; vous dites vous même, je vous cite, que les cours du S&P500 sont sur leur régression exponentielle. Une valeur ou un indice qui a rejoint un support n'est certainement pas en situation extrême par rapport à ce support. C'est une évidence. Par contre il l'est vis-à-vis du support placé plus haut (votre droite rouge). Mais encore une fois ça n'était pas mon propos que de détecter des situations extrêmes. Précisément parce que vous faites commencer votre historique au moment où l'inflation monétaire a explosé dans le monde occidental et a entrainé, à la fin du marché BAISSIER (et oui regardez bien le S&P500 en $ constant sur cette période), de la fin des années 60 début des années 1970 une croissance hors norme des actions et donc des indices (en remontant à la nuit des temps le profit annuel moyen des entreprises est de 6%, depuis cette période il s'est établit à beaucoup plus. La sempiternelle croissance à deux chiffres réclamée par les actionnaires) : j'observe un régime de croissance de l'indice que vous qualifiez de "hors norme" (c'est quoi la norme ?), régime qui en terme nominal intègre évidemment l'inflation, et je me pose la question de savoir si ce régime est invalidé par la configuration récente de l'indice. C'est tout. Qu'à plus long terme ce régime soit moins rapide, je n'en disconvient pas, mais on change de sujet. Vous inventez une polémique. Je suis donc étonné que vous ne sachiez pas que l'inflation monétaire a explosé à partir de la moitié des années 1960 et que Nixon a précisément renié Bretton Woods pour faire marcher encore plus la pompe à fric en 1973. Votre propos « L'explosion de l'inflation monétaire, évidente dans les décennies 60 et 70, s'est interrompue après le deuxième choc pétrolier » me laisse extrêmement perplexe. Regardez simplement la courbe de M3 (M3 des Etats-Unis, pour la France je n'ai pas de données aussi lointaines) et vous comprendrez mon interrogation : vous entretenez à dessein la polémique. En effet j'écrivais : "L'explosion de l'inflation monétaire, évidente dans les décennies 60 et 70, s'est interrompue après le deuxième choc pétrolier. Après 1981, l'inflation a fortement chuté, passant de plus de 13 % par an à moins de 2 % depuis 1994". L'inflation se mesure en calculant le taux de croissance de l'indice des prix, et vous vous nous balancez du M3 sur un graphique qui ne montre strictement rien. C'est soit de l'incompétence, soit, en faisant "calé", de la manipulation des foules. Je pencherait pour la seconde proposition. Le taux de croissance de l'indice des prix est passé de 13,4 % en 1981 à 3 % environ entre 1986 et 1991 et à moins de 2 % depuis. C'est une donnée inconstestable. Vous inventez une polémique. Ou alors vous avez été frappé par une affection de longue durée qui vous a tenu à l'écart des bancs de l'université au moment où vous en aviez le plus besoin. En mathématiques, l'enveloppe d'une courbe désigne une courbe de longueur minimale dont tous les points sont du même côté de la courbe considérée. Ainsi dans le cas qui nous occupe la courbe exponentielle représente l'enveloppe (les droites y sont tangentes) des droites qui lui sont tangentes : vous mobilisez les grands concepts pour pas grand chose (tout de même, ce n'est que de la croissance à taux constant). Mais ça fait "scientifique" pour le profane... Et bien je vais vous apprendre une bonne nouvelle : lorsque vous tracez des droites dans une représentation semi-log, cette droite est en fait une exponentielle en représentation linéaire : c'est ce que je répète à longueur de ligne. En faisant semblant de ne pas comprendre, vous inventez une polémique. Je vais d'ailleurs continuer les bonnes nouvelles car lorsque vous dites « L'exacte médiane de ce couloir long terme » vous parlez en fait de la courbe de régression exponentielle sur la période que vous avez considéré. Cette courbe est représentée dans la représentation semi-log par ... une droite, c'est cette médiane dont vous avez parlée. N'écrivez donc pas « en aucune façon je n'ai calculé une courbe de régression exponentielle », car c'est pourtant ce que vous avez fait ... sans le savoir : vous confondez mode de représentation (linéaire ou semi log) et mode de calcul (régression utilisant tous les points d'une série ou droite de tendance déterminée en reliant des points remarquables, pics ou creux, d'une série). Soit vous me prenez pour l'idiot du village, soit vous inventez une polémique. Je penche pour la seconde proposition. Trop de quiproquo volontaires et d'intentions manipulatrices de votre part pour que la poursuite de cette discussion présente un intérêt. Ce n'est pas en procédant de la sorte que vous allez "reboussoler" les gens déboussolés par le désastre actuel. Bien à vous.
Bonjour Grafaction.
Personnellement je suis demandeur de vues LT si c' est pour définir des objectifs (supports ou résistances probables). Je t'encourage à poursuivre,si je peux me permettre. Par contre je ne fais pas forcément miens tous tes tracés de droites. Je m'explique: Si on trace ta C rouge avec le bas de 2003 et le deuxième bas de 1995 , elle passe alors par 3100 ce mois-ci ( à l'imprécision du tracé près ) C'est elle le support actuel.Un(le) rebond a déjà eu lieu cette semaine. L'oblique B verte me semble interessante mais reste à determiner les tracés possibles. Je n'ai pas le CAC avant 1988, mais je serait curieux de voir ou' passent actuellement les droite B1,B2,B3 que l'on tracerait à partir des 3 points bas de 77 , 78 et 81. Avec tout de meme une reserve sur la fiabilité de ces trois points reconstitués. Cordialement.
Re.
Il s'agit d'utiliser ces 3 points ,"deux à deux" pour tracer des droites avec la meilleure précision possible ; et voir ensuite si elles ont déjà reservi ou pas encore . Cordialement.
Bonsoir grafaction,
Soit vous me prenez pour l'idiot du village, soit vous inventez une polémique. Je penche pour la seconde proposition. Lorsqu'on donne le choix à son interlocuteur, il ne faut jamais présumer de la réponse qu'il choisira. Ce n'est pas mon choix ... c'est le vôtre. Effectivement "Ce n'est pas en procédant de la sorte que vous allez "reboussoler" les gens déboussolés par le désastre actuel. ". Allez faire la pub (et payez la au passage) pour votre site ailleurs. A+ Citation de : Roque (au 19-10-2008 20:50:53)
Bonsoir à toutes et à tous,
Sans vouloir remettre de l'huile sur le feu je voudrais profiter de l'occasion pour attirer l'attention des "protatiens "sur des règles de base qui semblent oubliées on ne peut mettre sur un même graphique une moyenne simple et une moyenne exponentielle les échelles étant différentes. Quelle moyenne choisir ici (sur ce site ) on voit tout 7,12, 14,20,23,44, 50, 65 et récemment 66 et 100 et 150 200 et j'en passe . Par le passé l'intérêt de moyennes mobiles simples ou exponentielles était dans leur comparaison entre long et court et leur croisement. La généralisation de l'informatique a probablement changé la donne car bon nombre de traders ont les mêmes repères ce qui entraine des entrées et des sorties massives sur les mêmes niveaux que déterminent les moyennes mobiles les plus utilisées.Mais de grâce ce n'est pas parce que il y a 12 mois dans l'année que la mm12 est pertinente sur une analyse mensuelle. Si on regarde les mouvements sur les unités de temps plus cette dernière est courte plus les cours ont de chance de toucher les moyennes choisies et inversement. Vaste débat
Qu'importe la couleur du chat l'important c'est qu'il attrape la souris
Bonsoir Manux
J'ai étudié tes suggestions. Si non regarde les points bas de 1995 en clôture hebdomadaire, le premier (1743.1 le 10/03/1995) est un peu plus haut que le deuxième (1740.73 le 20/10/1995). J'ai donc pris le "vrai" point bas pour calculer cette droite. Si, comme tu le suggère, on prend le premier on n'arrive pas à une différence vraiment significative (droite rouge en pointillés sur les deux graphiques suivants qui passe à 3387 le 17/10/2008). La première, la droite rouge, passe par 3468.7. Ce qui fait un écart d'environ 2.5 %. ![]() ![]() La droite B est calculée avec le point bas de 1978 et le point bas de 1981. La droite D est calculée avec le point bas de 1981 et le point bas de 2003. Au franchissement de la droite D, j'avais envisagé un objectif sur la droite C, la rouge. En hebdomadaire, il ne s'est rien passé sur ce seuil qui a été enfoncé d'une traite avec un nouvel objectif baissier vers cette fameuse droite B, tant contestée. La semaine du krach, celle du 10/10/08, le plus bas en séance a été de 3047.95. La droite B valait la même semaine 3038.7. Au-delà de la proximité de ces chiffres (9.25 points d'écart) qui relève probablement du hasard sur une période aussi longue et dont je ne me sers pas pour appuyer ma thèse (ce qui serait pure démagogie de ma part), je me suis dit que l'indice avait peut-être atteint un point bas. Cette droite B est effectivement assez fragile car calculée sur deux points dont tout le monde s'accorde à penser, y compris moi-même, qu'ils sont basés sur des données peu fiables. Ce qui me semble donner un peu de vraisemblance à ce tracé toutefois, c'est qu'en projetant une parallèle à cette droite, on tombe sur l'oblique E qui elle structure assez bien l'indice depuis 1974, y compris dans la période récente, mais aussi l'oblique I qui a fait résistance tout au long de l'histoire de l'indice, sauf en 2000. Il se trouve aussi que la droite E est l'exacte médiane de l'intervalle délimité par les obliques B et I. Quelques observations qui tendent (je dis bien tendent) à valider cette droite B, qui dès lors pourrait (je dis bien pourrait) constituer un point bas. Quelques observations qui n'ont aucune autre ambition que d'être des observations, et qui valent ce qu'elles valent. ![]() Pour ce qui est de ta suggestion d'utiliser deux à deux les points bas 77-78-81, 78-81, c'est fait avec la droite B. En revanche, la proximité des points 77-78 sur une même phase de marché ne me paraît pas devoir justifier le calcul d'une droite à long terme. Saluations
Bonsoir Mr Weisrock
La controverse qui nous a opposés a été vive. Il est dans la nature des choses que des débats puissent être musclés sur des questions aussi sensibles que les fluctuations boursières qui déchaînent les passions. En revanche j'ai particulièrement apprécié de ne pas avoir fait l'objet d'une censure au cours de ces discussions, ce qui aurait été facile votre part en tant que responsable, je ne crois pas me tromper, de ce site. J'apprécie aussi de pouvoir continuer à le faire, non pas pour me faire de la pub gratuite, mais parce que je suis animé probablement de la même passion que vous. Bien à vous
Bonsoir Grafaction.
Pourquoi utilises-tu des cours de cloture ? Il semble que dans ce cas le CAC est passé à travers ton support sans le voir.J'exagère. Essaye avec 1713,30 PB S43 Oct.95 et 2401,15 PB S10 Mars 2003. Tu verras que ce support a mieux fonctionné. Pour combien de temps? est une autre question. Je vais lire la suite de ton post ,il doit en effet y avoir plusieurs lignes support passant dans la zone 3000-3100. Mais en ce moment un Euro/$ à 1.32 peut suffire à secouer le DOW-JONES et par conséquent les autres indices. A suivre. Cordialement
Bonjour Manux,
J'utilise habituellement les cours de clôture hebdomadaire pour calculer mes droites de tendance, car à mon sens, la clôture hebdomadaire représente mieux le consensus dans une phase donnée du marché que les plus hauts ou plus bas en séance qui reflètent davantage la volatilité des cours sous l'effet de l'exagération liée à la panique sur les creux, ou à l'euphorie sur les pics. De même que l'on se réfère habituellement à la clôture quotidienne pour résumer la journée et calculer les variations d'un titre d'un jour à l'autre (tout le monde se fout comme d'une guigne du cours à 15h34, sauf bien sûr les intraday), l'analyse hebdomadaire doit à mon sens se référer au cours qui clôture la semaine, tous les acteurs du marché ayant eu le temps matériel de prendre et d'exécuter leurs décisions. Ce qui peut corriger en fin de semaine les excès de volatilité apparus en cours de semaine sous l'effet de trous d'air ou de phases d'exubérance temporaires du marché. Ca c'est le principe. Ceci étant, c'est ce n'est qu'un principe car je me suis rendu compte que parfois le tracé des droites gagnait en précision en considérant, comme tu le suggères, les plus hauts - plus bas associés à un pic ou à un creux. Ta proposition de prendre les bas en séance de 1995 et de 2003, et non plus la clôture hebdomadaire, est à cet égard particulièrement éclairante. La droite rouge C en pointillés passe plus bas que la droite rouge initiale en trait plein, et paraît avoir le statut de support à l'heure actuelle. Merci pour cette idée qui m'avait échappée. ![]() ![]() Cette observation renforce la présomption de validité de cette fameuse droite de très long terme B. Tout au moins cette droite s'inscrit-elle dans une représentation fondée, elle, sur des supports de plus court terme. Trouver d'autres droites de support passant vers 3000 ne pourra qu'appuyer ce constat, mais je n'ai pas vraiment le temps d'approfondir. Si tu as des suggestions pour débroussailler le terrain, je suis preneur. Quant à savoir si ces supports tiendront, c'est comme tu le dis, une autre histoire. Les deux sommets majeurs (2000 et 2007), dont le deuxième est inférieur au premier, dégagent une désagréable impression de faiblesse du marché. Bien sûr il y a eu la bulle des technos en 2000, bien sûr la composition du CAC a changé, bien sûr la forte représentation des financières dans l'indice, bien sûr... bien sûr à tout, mais il n'en reste pas moins que d'un strict point de vue graphique, des sommets décroissants sont souvent annonciateurs de vents mauvais. Au cas où les 3000 seraient durablement franchis en baisse, la trajectoire observée depuis 1965 serait invalidée et il faudra se référer à un autre régime de croissance, plus lent celui-là, pour trouver des supports (les graphiques de Roque sur le SP500, remontant à 1928 et qui révèlent l'existence de trends moins pentus sur plus longue période, sont à cet égard particulièrement éclairants). Mais dans ce cas de figure, il n'y a plus de données franco-française. La (bonne) idée de Roque de procéder par analogie avec le SP500, qui remonte beaucoup plus loin dans le temps que ce CAC reconstitué, pourra alors être exploitée pour nourrir la réflexion. Salutations
" Quant à savoir si ces supports tiendront, c'est comme tu le dis, une autre histoire.
Les deux sommets majeurs (2000 et 2007), dont le deuxième est inférieur au premier, dégagent une désagréable impression de faiblesse du marché. Bien sûr il y a eu la bulle des technos en 2000, bien sûr la composition du CAC a changé, bien sûr la forte représentation des financières dans l'indice, bien sûr... bien sûr à tout, mais il n'en reste pas moins que d'un strict point de vue graphique, des sommets décroissants sont souvent annonciateurs de vents mauvais. " Ceci viendrait conforter cela ? Cliquez pour agrandir
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