Bonjour.
Il peut toujours y avoir une surproduction d'une denrée suite au report de l'une sur l'autre qui aura été en pénurie l'année d'avant, en vue de meilleure rémunération.
Donc soit faut être renseigné sur les mises en culture soit faut se référer à l'historique des comportements des producteurs.
Je lisais de telles données il y a quelques décennies, il n'y a là rien de bien ardu.
On doit pouvoir facilement trouver des magazines génériques qui fourniront assez d'éléments permettant d'appréhender le contexte sous l'angle des volumes de production, des estimations diverses, car les producteurs les lisent eux-mêmes pour ne pas trop se planter, si j'puis dire.
Pour le monde de l'élevage, par exemple, afin de définir la politique d'approvisionnement selon la disponibilité, prix, tout en respectant la variété de l'alimentation offrant de bons rendements, et ceci souvent longtemps à l'avance, car modifier en catastrophe est peu souvent favorable. La même chose évidemment pour le secteur des producteurs d'aliments composés pour bétail, volaille, etc, qui sont obligés d'établir leurs programmes de fabrication encore plus en amont dans le temps.
(d'où l'existence de contrats d'approvisionnement avec divers acteurs ainsi que de fourniture envers les utilisateurs finaux))
Pour le maïs, soja, blé, par exemple, vu que la demande est mondiale, si l'on en a besoin a un endroit, ce sera la même chose partout, ce qui fait qu'il n'y a pas d'obligation à consulter toutes les données par zone, même si les productions et utilisations peuvent varier selon ces zones. (transformation en carburant...)
Les prix de l'alimentation humaine en produits de base est en très forte augmentation en Chine, plus qu'ailleurs, et ce n'est pas du tout parti pour se calmer.
L'augmentation de la mise en culture de terres précédemment en friche ou jachère ne devrait pas y changer grand chose car la demande est toujours en augmentation, et pas seulement pour l'alimentation.
D'autre part les fluctuations de production pour des cultures réparties sur plusieurs continents ou zones ont ainsi moins de chances d'être très marquées, en raison d'aléas climatiques. (maïs, blé)
La valorisation des matières premières agricoles ne répond pas à tous les angles logiques. Il y a conflit d'intérêt, politique entre pays, entre types d'acteurs, producteurs/utilisateurs, et à l'intérieur de ces catégories, puisqu'on y trouve des entités extrêmement variées.
Entre l'encadrement du Marché, le rôle des centres de courtage, stockage, transport, les prix ne sont que le résultat de ces diverses opérations ce qui peut provoquer aussi bien chez les petits producteurs qu'utilisateurs finaux s'ils sont très pauvres, des modifications de comportement.
En admettant que la situation économique aille mal, qu'il devienne difficile de produire ou de consommer faute de revenu suffisant, les instances politiques locales ou internationales seraient amenées à intervenir, à modifier les règles, avec un certain retard.
C'est un peu comme l'histoire du crédit, faudrait tout remettre à plat, mais rien n'indique que ceux qui pourraient intervenir ont compris qu'il faudra s'y résoudre, ils préfèrent temporiser plutôt que prendre en compte l'ensemble des risques liés.
Pour ce qui est des pays pauvres, des tensions au sein de leur population, il faut surveiller la facilité qu'ils ont à se procurer les céréales ou équivalents de base et aussi la volaille, les oeufs que souvent ils importent, maintenant. Le lait, l'huile et enfin le sucre, aussi.
Sans quoi, s'il faut qu'en plus de prix déjà prohibitifs pour eux à se procurer du carburant, si les denrées alimentaires de base s'envolent un peu, beaucoup, il va falloir leur fournir des armes en quantité, pour pallier aux manques.
Il faudra aussi renforcer l'armement de ceux qui sont en face et c'est ainsi que finalement l'Economie du monde sera sauvée car ce secteur a toujours valu le coup.
Rajout:
- l'utilisation de carburant entre de plus en plus dans le processus de production des zones pauvres, notamment pour les besoins en eau des cultures.
Pour répondre à la question du post qui suit, je ne m'intéressais pas aux marchés pour y investir , mais simplement pour choisir un métier dans ce vaste domaine. J'y ai bossé quelques temps, je suis un généraliste.
édité le : 18-12-2007 23:05:07Si t'as un pro-blême avec les sous-bulles de la vie, fonde le site S.O.S. Pédagogie-Cornegidouille, il y aura du populo pour escouta-tei au long de tes involucrations pensesques!