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Vu d'Iran:
Poutine l'anti américain Voilà le Président de guerre accusé d'avoir l'air d'un touriste perdu en Irak et à qui ses homologues font de plus en plus ouvertement grief. Jeudi, au seuil de la conférence de Munich, le Russe Vladimir Poutine a sommé l'Américain George Bush de cesser ses agissements nuisibles au Moyen- Orient et de se diriger en catastrophe vers la porte de sortie avant qu'il ne soit trop tard. Depuis que les choses vont mal en Irak, des commentaires de ce genre se multiplient à Moscou. A son retour la semaine dernière de Washington, le Chef de la diplomatie russe, Sergey Lavrov n'avait pas hésité de qualifier les Etats-Unis de pays qui ignore totalement les voeux de la communauté internationale. Allusion faite au refus de Washington de la tenue sous le parainnage moscovite d'un colloque international sur l'Irak en présence de tous ses voisins. Opposant de la première heure à la croisade bushiste en Mésopotamie, la Russie de Poutine semble retrouver dans la pagaille née de la guerre, une belle occasion de tirer sa revanche. Un peu plus à l'ouest, en France cette fois, l'heure est aussi au règlement de comptes avec les bellicistes de la Maison Blanche. Mardi dernier, les esprits anti-guerre ont retrouvé un nouvel entrain en la personne de Premier ministre Villepin qui a rappelé au bon souvenir des Américains, son memorable discours alarmiste de 2003, juste à la veille de l'intervention. Aussi pour la France que pour la Russie, la nécessité de réformer l'axe de la paix se fait ressentir au regard du tournant que prend la stratégie moyen orientale de Bush. Dans deux jours, Poutine quitte Munich pour partir en tournée au Moyen-Orient avec en poche le projet de créer un consortium sécuriatire composé de Russie et des états du Golfe Persique, consortium auquel les Américains ne sont pas invités à prendre part. Un tel projet, s'il venait à se réaliser, confirmerait une prophétie longtemps crainte à Washington, celle de la fin de l'empire américain. Perdre le controle sécuritaire d'une région aussi stratégique que le Moyen-Orient équivaut à une défaite colossale dont la superpuissance ne se remettra jamais.
Le lundi 19 février 2007
Moscou menace de viser les éléments du bouclier américain Agence France-Presse Moscou La Russie a menacé lundi de reprendre sa production de missiles de moyenne portée si des éléments de missiles anti-missiles américains sont installés en Europe et de désigner ces derniers comme cibles potentielles. «Si les gouvernements de la Pologne et de la République tchèque prennent une telle décision (d'accepter le bouclier antimissile américain), les forces stratégiques (russes) seront en mesure de pointer (des missiles) sur ces installations», a déclaré le général Nikolaï Solovtsov, commandant en chef des forces stratégiques russes, lors d'un point de presse à Moscou. «Si la décision politique sur la sortie du traité (américano-soviétique FNI sur les forces nucléaires intermédiaires) est prise, les forces stratégiques seront capables de la mettre en oeuvre», a-t-il insisté. Dans le cadre du FNI, «les missiles à portée intermédiaire ont été éliminés mais toute la documentation technique est restée et reprendre leur production ne sera pas difficile si une décision dans ce sens est prise», a ajouté le général Solovtsov. La fabrication de nouveaux missiles «prendra cinq ou six ans, peut-être même moins», a-t-il ajouté. Le chef de l'état-major des forces armées russes, Iouri Balouïevski, a menacé jeudi de sortir du traité FNI si Washington installe des éléments de son bouclier antimissile en Europe centrale. Le traité FNI a interdit une classe entière de missiles de 500 à 5500 km de portée, c'est-à-dire ceux qui étaient braqués sur l'Europe. Washington a demandé en janvier à la République tchèque et à la Pologne de servir de bases européennes au bouclier antimissile américain, s'attirant immédiatement les protestations les plus vives de Moscou. Le chef du gouvernement tchèque Mirek Topolanek a déclaré lundi, lors d'une rencontre avec son homologue polonais Jaroslaw Kaczynski, que les deux pays allaient «probablement donner une réponse positive» à Washington.
Iran : nouvelles sanctions ou frappes «préventives»
Jooneed Khan La Presse Un nouvel engrenage de sanctions de l’ONU contre l’Iran démarre avec son refus de cesser d’enrichir l’uranium à l’échéance d’aujourd’hui, et les États-Unis mettent en place un dispositif de frappes militaires tout en niant vouloir recourir à la force. L’Iran avait 60 jours pour se plier à la résolution adoptée en décembre par le Conseil de sécurité, où les puissances occidentales le soupçonnent de poursuivre l’arme nucléaire, ce qu’il nie. Le délai expire aujourd’hui. Cette résolution, adoptée, à l’insistance de la Chine et de la Russie, sous l’article 41 du chapitre 7 excluant le recours à la force, imposait des sanctions privant l’Iran de transferts de technologie, et imposant le gel des avoirs de 10 firmes et 12 dirigeants iraniens. Le chef de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Mohamed ElBaradei, a reçu hier le négociateur iranien Ali Larijani à la veille du délai fixé par l’ONU. « La question ne doit être résolue ni par la force ni par la pression, mais par la négociation », a déclaré Larijani après la réunion de Vienne, en accusant certains pays de « vouloir priver l’Iran de son droit à la technologie nucléaire pacifique ». Dans un rapport attendu à l’ONU d’ici vendredi, ElBaradei entend constater que l’Iran augmente l’enrichissement d’uranium, ce qui risque de provoquer une aggravation des sanctions en place. « Éviter l’intox » Dans une interview au Financial Times, le chef de l’AIEA estime que l’Iran aura d’ici à un an le savoir-faire pour enrichir de l’uranium à une échelle industrielle, avec 3 000 centrifugeuses fonctionnant « en cascade ». Mais l’Iran est encore « à quatre ou huit ans d’avoir la capacité de fabriquer une bombe », et « les sanctions ne marcheront pas », a-t-il dit. ElBaradei a proposé d’« éviter l’intox » dans le dossier, et proposé une « double pause » – de l’enrichissement et des sanctions. Mais les préparatifs militaires s’intensifient de part et d’autre. Le porte-avions états-unien USS John C. Stennis a rejoint hier le USS Dwight D. Eisenhower dans le Golfe. Il s’agit, a indiqué le mois dernier le chef du Pentagone, d’« un signal adressé à l’Iran », taxé d’une attitude « très négative ». La BBC, citant hier des « sources diplomatiques », rapporte que les plans d’attaque des États-Unis ciblent les installations nucléaires de Natanz, Isfahan, Arak et Bouchehr mais aussi les bases aériennes, navales et balistiques de l’Iran, et ses centres de contrôle. Selon ces sources, d’éventuelles frappes contre l’Iran ne sont plus liées au seul dossier nucléaire. Elles dépendront aussi des pertes en Irak que Washington pourra imputer au soutien de l’Iran à l’insurrection chiite. Le Pentagone a qualifié de « ridicules » les informations de la BBC. Les États-Unis ont des « inquiétudes réelles » à propos du programme nucléaire de l’Iran et de ses ingérences en Irak, a déclaré Bryan Whitman, un porte-parole. « Erreur de calcul » L’amiral Patrick Walsh, commandant sortant de la Ve flotte, chargée d’assurer la liberté de navigation dans le Golfe, s’est dit « préoccupé » par la possibilité d’une « erreur de calcul » de la part de l’Iran, dans une interview à Manama, capitale du pétro-émirat de Bahreïn et siège de la Ve Flotte. Il a accusé l’Iran d’« intimider » et de « provoquer » ses voisins par sa rhétorique et ses manœuvres militaires. Côté iranien, les Gardiens de la révolution ont simulé hier une défense contre une attaque aérienne dans le cadre de manœuvres entamées dans 16 des 30 provinces du pays. Selon un responsable anonyme au Pentagone, l’Iran a augmenté ses patrouilles dans les eaux irakiennes, même si elles n’apparaissent pas de nature « agressive ». Enfin, la Maison-Blanche a tourné en dérision l’offre du président iranien Mahmoud Ahmadinejad d’arrêter l’enrichissement d’uranium « si les autres pays en font autant ». « Vous croyez vraiment que c’est une offre sérieuse ? » a demandé le porte-parole, Tony Snow à la presse qui l’interrogeait sur les propos d’Ahmadinejad lors d’un meeting en Iran. Avec AFP, AP, Reuters, BBC, Daily Times, USA Today et Al-Jazira
Le jeudi 22 février 2007
Agrandir l'image Le président syrien Bachar al-Assad Photo Reuters Les spéculations sur une guerre avec la Syrie vont bon train en Israël Jacques Pinto Agence France-Presse Jérusalem Des informations sur un renforcement, avec l'aide de l'Iran, de l'armée syrienne dans le secteur du Golan occupé depuis 1967, alimentent des spéculations en Israël sur une éventuelle guerre. L'armée syrienne a récemment procédé à des mouvements de troupes en direction de la frontière avec Israël sur le plateau du Golan, a rapporté jeudi le quotidien Haaretz. Le journal, sous la plume de son spécialiste des questions de Défense, Zeev Schiff, généralement bien renseigné, indique que la Syrie est lancée dans une course aux armements avec l'aide de l'Iran, ennemi juré d'Israël. Ces informations viennent recouper de récentes déclarations d'un officier des renseignements militaires, le général Yossi Beidatz, qui a estimé que le président syrien Bachar al-Assad «préparait ses forces à un conflit militaire» avec l'État hébreu. Ce conflit pourrait être généré «par une tierce partie», a-t-il déclaré cette semaine en faisant allusion au Hezbollah libanais contre lequel Israël a mené l'été dernier une guerre de plus d'un mois. «L'armée syrienne se renforce à un rythme sans précédent dans tous les domaines ces derniers temps, avec l'aide financière de l'Iran», écrit en Une Zeev Schiff, le correspondant militaire du journal libéral. Dans cette course aux armements «l'accent est mis notamment sur les missiles et les roquettes de longue portée», écrit-il. La Syrie, selon lui, s'équipe massivement de missiles Scud-D d'une portée de 400 km couvrant l'essentiel du territoire israélien, qu'elle a testés récemment avec succès, pour contrebalancer la «faiblesse de son armée de l'air». Damas, ajoute le journal, serait à la veille de conclure un «méga contrat» avec la Russie portant sur la livraison de milliers de missiles antichars sophistiqués utilisés avec efficacité par le Hezbollah contre les blindés israéliens lors de la guerre de juillet-août. «Les armes antichars sont considérées comme des armes défensives mais, entre les mains de terroristes, ce sont des armes offensives», a déclaré à l'AFP Miri Eisin, porte-parole du premier ministre Ehud Olmert. «Il apparaît que des troupes syriennes ont fait mouvement pour se placer à proximité de la frontière sur le Golan», poursuit Zeev Schiff, relevant que des mouvements similaires avaient été le prélude au déclenchement de l'offensive syrienne sur ce front lors de la guerre israélo-arabe d'octobre 1973. Le ministre de la Défense Amir Peretz a quant à lui déclaré lors d'une réunion de responsables de la défense qu'il fallait éviter les «déclarations superflues» au sujet de la Syrie et a demandé aux responsables d'éviter une «guerre des mots» avec ce pays, selon la radio. Il a ajouté que l'armée effectuerait des préparatifs, si nécessaire, en fonction de l'évolution sur le terrain. Réagissant aux informations publiées par Haaretz, son conseiller, le général de réserve Amos Gilad, avait auparavant déclaré à la radio publique qu'il «n'y a aucune information indiquant que les Syriens s'apprêtent à nous attaquer dans les mois qui viennent». «Le fait que la Syrie renforce ses capacités militaires ne signifie pas qu'on va être attaqué demain mais il est certain qu'il faut y être prêt», a-t-il ajouté, soulignant que les informations de M. Schiff étaient «généralement très crédibles». «Il existe une tension notoire à la frontière israélo-syrienne où la Syrie a renforcé son dispositif militaire depuis la guerre menée par Israël au Liban», a indiqué à l'AFP une source militaire du commandement de la région nord. L'armée israélienne a mené d'importantes manoeuvres mercredi sur le plateau du Golan, impliquant des unités d'infanterie, des blindés, l'artillerie et l'aviation. Les négociations entre Israël et la Syrie sont gelées depuis 2000. Damas réclame la restitution du plateau du Golan conquis en 1967 par Israël et annexé en 1981. Plus de 15 000 Israéliens y sont installés.
Peretz urges Israel to avoid verbal escalation with Syria
By Amos Harel, Aluf Benn and Ze'ev Schiff, Haaretz Correspondents Responding to a Haaretz report that Syria is boosting its army and moving troops closer to its border with Israel, Defense Minister Amir Peretz said Thursday that Israel should refrain from making further statements regarding Syria, and urged officials to avoid a verbal escalation of tensions. Speaking at his weekly meeting with Defense Ministry officials, Peretz said that the situation would be assessed based on concrete information, and that the army would prepare itself as necessary. Earlier Thursday, Israel Radio quoting Syrian parliament member Mohammed Habash as denying the Haaretz report. According to the radio, Habash told the Dubai-based Al Arabiya satellite channel that nothing has changed in terms of troop size along the border, but "Syria is fully prepared for any situation [that may develop]." Advertisement Habash warned that should "Israel decide to do something stupid, it would pay a heavy price." Addressing the charge that Syria's military buildup is being funded by Iran, the radio quoted Habash as saying that the "cooperation between Damascus and Tehran is no secret, as both are being faced with a direct threat." The Syrian armed forces are being strengthened in an unprecedented way in recent memory with the help of generous funding from Iran and its troops appear to be moving closer to the border with Israel. http://www.haaretz.com/hasen/spages/828914.html
L'échec des Etats-Unis à jouer le rôle d'une puissance morale, par Paul Craig Roberts, journaliste américain
[color=noir]Source: www.roshangari.net - Tous les indices témoignent de la préparation apparente d'une attaque d'envergure de la marine et de l'armée de l'air américaine contre la République islamique d'Iran. Entre-temps, l'agence de désinformation dépendant du président américain, George W. Bush, à savoir la chaîne Fox News, est en train de préparer l'opinion publique à accepter l'idée d'une guerre américaine contre l'Iran, en créant un climat d'angoisse et d'hystérie à l'intérieur des Etats-Unis. * * * L'occupation de l'Irak par les Etats-Unis de Bush doit être considéré, à juste titre, comme le plus grand crime de guerre commis en ce début du XXIe siècle. Les leaders du parti démocrate, désormais majoritaire au Congrès américain, critiquent le président Bush en raison de sa mauvaise gestion de la guerre, guerre qui a commencé, en se basant sur de fausses informations et qui a coûté la vie à des milliers de soldats américains et à des centaines de milliers de civils irakiens. Le régime de Bush avait créé un climat de peur, d'ailleurs faux, pour tromper l'opinion publique et les membres du Congrès sur le bien-fondé de cette guerre contre le régime de Saddam Hussein. A cette époque-là, le vice-président Dick Cheney et les autres conseillers de la Maison Blanche prétendaient que le régime de Saddam Hussein s'apprêtait à attaquer les villes des Etats-Unis par son immense arsenal d'armes de destruction massive. Mais dans le même temps, les experts et les stratèges savaient bien que l'Irak ne présentait aucune menace pour la sécurité nationale des Etats-Unis. L'occupation de l'Irak après une guerre illégitime est peut-être la meilleure raison qui existe pour imposer un impeachment au tandem Bush-Cheney et pour les traduire à la justice pour innombrables crimes de guerre et crimes contre l'humanité qu'ils ont commis en Irak. Le massacre délibéré des centaines de milliers de civils, la destruction systématique des infrastructures civiles, la préparation d'une guerre civile ethnique et confessionnelle parmi les différentes composantes de la société irakienne, l'aggravation des tensions dans la régime du golfe Persique et du Moyen-Orient, sont d'autant d'exemples des crimes commis par l'administration républicaine de George Walker Bush. Les Irakiens ont perdu ainsi leur espoir à la vie, et des centaines de milliers de citoyens irakiens ont été amené à l'exode. Beaucoup de jeunes diplômés irakiens ont décidé de quitter leur pays et de s'installer dans les autres pays de la région, en Europe ou en Amérique du Nord. Mais ce n'est que le début d'un commencement. Selon les chiffres officiels du Pentagone, la perte en vie humaine de l'armée américaine sont supérieur à 26000 tués, blessés ou handicapés. Par ailleurs, la guerre et l'occupation ont coûté plus de mille milliards de dollars, selon certaines sources bien informées. A qui profite le crime? Des gens comme le vice-président Dick Cheney, ancien membre du Conseil d'administration de Halliburton, et les grands actionnaires des complexes industriels et militaires ont tiré de grands bénéficies de cette guerre dont l'addition doit être payé évidemment par les Irakiens et le contribuable américain. Selon un rapport rédigé par le sénateur Frank Lautenberg, Halliburton a gagné jusqu'à présent, plus de 10 milliards de dollars, par conséquent, les actions de Halliburton que possédait Dick Cheney ont monté de 241.498 dollars à plus de 800.000 dollars. Par ailleurs, les frais de cette guerre sale doivent être payés par le trésor fédéral des Etats-Unis qui subit déjà de grands déficits budgétaires. Le résultat est que le dollar américain a beaucoup perdu face aux autres monnaies, les Américains doivent payer plus d'impôts pour que les dirigeants de la Maison Blanche puissent poursuivre leurs aventures militaires dans les régions du golfe Persique et du Moyen-Orient. Tout le monde s'accorde à dire aujourd'hui que le président actuel des Etats-Unis a commis en Irak des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité que personne ne peut plus nier. Les Irakiens, les peuples du golfe Persique et du Moyen-Orient, ainsi que les familles des soldats américains tués en Irak sont les victimes de ces crimes odieux. Lors des élections mi-mandat du Congrès en 2006, les citoyens américains ont réagi contre les politiques du président Bush en Irak, et ils ont voté majoritairement pour les candidats démocrates. Ils souhaitaient ainsi que les démocrates du Congrès puissent peser efficacement sur les politiques guerrières du président George W. Bush. Mais les démocrates seraient-ils capables de répondre convenablement aux attentes des électeurs américains? Pour trouver la réponse, jetons un coût d'œil sur les récentes déclarations des élus démocrates: Le sénateur démocrate Joseph Biden, président de la commission des relations étrangères du Sénat, a déclaré au journaliste de la chaîne ABC: "La défaite en Irak est celle d'un président républicain qui a commencé une guerre dépourvue de tout bien-fondé logique et juridique, et sans avoir aucune stratégie pour la gestion de la guerre et de l'après-guerre. Le gouvernement de Bush n'a pas déployé assez de soldats en Irak, et il a poursuivi l'occupation du pays sans en avoir les moyens logistiques nécessaires. La sénatrice démocrate de New York, Hillary Clinton qui sera très probablement la candidate principale de son parti aux élections présidentielles de 2008, estime que la décision de George W. Bush d'entamer la guerre contre l'Irak était le résultat d'une combinaison de mauvaises appréciations et de mauvaises gestions. Mais il est curieux de constater que dans le camp des démocrates, personne ne déplore la morts des centaines de milliers d'Irakiens, ni des crimes commis par les GI's contre les civils. Ils critiquent seulement et simplement la défaite militaire et politique de Bush en Irak. La sénatrice Clinton ne parle absolument pas de la grave responsabilité du président Bush pour les crimes commis en Irak, et au lieu de voter pour un impeachment, elle dit seulement que le Président Bush doit finir la guerre avant la fin de son second mandat présidentiel, et ce pour que son prédécesseur n'ait plus le dossier irakien sur son bureau. Pour elle, le comble d'irresponsabilité de Bush serait de laisser ouvert le dossier de la guerre en Irak au prochain président des Etats-Unis. Mais ce qu'oublie Mme Clinton c'est que le comble d'irresponsabilité de George W. Bush et de ses conseillers de faire entrer deux peuples dans une guerre injuste par le mensonge. En attendant, la majorité démocrate au Congrès a décidé d'approuver une résolution non exécutoire pour condamner la mauvaise gestion de la guerre en Irak par le tandem Bush-Cheney et pour exiger un désengagement progressif des Etats-Unis. Cependant, arrogant et indifférent aux oppositions exprimées par le Congrès, l'administration républicaine de Bush est en train de préparer vraisemblablement une nouvelle intervention militaire, cette fois contre la République islamique d'Iran. Tous les indices témoignent de la préparation apparente d'une attaque d'envergure de la marine et de l'armée de l'air américaine contre la République islamique d'Iran. Entre-temps, l'agence de désinformation dépendant du président américain, George W. Bush, à savoir la chaîne Fox News, est en train de préparer l'opinion publique à accepter l'idée d'une guerre américaine contre l'Iran, en créant un climat d'angoisse et d'hystérie à l'intérieur des Etats-Unis. Jusqu'à la fin de l'année dernière, Bush et son clan présentaient la nébuleuse Al-Qaïda comme responsable principal de leurs défaites en Irak, mais depuis le début de janvier 2007, ils ont changé de cap pour faire croire que les interventions iraniennes dans les affaires intérieures de l'Irak seraient la principal obstacle à la sécurisation de ce pays. En réalité, Israël poursuit 24 heures sur 24 son lobbying à Washington pour convaincre les dirigeants américains de la nécessité d'une intervention militaire à l'encontre de la république islamique d'Iran. Les démocrates ne sont pas assez actifs pour empêcher ce nouveau complot, et semblent se soucier uniquement sur la nécessité ou non du déploiement de 21500 soldats en Irak. Mais dans ce contexte, personne n'écoute, ni dans le camp des démocrates ni dans celui des républicains, la voix du peuple américain qui exige la fin immédiate de la guerre en Irak. Les deux criminels de guerre de la Maison Blanche, c'est-à-dire Bush et Cheney doivent arrêter tout de suite la guerre, sinon les membres du Congrès doivent recourir à un impeachment pour empêcher la survenance d'une nouvelle guerre dans la région du Moyen-Orient.
Frappes en Iran: Israël négocierait un couloir aérien
Associated Press Londres Israël aurait entamé des négociations pour obtenir l'usage d'un corridor dans l'espace aérien irakien, contrôlé par les États-Unis, au cas où l'État hébreu déciderait de frapper les installations nucléaires iraniennes, croit savoir samedi un quotidien britannique. Ce qui a été démenti par le ministre adjoint de la Défense israélien Ephraïm Sneh. Selon le «Daily Telegraph», qui cite un haut responsable non-identifié de la défense israélienne, les discussions en cours porteraient sur la planification de divers scénarios. Pour Ephraïm Sneh, il s'agit là «d'informations sans fondement». «Peut-être que des gens veulent détourner l'attention de la necessité de sanctions économiques immédiates (contre l'Iran, NDLR) avec des histoires sur une action israélienne imminente, qui n'est pas au calendrier». Lundi, les représentants des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU (États-Unis, Grande-Bretagne, France, Chine et Russie) ainsi que de l'Allemagne se retrouvent à Londres pour discuter de nouvelles sanctions contre Téhéran, qui poursuit son programme nucléaire au mépris des résolutions de la communauté internationale. http://www.telegraph.co.uk/news/main.jhtml?xml=/ne... http://www.haaretz.com/hasen/spages/829673.html
depuis le temps que ça couvait:
La crise du crédit immobilier prend de l'ampleur aux Etats-Unis par Lynn Adler NEW YORK (Reuters) - Les craintes de faillites sur le marché américain du crédit immobilier ont encore gagné de l'ampleur mardi, et la "crise" décrite par l'une des sociétés du secteur prend maintenant une tournure politique aux États-Unis. Le retournement du marché américain du logement, conséquence notamment de deux années de durcissement par la Fed du loyer de l'argent, a multiplié les défauts de paiement chez les emprunteurs et conduit l'an passé une vingtaine d'organismes spécialisés dans les prêts à risque, destinés aux acquéreurs disposant de peu d'apport ou présentant un profil crédit plus fragile, à suspendre l'octroi de prêts ou à déposer leur bilan. Cette menace plane encore sur certains géants du secteur, comme le leader indépendant New Century, et les craintes d'une contagion aux autres acteurs de la finance a fait rechuter Wall Street mardi. Une étude a par ailleurs montré que les organismes américains de crédit avaient lancé au quatrième trimestre de 2006 une procédure de déchéance dans plus d'un dossier de prêt immobilier sur 200, un taux jamais vu jusqu'ici. Il s'agit de la toute première étape contre un emprunteur, mais celle-ci peut aller jusqu'à la saisie du logement pour lequel il a souscrit son crédit. Le nombre total de procédures engagées, qui s'explique notamment par une multiplication des défauts de paiement dans les crédits immobilier "subprime" (à risque), est le plus important depuis que l'association des banquiers immobiliers réalise son étude nationale sur les incidents de paiement, c'est-à-dire depuis 37 ans. La proportion des logements financés par le recours à un emprunt et pour lesquels la procédure de forclusion du contrat a été enclenchée est montée à 0,54% CVS sur les trois derniers mois de 2006, contre 0,50%, le précédent record. Celui-ci remontait au deuxième trimestre 2002, à une époque où l'économie américaine sortait peu à peu de la récession. Les retards de paiements d'échéances sur des crédits immobiliers ont également augmenté au quatrième trimestre pour atteindre leur plus haut niveau en trois ans et demi. LES POLITIQUES PRÉOCCUPÉS Dans une interview à la chaîne de télévision CNBC, le directeur général d'un autre groupe du secteur, Countrywide Financial, a déclaré que le marché américain du crédit immobilier "entrait désormais dans une crise de liquidité" appelée "à faire de plus en plus de dégâts". Angelo Mozilo a cependant déploré que les investisseurs sanctionnent les organismes de crédit exposés au même titre que ceux en posture plus solide. Cette situation, et les craintes qu'elle suscite sur les marchés, prend maintenant aux États-Unis une tournure politique à l'échelle locale et fédérale. Le président de la commission des Services financiers de la chambre des Représentants, le Républicain Barney Frank, a fait part de son intention d'introduire une législation pour restreindre la signature de crédits immobiliers trop risqués à un moment où le secteur traverse une tourmente. Le Massachusetts a annoncé pour sa part avoir réclamé des informations aux banques d'affaires UBS Securities et Bear, Stearns & Co. concernant leur analyse des organismes de crédit immobilier à risque. Le secrétaire de l'État, William Galvin, a expliqué dans un communiqué que plusieurs communautés du Massachusetts étaient affectées par les difficultés que traversent les sociétés de crédit à risque.
attention à l'effet domino:
Les Bourses mondiales ébranlées par les craintes immobilières aux Etats-Unis Un courtier de la Bourse de Francfort, le 2 mars 2007 © AFP/DDP/Archives Katza Lenz Les marchés boursiers mondiaux, toujours fragilisés par le coup de tabac provoqué en Chine il y a deux semaines, ont de nouveau nettement décroché mercredi en raison des craintes d'une crise immobilière aux Etats-Unis qui affecterait la croissance. La Bourse de New York a néanmoins réussi à terminer dans le vert, mais au terme d'une séance en dents de scie, qui a vu l'indice Dow Jones repasser sous le seuil des 12.000 points pour la première fois depuis le 6 novembre 2006. Le Dow Jones a terminé en hausse de 0,48% à 12.133,40 points et l'indice composite du Nasdaq de 0,90% à 2.371,74 points. Mardi, le Dow Jones avait perdu 1,97% et le Nasdaq avait cédé 2,15%, déclenchant la glissade mondiale. Les Bourses d'Amérique latine ont également fini en hausse, Sao Paulo gagnant 1,24%, Buenos Aires 1,06%, et Mexico 0,49%. Paris a perdu 2,52% en clôture, Londres 2,61%, Francfort 2,67% et l'Eurostoxx 50 2,78%. Le mouvement de baisse a aussi affecté tous les marchés boursiers d'Asie. A Tokyo, l'indice Nikkei a cédé 2,92%. Séoul a clôturé en baisse de 2%, Sydney de 2,10%. Manille a dévissé de 3,38%, Hong Kong s'est replié 2,56%, Shanghai de 1,97% et Bombay de 3,49%. Fin février, les marchés mondiaux avaient déjà décroché de 5% environ, suite à une sévère correction de la Bourse de Shanghai menacée par l'éclatement d'une bulle spéculative. "La nouvelle baisse des marchés mondiaux a été amplifiée par la crise grandissante du secteur des prêts immobiliers à risque aux Etats-Unis", estime Julian Jessop, chef économiste du cabinet d'études britannique Capital Economics. "Les inquiétudes sont à notre avis justifiées, particulièrement concernant un effet domino sur la consommation des ménages aux Etats-Unis. Le marché des prêts immobiliers aux Etats-Unis constitue un nouvel exemple des excès financiers des dernières années", dit-il. Après des années d'euphorie qui ont dopé la croissance de la première économie mondiale, le marché immobilier américain s'est retourné, fragilisant en particulier les sociétés spécialisées dans l'octroi de crédits à risque aux ménages faiblement solvables. Ce qui fait craindre un ralentissement plus accentué que prévu de la croissance globale du pays. Des investisseurs devant un tableau de cotation le 14 mars 2007 à Tokyo © AFP Yoshikazu Tsuno Quelque 2,2 millions de foyers américains risquent de perdre leur maison d'ici à la fin de l'année, incapables de faire face à des échéances toujours plus hautes, basées sur ces prêts à hauts risques. Le système fonctionne en effet tant que les prix continuent à grimper et que les ménages concernés peuvent renégocier plusieurs fois leurs emprunts en se basant sur la hausse de la valeur de leur maison. New Century, l'une des principales sociétés américaines concernées, a annoncé être en quasi faillite cette semaine. Son cours en Bourse a perdu 90% depuis le début de l'année. Les analystes relativisent en soulignant que les risques de propagation au secteur bancaire traditionnel sont minimes. Et le secrétaire au Trésor américain Henry Paulson s'est voulu rassurant mardi, estimant que les fondements de l'économie nationale restaient solides. "Le véritable risque est psychologique. Face à une remontée du taux de défaut, les investisseurs pourraient ne plus vouloir des titrisations de crédits hypothécaires", c'est-à-dire la revente à des fonds d'investissements des créances des banques sur l'immobilier, observe le courtier Aurel Leven, dans une note à ses clients. Les banques "devraient alors supporter directement dans leur bilan le risque d’octroi de nouveaux prêts hypothécaires" et "seraient alors tentées de ne plus prêter aux ménages", ajoute le courtier.
La Réserve fédérale appartenant désormais au passé (la prochaine réunion est fixée au 9 mai), les investisseurs devraient maintenant se tourner vers les résultats du premier trimestre.
"Nous entrons dans la période des avertissements sur résultats", remarque ainsi Frederic Dickson, analyste chez D.A. Davidson and Co. "Les résultats ne devraient pas être très bons", a abondé Marc Pado. "Cela semble être le problème du marché pour les deux semaines à venir." ces résultats ne devraient pas être très bons", a abondé Marc Pado. "Cela semble être le problème du marché pour les deux semaines à venir." Bourse / Actualités Taux et Devises Actualités économiques et financières AFP le 25/03/2007 08h38 Rassurée par la Fed, Wall Street craint les avertissements sur résultats Requinquée par les propos de la Réserve fédérale, qui lui ont permis d'enregistrer sa meilleure semaine depuis fin juillet, la Bourse de New York devrait désormais se tourner vers les résultats trimestriels des sociétés américaines, dans la crainte de mauvaises nouvelles. La surprise de la semaine est venue de la Réserve Fédérale (Fed), qui a cessé d'évoquer de possibles "resserrements monétaires" dans le communiqué publié à l'issue de sa réunion. Le taux directeur de la banque centrale est resté à 5,25% depuis juin 2006 mais les économistes estimaient que la Fed avait jusqu'ici un "biais haussier" en indiquant que son prochain mouvement serait une hausse des taux. Mercredi dernier, la Fed a donc adopté une position plus neutre en laissant entendre que "le prochain mouvement de politique monétaire pourrait être aussi bien une hausse qu’une baisse de taux", a indiqué Marie-Pierre Ripert, économiste à Natixis. Cet événement a encouragé les marchés financiers qui tablaient déjà sur un assouplissement monétaire en milieu d'année. Des taux d'intérêt moins élevés sont susceptibles de doper la croissance et la consommation et sont donc généralement bien accueillis à Wall Street. Après un premier accès d'euphorie, les courtiers ont toutefois semblé revoir leurs interprétations en fin de semaine, certains d'entre eux relevant que la Fed considèrait toujours l'inflation comme "la préoccupation prédominante". "Si le biais haussier a été retiré, la Fed garde malgré tout un certain biais inflation. Par ce communiqué, (elle) a voulu se donner plus de flexibilité et de liberté d’action", remarquait ainsi Marie-Pierre Ripert. "Je crois que le marché s'est un peu trop enthousiasmé alors que la Fed n'a fait que reconnaître des évidences: les pressions inflationnistes existent toujours et l'économie semble s'affaiblir", a aussi souligné Marc Pado, analyste chez Cantor Fitzgerald. La Réserve fédérale appartenant désormais au passé (la prochaine réunion est fixée au 9 mai), les investisseurs devraient maintenant se tourner vers les résultats du premier trimestre. "Nous entrons dans la période des avertissements sur résultats", remarque ainsi Frederic Dickson, analyste chez D.A. Davidson and Co. Cette semaine, le fabricant de matériel de télécommunications Motorola a en effet donné le ton en abaissant ses prévisions de chiffre d'affaires et de bénéfice par action pour le 1er trimestre, en raison d'une baisse des ventes dans le secteur des équipements mobiles. "Certains gestionnaires de portefeuille pourraient faire preuve de retenue jusqu'à ce que la saison des résultats soit bien entamée", a estimé M. Dickson. "Les résultats ne devraient pas être très bons", a abondé Marc Pado. "Cela semble être le problème du marché pour les deux semaines à venir." En outre, la Bourse pourrait se frotter à des seuils de résistance technique après sa nette hausse récente, selon M. Pado. "A court terme, le marché boursier semble un peu surévalué et mûr pour un très léger recul", a acquiescé M. Dickson. Parmi les indicateurs de la semaine, les courtiers surveilleront particulièrement les chiffres d'immobilier (lundi), la révision de la croissance du PIB (jeudi), les dépenses et revenus des ménages (vendredi) et le témoignage du président de la Fed devant le Congrès (mercredi).
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