Forum Bourse : Accueil | Day-Trading | Future-CAC-40-FCE | Sujet : L'homme qui valait 5 milliards
Citation de : jurassic (au 30-01-2008 07:50:21) bah vas y, explique moi ou sont les reponsabilite de bouton dans le trade de JK, je suis impatient de te lire. Faire sauter Bouton, ca ne resoudra rien au probleme. Ca remplira d aise la populasse qui y connait rien, ca fera taire les politiques, mais dans les faits c est pas ce qui empechera que l histoire se repete en ce qui concerne le subprime, 2md €, jusqu a present, ca a rien de delirant, c est dans la norme des publication des banques malheuresement.
Bonjour.
Les petits investisseurs, les petits tradeurs, et en particulier ceux qui font de l'intraday c'est-à-dire quelque chose qui ressemble beaucoup à ce que font les prodiges de la banque-routière dont on jase et jasera tant qu'elle continuera à mentir sont parfaitement en droit de défendre leurs propres intérêts qui sont en l'occurrence pour le moins divergents de ceux des barons du handicap. On aura beau brandir la menace de licenciement et autre perte inconsolable pour la France d'un de ses "fleurons", ces millions de gens aimeraient bien qu'on les entende eux et non pas ceux qui ont triché et dissimulé quels qu'ils soient, que cela soit au sein de l'entreprise ou parmi les instances chargées de la contrôler, jusqu'aux palais. D'ailleurs la population a déjà assez raqué la dernière fois dans l'affaire du Crédit Lionel, qui heureusement reste pour le moment loin devant en terme de bilan final. Car si l'affaire en cours nous a déjà coûté à divers titres, et pas rien qu'un peu, mais encore n'a pas fini de le faire pour les seuls faits déjà accomplis, révélés faute d'avoir pu les dissimuler, on peut s'affoler du manque d'empressement cette fois à rassurer sur les échéances suivantes. Je ne les entend pluss dire que "Cette fois ci, c'est fini, l'ordre peut réintégrer le rocking-chair, dormez, nous le voulons!". Il y a de quoi s'inquiéter quand même, non? Heureusement que les autorités du bord de Seine le font à leur place, et comme en général elles disent rarement des bêtises plus grosses qu'elles, tout va bien se passer, c'est obligé. Faut dire: "Eh oui!", c'est plus parlant. Mais je reconnais que c'est pas des arguments valables pour ceux qui s'en foutent. Bon courage, les mauvaises nouvelles pour la thèse de la probité ne peuvent pas aller plus vite que la musique qui charme tant nos conduits, patience!
édité le : 30-01-2008 08:13:31Si t'as un pro-blême avec les sous-bulles de la vie, fonde le site S.O.S. Pédagogie-Cornegidouille, il y aura du populo pour escouta-tei au long de tes involucrations pensesques!
resalut hug,
Quand un CRS tabasse un mec dans une manif et que celui à la mauvaise idee de mourrir !! Le ministre de l'interieur en general demissionne !! Quand les services secrets font sauter un bateau sous les cocotiers et que pas de bol ya un type dedans !! Le ministre de la defense demissionne !!! Je vais faire plus simple : Si ton fils tague les murs de l'école et que ça coute 5 000 euros à la mairie pour repeindre , c'est toi qui es responsable Tu comprends mieux maintenant?
Bonjour un tous,
Juste une question. Que serait il arrivé à la SG si le fameux lundi (débouclage d'une partie de la position) les US avaient été ouvert Amitiés
Je guette ma proie et elle aussi.
BNP Paribas: bénéfice record de 7,8 milliards d'euros en 2007
La banque BNP Paribas a annoncé mercredi avoir dégagé un bénéfice net record de 7,8 milliards d'euros en 2007, alors que sa concurrente Société Générale est empêtrée dans une crise qui a fait fondre le sien à 700 millions d'euros environ, soit plus de dix fois moins. La première banque française par la capitalisation boursière a vu son bénéfice net "estimé" progresser de 7% en 2007 malgré la crise des "subprimes" qui l'a conduit à passer pour 589 millions de dépréciations au quatrième trimestre et 309 millions de provisions. Au total, la crise des crédits hypothécaires à risque lui a coûté près de 900 millions d'euros sur ce trimestre, après 377 millions au 3e (262 millions de dépréciations et 115 millions de provisions). Au quatrième trimestre, la banque française a vu son bénéfice net reculer de 42% mais il reste positif à environ un milliard d'euros. Scandaleux, dira Ségolène: 8 Mds de profits sur le dos des ménages surendettés! ...et donc cela soit en rackettant les clients par des frais bancaires scandaleux...soit en spéculant sur les marchés financiers. "gagnant pas vu, perdant pendu"
édité le : 30-01-2008 08:32:18MRT2D: méthode de raisonnement technique dynamique & directionnelle.
La ministre avait dit quelques jours plus tôt:
"Tant que l'on n'a pas vendu on n'a pas perdu..." Bon, ok...je veux bien croire que cet adage plein de bon sens (sic) ne concerne que les crotteux de particuliers de province qui se piquent d'activités boursicottantes et non pas les "polymathématiciens des salles de marché"...mais cela reste savoureux comme remarque.
édité le : 30-01-2008 08:46:06MRT2D: méthode de raisonnement technique dynamique & directionnelle.
Le Duo Hug et Bar ont l'air de bien s'entendre...
Vous vous appuyez sur des règles de bons sens indiscutable pour un particulier ou une petite entreprise, il vaut mieux se couper que de risquer sa propre survie. C'est vrai que le 21/01 etait une journée noire, les asiats ont cloturé la veille rouge vif, de quoi faire peur. On ne joue pas avec la survie de la banque en espérant que ça remonte : c'est ce que la SG a fait Eurex a prévenu la SG en novembre 2007 de la surexposition de la SG en Futures La SG a choisi de temporiser... Au 31/12 : la position etait +1.5 Md€ non, ils veulent encore plus. Ils avaient largement le temps de vendre tranquillement cette lourde position. Ils ont finalement cédé leur position en pleine panique générale, ont amplifié la baisse. Vous pouvez vous auto congratuler pour dire qu'ils ont sauvé la banque, mais l'erreur était en amont. Il fallait vendre dès qu'ils ont pris connaissance de la position et non pas quand le marché se retourne.
édité le : 30-01-2008 09:14:54
Citation de : sbsamy (au 30-01-2008 Eurex a prévenu la SG en novembre 2007 de la surexposition de la SG en Futures sauf que quand eurex a prevenu la SG, JK a produit un faux ... expliquant que la position etait sans risque, hedgée : Si eurex te dit long de 50 yards sur le marche reglemente, et que tu produit un faux te disant short d autant en OTC face d autres contreparties, bah tu as une position theorique flat ... Capito ? Les pbmes, ils petent aux yeux des lors que la mystification des deals/contrepartie fictifs ne fonctionnent plus. Et ca, c est le 18/01 que ca se passe, pas le 31/12 ... bref, une fois de plus tu tires des conclusions a partir d elements erronés
édité le : 30-01-2008 19:07:20
les poulets ont perquisitionné chez le frere de JK , qui aurait été viré de la BNP pour quelques errances sur le marché
elle me plait bien cette famille !
Moi c'est la famille de la banque qui me plaît bien:
http://www.latribune.fr/info/Le--chat--entre-les-s... Plus bas, il y a un commentateur qui s'étonne d'une si belle unanimité au cours du chat interne. Moi ça ne m'étonne pas vu la franchise en matière de communication qui règne de haut en bas dans cette boiboîte de rêve!
Si t'as un pro-blême avec les sous-bulles de la vie, fonde le site S.O.S. Pédagogie-Cornegidouille, il y aura du populo pour escouta-tei au long de tes involucrations pensesques!
je vous recommande la lecture des proces verbaux de sa garde a vue : c est affligeant
http://www.lemonde.fr/economie/article/2008/01/30/... 1- il etait plutot serein en tout cas, pour un overweek de 50 mds avec un marche qui decroche : "Début 2008, je me mets "long" (en position d'acheteur) car le marché a beaucoup évolué, et je vois le marché revenir dans les trois prochains mois, et je suis toujours convaincu que sur les trois prochains mois il rebondira. Je prends donc une position "longue" et ne me fais pas de soucis (...). Le vendredi 18 (janvier 2008), en journée, j'ai été positif en regard de la forte volatilité du marché (...), ce n'est qu'à la clôture de la séance du 18 que j'étais négatif. Je pense alors que je verrai l'évolution du marché en revenant le lundi et table sur la hausse du marché américain le mardi." 2- qu'il a bien etabli des faux pour faire face aux demandes d info d eurex/hierarchie : "Deux demandes d'informations de novembre 2007, émanant d'Allemagne Eurex, sont envoyées pour interroger le volume des opérations traitées par moi (...). Suite à cette enquête je suis interrogé (...) et parviens à me justifier. Début janvier 2008, je fais exploser ma limite de crédit (...). Je reçois alors des mails interrogateurs. (...) Pour me justifier, je produis alors un faux mail." 3- que ses methodes sont celle de debutant ... : =>Vous a-t-on fait une remarque sur les 50 milliards d'euros que vous aviez pris les quinze premiers jours de janvier ? --- J'avais le sentiment que le marché allait rebondir. => Pourquoi un engagement si important, disproportionné par rapport à tous vos engagements précédents ? --- C'était une façon de moyenner à la baisse mon prix moyen, et par ailleurs parce que je sais que le marché étant au plus bas va remonter très rapidement. bref, c est edifiant
édité le : 30-01-2008 23:35:08
Bonsoir,
Le plus édifiant dans cette histoire, c'est que les signaux d'alertes avaient été envoyés aux différents acteurs bien avant le retournement des marchés : (...) Je reste persuadé qu'ils étaient au courant de mes positions et en cela je vous informe de l'existence de plusieurs alertes parvenues à ma hiérarchie. Durant l'année 2007, plusieurs mails interrogatifs (...) ont été envoyés à plusieurs de mes assistants collaborateurs afin d'obtenir des explications. (...) La banque aurait pu être alertée par d'autres indicateurs. Un autre warning aurait consisté à faire un ratio entre le résultat de 55 millions que je faisais en 2007 et le volume d'opérations traitées... mais vu que les positions étaient monstrueusement gagnantes : Début juillet 2007, je suis tiraillé entre la satisfaction de cette réussite et l'énormité du montant à annoncer sachant que ces résultats étaient générés par de fausses opérations. ... La direction reste muette : Je générais du cash, donc les signaux ne sont pas si inquiétants que cela. Tant que nous gagnons et que cela ne se voit pas trop, que ça arrange, on ne dit rien... Dans le cas contraire : Il est évident que je n'aurais pas eu de tels résultats sans ce système (...), ma hiérarchie aurait imposé au regard de leur importance que je coupe mes positions. Cela se passe de commentaire En espérant que ce procès verbal ne soit pas un faux ... Cordialement Redhill
Courant juillet 07 : exposition jusqu'à 30Md€ à forcer de moyenner à la baisse.
Courant janvier 08 moyenne à la baisse jusqu'à concurence d'une exposition de 50 Md€, et si le marché continuait de baisser il l'exposerait peut-être à 100Md€. Il est un peu mégalo... A mon avis, ces chefs directs etaient assez au courant, mais ils étaient pris en otage par la position du trader, leurs propres tetes risquaient de tomber si la position était découverte. Mais vu la tournure de la cloture du 18/01, ils ont du dénoncer cette position aupres de la direction. Pour moi le trader etait dans un engrenage, il était enfermé dans sa logique, il s'était persuadé que le marché allait remonter, il ne pouvait pas imaginer autre chose. Ses propres chefs auraient du prendre l'initiative de couper cette position.
édité le : 31-01-2008 01:30:47
Comme quoi en faisant le tri différemment, on peut obtenir un autre son de cloche.
J'ignore quand la Justice de ce pays décidera de se porter sur place pour récupérer le matos et si elle a l'intention d'interroger un jour la hiérarchie. Mais faut pas trop les bousculer dans leur sérénité, ne nous montrons pas plus pressés qu'un président. Il va manquer deux milliards dans les comptes du déficit budgétaire sans parler du reste vu qu'on a oublié de compter quelques trucs mais on peut bien passer l'éponge magique sur les copains. Composition du Conseil d'administration disponible sur "Challenges", juste pour savoir. C'est vrai, on en cause souvent, de cette junte, mais ils sont tellement discrets sauf coup-fourré qu'on n'arrive pas à leur mettre une trombine. On ne pourrait pas publier ce qu'ils touchent chacun, à travers leurs représentations croisées au sein des CA? Les employés seraient contents, ils pourraient même se laisser aller à un sentiment de fierté de compter "parmi eux" de si bonnes et humbles gens.
Si t'as un pro-blême avec les sous-bulles de la vie, fonde le site S.O.S. Pédagogie-Cornegidouille, il y aura du populo pour escouta-tei au long de tes involucrations pensesques!
Articles des Echos un peu long mais très très bon abordant plusieurs sujets de réflexion :
ISABELLE CHAPERON Société Générale : chef-d'oeuvre en péril [ 31/01/08 ] - Voir les commentaires publiés (6) Un TGV Méditerranée qui déraille, une défaillance dans la centrale nucléaire de Pierrelatte, du benzène dans le Château Latour. La fraude à 4,9 milliards d'euros essuyée par la Société Générale n'est pas moins que cela. Un drame. Un fleuron tricolore menacé. La classe politique et l'opinion publique s'étaient mobilisées pour sauver Alstom. La banque de la Défense, au contraire, est lynchée, alors même que le contribuable n'est pas sollicité, qu'aucun client n'a été grugé, que la banque n'est même pas en perte. Quant aux actionnaires, cela fait partie du risque lié à l'investissement en actions. Juste un peu de compréhension et de mise en perspective ne nuiraient pas... Comme le TGV, les dérivés actions de la Socgen devraient être une fierté nationale. Cette affirmation peut choquer ceux qui, en France, considèrent la banque comme un métier peu respectable. « L'argent est le grand crime, plus encore que d'avoir du talent », soupirait Emile Zola. Dérivés actions, cela parle moins qu'un record de vitesse ou que l'épopée de l'atome mais, dans le gotha international de la finance, cette activité a pris valeur de légende. Ou comment les petits crânes d'oeuf français tiennent la dragée haute à l'intelligentsia américaine. Pour tout le reste, Wall Street et la City dament le pion à Paris. Mais sur les options et autres produits innovants, la Société Générale avait réussi depuis vingt ans à maintenir une position de leader mondial. Un tour de force dans un univers où le copyright n'existe pas, qui a tiré toute l'industrie financière française, de BNP Paribas à Calyon. Petite précision, ce ne sont pas, pour la plupart, des activités de spéculation - le vilain mot. Il s'agit pour les opérateurs de jouer sur des gros volumes afin de capter des petites marges liées à des anomalies de marchés ou encore de structurer des produits financiers pour un assureur ou une entreprise, soucieux de se couvrir contre les catastrophes naturelles ou la baisse du dollar. Cette filière offre des emplois à valeur ajoutée, en France, pour les jeunes diplômés des écoles d'ingénieur et de commerce. Enfin, banques et banquiers sont de bons contribuables pour le Trésor français... Mais ce succès dépasse nos frontières. A Londres, sur les desks de produits dérivés de Goldman Sachs, de Merrill Lynch ou de Bank of America, on parle anglais avec l'accent français. Des bataillons de polytechniciens et autres normaliens ont la mainmise sur la haute voltige financière de la City. Autant dire que cette enclave gauloise dans le monde anglo-saxon agace prodigieusement. Ce n'est pas pour rien que les médias britanniques et américains se déchaînent contre la Société Générale. « Un style de capitalisme français est maintenant entaché », commente le « New York Times ». Comme si les pertes abyssales des Citigroup et autres Merrill Lynch sur le « subprime » ne ternissaient pas le capitalisme américain... On aurait tort de hurler avec les loups. Bien sûr, la Société Générale a fauté. Son image est atteinte. Elle sera peut-être vendue. Mais le modèle économique des dérivés actions n'est pas mort. D'abord, arrêtons les fantasmes collectifs sur le thème « on nous cache tout, on nous dit rien ». Il est impensable que Daniel Bouton, le PDG de la banque, ait cherché à mettre sur le dos d'un trader indélicat des pertes générées ailleurs. Il va y avoir une enquête pénale et aucun dirigeant de la banque, dont la fortune est depuis longtemps établie, n'a envie de terminer en prison pour sauver son job. Autre point important, le contrôle interne a failli. Mais pas sur son coeur de métier. L'expertise de la Société Générale, c'est de concevoir, valoriser puis vendre des produits financiers sophistiqués, tout en minimisant le risque résiduel sur son bilan. Compte tenu des sommes en jeu, il vaut mieux ne pas se rater. D'autres, comme Natexis, il y a quelques années, ont payé cher l'absence de modèle pertinent de valorisation. La Société Générale, elle, paye cher de n'avoir pas imaginé qu'on pouvait tenter de faire exploser une bombe artisanale dans une centrale nucléaire. Dans l'univers de la sophistication, « il nous l'a fait à l'ancienne », soupire-t-on à la Société Générale. Les systèmes ont forcément livré, semaines après semaines, leur lot d'anomalies, mais les contrôleurs de la banque n'ont pas accordé leur juste importance à une succession de clignotements. Des complicités ? Peut-être. Au final, la perte est énorme, mais cela ne remet pas en cause l'assise de la Générale en termes de modèles mathématiques et de technologie. Sous couvert d'anonymat, tous les banquiers, à Paris, à Londres ou à New York, avouent que les procédures internes sont loin du zéro-défaut. Oui, les traders dépassent parfois leurs limites, oui, certains petits malins partent avec une partie de la recette de la journée. Ils ne sont pas toujours poursuivis. Le coût du risque fait partie du résultat d'une banque, comme les fraudeurs du métro et les démarques inconnues des grandes surfaces. La seule différence, avec l'affaire de la Générale, c'est l'ampleur de l'erreur. A aucun moment, la position globale de Jérôme Kerviel - 50 milliards d'euros tout de même -, n'a été détectée par les systèmes. Aberrant. Inacceptable. Une leçon que toutes les banques de marchés vont s'empresser de tirer. Mais, pour la Société Générale, un autre enseignement apparaît en filigrane. L'histoire pathétique du Rastignac de Pont-L'Abbé témoigne de ce déplorable élitisme à la française, de cette arrogance de caste. Quand on n'a fait que la fac, on n'est pas pris au sérieux au royaume des dérivés actions ? Et les contrôleurs seraient une sous-race ? Si le business modèle reste valable, une révolution culturelle s'impose avec la recherche de managers dans cet Etat dans l'Etat dotés d'une réelle dimension humaine. C'est cela qui devrait être sanctionné. Les dommages, au final, ne sont pas irréparables. Le métier surfe sur les besoins de structuration du risque à travers le monde, et la période troublée qui s'annonce va renforcer cette demande. Reste à savoir si les clients jugeront la Société Générale comme une contrepartie suffisamment solide pour lui confier leurs contrats de swaps et autres produits d'épargne garantis. Le crédit, dans tous les sens du terme, reste le nerf de la guerre. L'augmentation de capital prévue devrait répondre à une partie de ces exigences. Une bonne vieille augmentation de capital à l'ancienne, avec droit préférentiel de souscription, contrairement au renflouement en urgence des UBS, Citigroup et Merrill Lynch, par des pompiers opulents venus d'Asie et du Golfe.
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