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Sujet : Crises, kracks et spéculations...
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Posté le : le 03-11-2007 19:01:47 Voir le profil   Envoyer un email à l'auteur   Envoyer un message privé   Répondre avec citation  
Au XIXe siècle le financier britannique Walter Bagehot disait: "Chaque grande crise révèle les spéculations excessives de nombreuses maisons que personne ne soupçonnait auparavant."
La crise des subprimes est-elle annonciatrice d'une crise plus profonde dont on ne perçoit à l'heure actuelle les tenants et aboutissants?
...Nous sommes accablés d'un manteau d'ignorance et d'étroites chimères...
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boursicoton

(233 msg)

Pur intraday De 1 à 3 ans Technique et fondamentale Futures US

Posté le : le 03-11-2007 20:09:15 Voir le profil   Envoyer un email à l'auteur   Envoyer un message privé   Répondre avec citation  
dejà se poser la question "pourquoi les gens ne peuvent plus rembourser ?"
ensuite plus de 400 milliards de dollars pour la guerre en irak...est-ce bien raisonnable ?
la spéculation mondiale grossirait-elle les problèmes de maniere insoluble en cas de squeeze, blé, pétrole...?
correze for ever !
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Posté le : le 03-11-2007 22:40:28 Voir le profil   Envoyer un email à l'auteur   Envoyer un message privé   Répondre avec citation  
Du problème de l'endettement: http://www.econologie.com/file/economie/La_crise_m...

...Nous sommes accablés d'un manteau d'ignorance et d'étroites chimères...
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Posté le : le 11-11-2007 17:58:19 Voir le profil   Envoyer un email à l'auteur   Envoyer un message privé   Répondre avec citation  
11/11/2007 (16:24) Reuters


HSBC annoncerait de nouvelles pertes liées au subprime /presse

LONDRES, 11 novembre (Reuters) - HSBC Holdings , la plus grande banque d'Europe, devrait annoncer dans les jours qui viennent de nouvelles pertes liées à son exposition à la crise américaine des crédits hypothécaires à risque ("subprime").

HSBC Finance, la filiale autrefois appelée Household, présentera ses résultats trimestriels mercredi.



AU SECOURS!!

11/11/2007 (16:15)


Accord des trois grandes banques US sur un fonds de secours /NYT

NEW YORK, 11 novembre (Reuters) - Les trois plus grandes banques des Etats-Unis sont parvenues à un accord sur la structure d'un fonds de secours d'au moins 75 milliards de dollars qui permettrait de stabiliser les marchés du crédit, écrit dimanche le New York Times.

Le journal, qui cite une personne impliquée dans ces discussions, précise que des représentants de Bank of America , Citigroup et JPMorgan Chase ont trouvé un accord vendredi soir. Ils ont approuvé une structure plus simple que celles proposées depuis l'ouverture des débats sur ce dossier, il y a deux mois.

"Nous avons franchi tous les gros obstacles", a déclaré la source au NYT. "Nous nous sommes entendus sur une structure beaucoup plus simple qui à notre avis pourra fonctionner, plutot que de chercher à l'optimiser pour tout le monde."

Les discussions avaient commencé au tout début de l'automne lorsque le secrétaire au trésor avaient invité les représentants des groupes bancaires américains à une réunion de travail pour examiner les conséquences de l'assèchement de la liquidité.

Le fonds propose pourrait entrer en fonction d'ici la fin de l'année, ajoute le journal. Les banques pourraient commencer à demander à une soixantaine d'institutions financières d'y contribuer d'ici cinq à 10 jours.

Le département du Commerce s'est refusé à tout commentaire, selon le NYT.

Selon le Sunday Telegraph, HSBC fera état d'un milliard de dollars de pertes dans ces résultats, mais le chiffre pourrait être plus élevé, selon des analystes, car les pertes sur créances s'élevaient à deux milliards de dollars environ au deuxième trimestre et que la situation du marché s'est ensuite davantage détériorée.

HSBC s'est refusé à tout commentaire.

La charge de HSBC pour créances douteuses était de 6,35 milliards de dollars au prmier semestre de cette année, en hausse de 63% par rapport aux 3,89 milliards de la période correspondante de 2006.
édité le : 11-11-2007 18:05:40...Nous sommes accablés d'un manteau d'ignorance et d'étroites chimères...
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m_jouenne

(128 msg)

Plusieurs semaines De 1 à 3 ans Technique et fondamentale Non renseigné

Posté le : le 12-11-2007 10:30:50 Voir le profil   Envoyer un email à l'auteur   Envoyer un message privé   Répondre avec citation  
Dans le même sujet : lire L'édito de Marc FIORENTINO (Euroland Finance) LA PLUS BELLE BULLE DU MONDE
Sur Bourso
lien ici

La bulle Internet " est une plaisanterie par rapport à ce que nous vivons aujourd’hui en Chine."

Maxime
MAXIME JOUENNE
Analyses Actions et Matières Premières
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Scrutime

(2144 msg)

Non renseigné Non renseigné Uniquement fondamentale Actions françaises

Posté le : le 12-11-2007 11:51:32 Voir le profil   Envoyer un email à l'auteur   Voir le page de Scrutime   Envoyer un message privé   Répondre avec citation  







Pour ce qui est de la bulle Internet, ça aurait pu marcher, puisque maintenant ça fonctionne à plein mais il y a eu comme un décalage entre 'linnovation et les véritables moyens "techniques" mis en oeuvre.

Il manquait des rouages et du lubrifiant à la machine, ça s'est grippé, mais pour ce qui est de la Chine, c'est plus complexe, je crois.

Toute la Chine ne vit pas au même rhythme, faut différencier.

Il y a des pôles d'Industrie où ce n'est plus du dix pourcent de progression auxquels on assiste, mais bien davantage, tandis qu'ailleurs, ça progresse bien plus doucement, en tous domaines.

Pour la Finance, on peut penser que ceux qui sont concernés sont centrés sur les grandes villes, c'est-à-dire ont de l'information, sont intégrés dans une économie locale qui correspond à un niveau de vie comparable aux nôtres.

Qu'on leur permette de s'endetter pour investir, c'est aussi ce qui se fait à Londres ou aux USA, dans certaines conditions.

Les garanties offertes par le gouvernement, en effet, peuvent elles suffir? C'est surtout là que se pose la question principale.

Mais s'il s'agit de capitaux étrangers, et ils sont considérables, est-ce véritablement un problème, en interne?

Si ce n'est pas un trop gros problème pour les chinois, est-ce que ça pourrait en être au niveau global?

Certainement, pour ce qui concerne la tenue des marchés internationaux, puisque de bien moindres volumes de capitaux investis se sont soudain transformés en vent dans un bien plus petit Eldorado d'Asie, il y a quelques années, provoquant un krack international.

Là également, tout le monde s'était rué pour caser des liquidités, et puis tout a fondu, la bulle classique, quoi!

Il y en a bien davantage aujourd'hui, de liquidités à caser, y compris dans la spéculation énergétique.

L'investissement immobilier dans des villes comme Shangaï, mais encore la construction de complexes luxueux permettant aux nouvelles fortunes chinoises par exemple de "sécuriser" dans du dur une partie de ces fonds qui comme l'eau ont tendance à passer entre les doigts est à lui seul un gros problème, puisque l'on ne sait pas quelle part de cette construction à-tout-va et à n'importe-quel-prix s'asseoit sur de l'économiquement utile.

Est-ce qu'il est plus judicieux d'investir, voire de construire là où c'est le plus cher, est-ce qu'il est garanti que dans chaque mètre carré construit à prix d'or l'on puisse tirer dans la durée de quoi "rembourser" l'investissement par une productivité suffisante, ce n'est pas acquis.

Il y a donc un gros problème possible de ce côté-là, déjà, pour ce qui est de l'Immobilier seul.

Les capitaux proviennent de partout, du Japon, d'US, d'Europe, du Golfe, mais encore.

Oui, ça peut dérailler, et je crois même que c'est ce qui va se passer, car les raisons y compris externes à la Chine qui suffiraient à le provoquer sont un peu trop nombreuses.

Il ne faudrait pas oublier que nous n'avons pas aujourd'hui beaucoup d'alternatives autres que la Chine pour ce qui est de la fourniture de masse de pas mal de produits que nous utilisons quotidiennement.

Il y a comme une frénésie que je qualifierais d'irréversible, en Chine. En réalité, ils ont de gros problèmes à venir, et comme je viens de l'exposer, par conséquent, nous aussi, bien qu'en ce qui nous concerne, cela soit bien moins grave, dans la durée.

Ils ont des problèmes d'Eau. Partiellement solutionnables.
Des problèmes d'Energie. Partiellement solutionnables aussi, sauf si!
Des problèmes d'aléas climatiques, peu solutionnables.
Des problèmes avec eux, la foule, et ça c'est très délicat.
Des problèmes de relation avec l'International en matière financière, car ce qui se passe aujourd'hui ne saurait durablement se perpétuer, et s'il y a évolution, cela entraînera automatiquement un ralentissement.

Dans ce cas, il ne faudrait pas que ce ralentissement soit trop conséquent, car certains équilibres pourraient se transmuter en profonde instabilité, et pas que pour eux.

On peut aussi penser que comme en Russie, où les nouveaux acteurs financiers ont pris une importance considérable avant d'être "redressés" en catastrophe, si l'on peut dire, pour ce qui est des plus importants, la pression de l'ensemble des acteurs financiers va constituer rapidement un os pour les autres pouvoirs.

Il semble plus facile que l'os venant d'ailleurs continue à pouvoir être mastiqué que l'os interne.

Or ces puissances financières internes commencent à être considérables.
Passé une certain niveau, la lutte ne peut que s'engager, si ce n'est pas déjà le cas.
Il y aura forcément réaction de la part de l'Autorité, des restrictions, et ce n'est pas favorable aux affaires, en principe.

Y aura t-il de la part des grands dirigeants d'un peu partout la volonté d'intervenir à temps au sein de la Grande Frénésie, (légitime), pour juguler les risques de mauvais scénario Global ou Interne, c'est pas sûr, car concernant ne serait-ce que deux choses, rien ne semble vouloir avancer.

- 1 - Les équilibres entre monnaies.

- 2 - La gestion globale, concertée en matière d'Energie. (qui ne saurait être régulée que par la totalité des consommateurs, si l'on est réaliste, dans des instances qui n'existent pas et ne sont nullement en voie de construction)

Pour conclure, je pense que la quasi totalité des acteurs économiques globaux, si l'on excepte les masses, et encore faudrait-il qu'elles s'en inquiètent et disposent de moyens de faire valoir leur(s) sentiment(s), se satisfait et de manière aussi durable que ça durera, de cette Frénésie qui l'arrange, et que fatalement, ça va finir par barder dur, vu l'Irresponsabilité partagée, le "magne-comme-ça-pousse" généralisé, l'Irrationalité non plus des Marchés de tous ordres, mais du cosme humain actuel.

Las grandes instances mondiales actuelles sont totalement obsolètes, dépassées, verrouillées.

Mais pour ce qui est de se faire des sous, si c'est ça qui importe lorsque l'on emploie le terme Croissance, ça marche et peut encore marcher, suffit de savoir où on met les pieds.

Pas vrai, Fiorentino?




Si t'as un pro-blême avec les sous-bulles de la vie, fonde le site S.O.S. Pédagogie-Cornegidouille, il y aura du populo pour escouta-tei au long de tes involucrations pensesques!
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Posté le : le 18-11-2007 23:30:09 Voir le profil   Envoyer un email à l'auteur   Envoyer un message privé   Répondre avec citation  
Banques: des actifs pourris?

http://www.alterinfo.net/Une-tempete-de-niveau-3-s...
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Posté le : le 19-01-2008 14:32:58 Voir le profil   Envoyer un email à l'auteur   Envoyer un message privé   Répondre avec citation  
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1576
ça fait froid dans le dos
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Posté le : le 19-01-2008 14:42:23 Voir le profil   Envoyer un email à l'auteur   Envoyer un message privé   Répondre avec citation  
http://www.lemoniteur-expert.com/actualite/immobil...

Plus près de nous la débacle espagnole
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Posté le : le 21-01-2008 13:41:26 Voir le profil   Envoyer un email à l'auteur   Envoyer un message privé   Répondre avec citation  
merci pour les liens très intéressants



waterloo
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Posté le : le 02-03-2008 20:47:32 Voir le profil   Envoyer un email à l'auteur   Envoyer un message privé   Répondre avec citation  
http://www.alterinfo.net/Le-previsionniste-economi...
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bretagnec

(1 msg)

Non renseigné Moins d'un an Non renseigné Actions françaises

Posté le : le 02-03-2008 22:52:09 Voir le profil   Envoyer un email à l'auteur   Envoyer un message privé   Répondre avec citation  
Merci, Divine pour le lien...
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Posté le : le 03-03-2008 18:03:25 Voir le profil   Envoyer un email à l'auteur   Envoyer un message privé   Répondre avec citation  
NICOLAS MADELAINE
Vous aimez le « subprime » ? Vous adorerez le crédit d'entreprise
[ 03/03/08 ]
Une crise financière peut en cacher une autre. Alors que les investisseurs regardent toujours passer le train des dépréciations d'actifs liées au crédit immobilier « subprime », un autre avance sur une voie parallèle, qui pourrait obstruer à son tour la perspective de la sortie de crise : celui qui transporte les prêts aux entreprises consentis ces dernières années à des conditions défiant toute prudence. « Le déroulé de cette débâcle pourrait être exactement le même que celui de la crise de l'immobilier insolvable américain », explique Ian Marsh, professeur à la Cass Business School de Londres. Des cas isolés de défauts de paiement d'abord, puis l'aveu par les banques de pertes importantes liées soit à des défauts de dettes, soit à une baisse forcée de la valeur de crédit titrisé ou de produits dérivés de crédit titrisé...

Les prévisions les plus alarmistes parlent de pertes totalisant plusieurs centaines de milliards de dollars. On s'en inquiète moins en France et, en général, en Europe, où la dette d'entreprise titrisée est moins répandue. Mais à tort. Comme l'a montré la crise du « subprime » américaine, dans laquelle se sont retrouvés pincés des acteurs inattendus comme des banques régionales allemandes ou britanniques, les débâcles financières ignorent gaiement les frontières.

Le ralentissement économique, voire la récession, qui se profile aux Etats-Unis n'est pas la seule raison de ce risque de crise du crédit aux entreprises « subprime ». Certes, il a le pouvoir de l'accentuer en pesant sur la rentabilité des sociétés. Mais la conjoncture est un bouc émissaire trop facile. Cette crise potentielle trouve également sa source dans l'inconséquence des établissements prêteurs qui ont pu transférer cette dette d'entreprise, ou le risque qui s'y rattache, à toutes sortes d'investisseurs sous forme de titres négociables sur les marchés. Cela ne vous rappelle rien ? C'est exactement la même mécanique que le « subprime » : un excès de prêts consenti par des banques qui croyaient se protéger du risque via les produits dérivés et s'en délester via la titrisation. Le problème est qu'il n'y a pas autant de bons emprunteurs que les banques ne l'affirment, dans les entreprises comme chez les particuliers.

En matière de crédits aux entreprises susceptibles de cacher des pertes, la catégorie qui vient à l'esprit en premier lieu est bien entendu celle des sociétés faisant l'objet de rachat à effet de levier, ces fameux « leveraged buy-out » (LBO) qui ont entretenu le récent boom du « private equity » (investissement dans le non-coté). Dans une lettre envoyée à ses associés il y a un an, William Conway, investisseur en chef chez l'américain Carlyle, un des plus grands investisseurs de ce type, écrivait : « Il y a tellement de liquidités dans le système financier que les prêteurs prennent des décisions très risquées (...). Cette dette nous a permis de mener à bien des transactions auparavant inimaginables. » Aujourd'hui, le robinet de la dette ne laisse plus filer qu'un mince goutte-à-goutte. Pour financer leurs LBO, les groupes de « private equity » se tournent pour l'instant vers les fonds souverains. Les banques les éconduisent, car elles stockent déjà dans leurs bilans entre 200 et 300 milliards de dollars de dettes LBO qu'elles n'ont pas pu titriser : les investisseurs ne veulent plus de ce genre de papier depuis l'été dernier.

Les sociétés faisant l'objet de LBO ne sont pas les seules concernées. Les émissions de crédits à haut rendement pour rémunérer un risque élevé se sont multipliées. Les entreprises qui vont immanquablement se retrouver en difficulté pourront se tirer d'affaire si elles ont emprunté à long terme. Mais ce sera beaucoup plus difficile pour celles qui doivent se refinancer dans les mois qui viennent. Si elles ne peuvent pas, certaines pourront s'appuyer sur les lignes de crédit de secours négociées avec leurs banques, qui sont donc condamnées à souffrir d'une manière ou d'une autre.

Dans une étude baptisée « 12 étapes vers le désastre financier » - le scénario catastrophe des cassandres -, Nouriel Roubini, un professeur de la New York University, estime ainsi qu'une vague de défauts de dette d'entreprises pourrait entraîner 250 milliards de dollars de pertes. Les entreprises américaines sont en forme, comme le montrent leurs taux de défaut très bas, mais nombre d'entre elles ont une profitabilité faible et une lourde dette. Les indices de produits dérivés reflétant le prix de l'assurance contre un défaut de paiement (« credit default swap ») d'un panier de dettes d'entreprises américaines et européennes sont en tout cas en train de s'envoler. Les indices CDX et iTraxx, qui risquent de devenir familiers dans les prochaines semaines malgré leurs noms hirsutes, ont ainsi presque doublé depuis le début de l'année, en dépit d'une détente récente. Parallèlement, un indice similaire appelé le « CMBX » et mesurant la qualité de la dette d'entreprises investies dans l'immobilier commercial envoie également des signes de tension. De même que, pour le crédit immobilier « subprime », les difficultés du marché de la dette d'entreprises pourraient être accentuées par la complexité des financements structurés et dérivés.

Au total, avec la suite du « subprime » immobilier et les difficultés des rehausseurs de crédit - les fameux « monolines » -, les probables désastres dans le crédit d'entreprise arrivent en bonne place chez ceux qui prévoient que ça ira moins bien avant d'aller mieux et que la crise actuelle est loin d'être terminée.

Pour l'heure, les banques et les autorités assurent que le système financier n'a pas réitéré les mêmes erreurs avec la dette d'entreprise qu'avec le financement hypothécaire. « Le risque sur le portefeuille entreprises des grands groupes bancaires mondiaux est assez limité », estime Bernard de Longevialle, analyste à l'agence de notation Standard & Poor's. Mercredi dernier, Ben Bernanke expliquait encore que les bilans solides des entreprises étaient un des rares clignotants au vert. L'avenir dira si les optimistes ont raison. Mais ils se sont déjà trompés avant l'été dernier.
NICOLAS MADELAINE est journaliste au service Web des « Echos »
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Posté le : le 03-03-2008 18:19:43 Voir le profil   Envoyer un email à l'auteur   Envoyer un message privé   Répondre avec citation  
Banques : risquer plus pour gagner plus
29 février 2008

Entre 1971 et 2008, l’économie mondiale a enregistré pas moins de vingt-quatre crises financières soit, en moyenne, une tous les années et demie. Un record historique. Jamais la finance n’avait connu autant de dysfonctionnements, dont la crise bancaire actuelle, liée aux prêts immobiliers subprime, n’est que le dernier avatar.

Par Christian Chavagneux, Alternatives Economiques, mars 2008

L’expérience, comme disait Oscar Wilde, étant "le nom que les hommes donnent à leurs erreurs", ces multiples crises nous ont appris une chose : les plus dangereuses sont celles qui impliquent les banques. Même si les marchés ont pris plus d’importance dans le financement des économies avec la déréglementation et la mondialisation de la circulation des capitaux des dernières décennies, les banques restent, de par leurs prêts, leurs placements et leur rôle d’intermédiaires sur les marchés, des acteurs clés des circuits de l’argent et donc du fonctionnement de l’économie.

Une banque est faite pour prendre des risques. Elle est même, au sens premier du terme, payée pour ça ! Quand elle prête à un particulier de quoi acheter son logement, à une entreprise de quoi investir ou à un pays en développement de quoi importer, elle emprunte de l’argent à court terme pour le prêter à long terme à un taux d’intérêt qui inclut sa marge et l’appréciation du risque qu’elle porte sur son client. Quand elles remplissent bien ce rôle, les banques fournissent le crédit nécessaire à la croissance des économies. Mais, dans leur quête de profits toujours plus élevés, elles peuvent aussi distribuer leurs financements ou jouer sur les marchés en fermant les yeux sur l’importance des risques pris. L’argent nourrit alors des bulles spéculatives (Bourse, immobilier...) qui finissent toujours par exploser. Alors les banques prennent peur. Et se refusent à prendre les risques nécessaires pour assurer le financement de l’économie : le crédit, moteur de la croissance, se fait alors rare et l’emploi avec.

Trouver les moyens d’empêcher les défaillances des banques, de limiter leurs prises de risques exagérées, serait donc un grand pas dans la maîtrise des dérapages de la finance. Est-ce possible ? Oui. Un retour sur l’affaire du trader fou de la Société générale permet de comprendre où se situent les failles qui rendent possibles les accidents. Et un état des lieux des débats en cours montre que des propositions existent pour mettre un terme aux excès de la finance casino.
Alternatives Economiques, mars 2008
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Posté le : le 05-03-2008 10:20:12 Voir le profil   Envoyer un email à l'auteur   Envoyer un message privé   Répondre avec citation  
Crise du crédit : La Fed a échoué
4 mars 2008


« Le verdict a été rendu. Les baisses de taux auxquelles la Fed a procédé d’urgence en janvier ont échoué à mettre un terme à la spirale baissière en direction d’une déflation majeure. Des mesures bien plus drastiques seront nécessaires. » La crise, loin d’être jugulée, continue d’élargir ses lignes de failles. Si la Fed semble avoir pris la mesure du problème, la BCE reste étonnament inerte. Les dirigeants européens ont-ils compris l’ampleur du séisme qui se prépare ? Les faits et l’analyse, par Ambrose Evans-Pritchard.

Par Ambrose Evans-Pritchard, The Telegraph, 4 mars 2008

Le rendement des bons du Trésor US à deux ans a chuté à 1,63%, lors d’un repli vers la sécurité, annonciateur d’un nouvel hiver pour la finance.

Les marchés du crédit sont de plus en plus asséchés après huit mois de crédit crunch. La contagion s’étend dans les niches les plus sûres du secteur.

Il est difficile d’imaginer un établissement plus fiable que l’Autorité Portuaire de New York et du New Jersey, qui gère les ponts, les terminaux de bus et les aéroports.

L’Autorité est un établissement public, soutenu par deux états. Elle a pourtant du payer 20% d’intérêts en février après la quasi fermeture du marché des obligations à adjudications, d’un volume de 330 milliards. Elle espérait n’avoir à offrir que 4,3%, mais c’était il y a de cela des lustres dans le nouveau monde de la finance.

« Je n’aurais jamais cru assister à cela de mon vivant, » déclare James Steele, un économiste de HSBC basé à New York.

Personne de normalement constitué n’a besoin de savoir ce qu’est un marché d’obligations à adjudications, à par le fait qu’il s’agit d’un outil créé par les alchimistes du crédit américains. Les banques ont brièvement utilisé ce système comme un laboratoire pour la création d’emprunts à long terme, à l’époque où Greenspan distribuait de l’argent à bas prix. Aujourd’hui ce marché est expirant. Le prochain sur la liste c’est celui des 45 000 milliards de produits dérivés des Crédit Default Swaps (CDS).

La semaine dernière, les écarts de taux sur les obligations à haut rendement ont atteint 718 points de base (7,18%). L’indice ITraxx Crossover qui mesure le risque de défaillance d’entreprise en Europe a franchi la barrière des 600 points. Nous sommes désormais bien au-delà des records du mois d’août.

Les crédits subprimes atteignent de nouveaux abîmes. Des titres notés A, émis début 2007, se sont négociés vendredi à 12,72% de leur valeur nominale. Les titres de note inférieure BBB, sont à 10,42%. Les tranches « toxiques » ne valent plus rien.

Pourquoi est-ce que cela ne s’arrête pas ? Parce que le prix de l’immobilier US est en chute libre. En décembre, l’indice Case Schiller qui mesure le prix du logement sur les 20 plus grandes agglomérations avait perdu 9,1% sur un an. La baisse en rythme annuel était de 18% sur le dernier trimestre 2007, et elle s’accélère.

Comme le montre le graphique ci-dessous, les foyers américains n’en sont encore qu’à la moitié du tsunami de la réévaluation des taux d’intérêts ajustables qui vont augmenter de 3% pour ceux qui ont souscrit des contrats débutant par un taux incitatif.
(GIF)

Le fonds britannique Peloton Partners a mal estimé la durée de la crise. Après avoir dégagé 87% de profit l’an dernier en pariant sur la baisse des subprimes, il avait ensuite joué sur la hausse. La semaine dernière, il a du liquider un fonds de 2 milliards de dollars.

Comme bien d’autres, Peloton croyait que la baisse du taux de la Fed de 5,25% à 3% (qui devrait se poursuivre) allait mettre un terme à la panique. Mais l’effet de levier [1] est trop extrême. Les fonds propres banques sont entamés. Les marchés sont indifférents à la Fed. Une purge de modèle Autrichien est en cours.

UBS affirme que le coût de la débâcle du crédit atteindra 600 milliards. « Le risque multiplié par l’effet de levier du crédit est un cancer dans ce marché. »

Le professeur Nouriel Roubini suggère que les pertes se chiffreront à 1 000 milliards. La contagion partie des subprime s’étend aux échelons supérieurs du crédit, même mieux notés, et atteint l’immobilier commercial, le crédit auto, les crédits à la consommation et les prêts étudiants. Et nous n’avons même pas entamé la phase deux : l’éclatement des bulles immobilières anglaises, du club med et aux antipodes.

Au moment où se déroule ce qui autrefois semblait inimaginable, les dirigeants de la finance mondiale hésitent. Les européens craignent le froid l’été et tremblent à l’idée d’une inflation fantôme, entraînés en cela par les réflexes ataviques de la Bundesbank [2], attendant passivement que la tempête les frappe.

La moitié de l’eurozone est en train de ralentir. L’Italie se dirige vers la récession. Les prix de l’immobilier stagnent ou chutent en Irlande, en Espagne, en France, dans le sud de l’Italie et désormais en Allemagne. Le moral des ménages français est au plus bas depuis 20 ans.

L’euro a atteint 1,52 dollar (contre 0,82 en 2000), franchissant le seuil de la douleur pour l’industrie aéronautique, l’automobile, les produits de luxe et le textile. Le secteur industriel dans le sud de l’Europe a largement la tête sous l’eau. Comme l’a écrit le Figaro la semaine dernière, la survie de l’Union monétaire est remise en doute. Mais la Banque Centrale Européenne continue d’attendre, et ses gouverneurs allemands s’inquiètent de l’inflation.

La Fed suit désormais une autre partition, et met en garde contre la « possibilité de perspectives très défavorables. » Mais l’inflation n’en fait pas partie.

« Il y aura probablement quelques faillites bancaires, » a déclaré Bernanke. Il sait parfaitement bien que la hausse des prix aux USA n’est qu’une fausse menace, due aux effets des chocs sur les marchés pétroliers et de l’alimentaire.

« Je m’attends à ce que l’inflation baisse. Je ne pense pas que nous soyons dans la situation des années 1970, » a-t-il déclaré devant le Congrès.

Cela ne sera, bien sûr, pas le cas. Les salaires réels ont été compressés. Le pétrole et les denrées alimentaires agissent comme un prélèvement. Le chômage en décembre a bondi au rythme le plus rapide depuis un quart de siècle.

Le risque majeur c’est l’effondrement, déclare Paul Krugman, de l’Université de Princeton. « La Fed étudie de très près l’expérience japonaise des taux zéro. Le problème, c’est que si l’on veut baisser les taux de manière agressive, comme cela avait été fait dans les années 1990, on doit aller en dessous de zéro. »

Cela se traduit par un « assouplissement quantitatif, » selon l’expression en usage au Japon. Comme Ben Bernanke l’a rappelé en novembre 2002, la Fed peut injecter de l’argent en achetant par grandes quantités sur le marché des obligations.

La section 13 de la loi régissant l’activité de la Fed autorise la banque lors de « circonstances l’exigeant » de prêter de l’argent à quiconque, et de prendre à sa charge le risque du crédit. Ce qui n’est pas arrivé depuis les années 1930.

En dernier recours, les pouvoirs ont le moyen d’arrêter la chute vers un âge glaciaire de l’économie. Mais agiront-t-ils à temps ?

« Nous sommes de plus en plus préoccupés par le fait que les autorités mondiales ne se rendent pas compte de ce qui se passe, » déclare Bernard Connolly, analyste prévisionnel à la banque AIG.

« L’importance de la liquidation de l’effet de levier implique une destruction majeure de crédit. Le risque c’est que le « système bancaire bis » des fonds non régulés s’effondre complètement, » prévient-il.

Pour la première fois depuis que cette tragédie grecque a débuté, je suis vraiment effrayé.
Publication originale The Telegraph, traduction Contre Info

le lien: http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1784

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Posté le : le 16-03-2008 18:33:49 Voir le profil   Envoyer un email à l'auteur   Envoyer un message privé   Répondre avec citation  
Cela commence à sentir le désastre à plein nez! ça part dans tous les sens comme ils disent...



AFP le 16/03/2008 15h03
Système financier aux USA: le gouvernement est prêt à faire "ce qu'il faudra"
Henry Paulson, le 13 mars 2008 à Washington

Le secrétaire américain au Trésor, Henry Paulson, a assuré dimanche que le gouvernement était prêt à faire "ce qu'il faudra" pour assurer la stabilité du système financier.

"Le gouvernement est prêt à faire ce qu'il faudra pour maintenir la stabilité de notre système financier", a-t-il indiqué, sur la chaîne de télévision Fox.

Les autorités américaines, qui affirmaient qu'elle ne sauveraient pas les banques imprudentes, ont été obligées de voler vendredi à la rescousse de Bear Stearns, un établissement dont une faillite aurait eu des conséquences désastreuses sur l'ensemble de la finance mondiale.

M. Paulson s'est montré rassurant sur l'état de l'économie, des marchés et des grandes institutions financières de Wall Street.

"Je pense que l'économie va continuer à croître", a-t-il dit, écartant le spectre d'une récession évoqué par plusieurs économistes.

Le responsable a cependant souligné les risques pesant sur cette prévision, en particulier "l'immobilier résidentiel, les turbulences sur les marchés financiers, le prix du pétrole".

"Nous sommes concentrés là-dessus", a-t-il assuré: "nous abordons le problème dans tous les sens".

édité le : 16-03-2008 18:34:36...Nous sommes accablés d'un manteau d'ignorance et d'étroites chimères...
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Sujet : Crises, kracks et spéculations...
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