Forum Bourse : Accueil | Placements | Immobilier | Sujet : La crise du subprime
Bonjour,
La problématique de l'immobilier américain n'est pas nouvelle, comme vous le savez tous et nous pouvons remercier Roque de nous avoir maintes fois mis en garde sur ce risque. Pour mémoire, je vous invite à revenir à ses analyses en rubrique analyse conjoncture. Ma question est la suivante : Ya t-il selon vous un risque réel de contagion aux autres secteurs de l'économie ? Ou alors n'assistons nous qu'à la médiatisation d'un phénomène prétexte d'une correction souhaité depuis de nombreux mois ? Amicalement Alain
bonjour
2 fonds Bear Stearns ont fait faillite. Une banque allemande a prévenu que celà aurait des impacts sur ses comptes (via les produits adossés aux crédits subprime). La contagion a commencé...serait-ce un rhume ou une grosse grippe carabinée... Vince
vincenzo.fr.free.fr (mon blog à partir de ce site) >> je ne fais que des trades virtuels...et ne rembourse pas les bourdes...
Bonjour à tous,
Personnelement, je penses que la crise subprime n'aura pas de contagion sur l'économie mondial. Mais cette crise a mis en évidence certaines failles et surtout, les pertes relatives ne sont pas encore connues! Selon Ben Bernanke, les pertes seraient de l'ordre de 50 - 100 milliards de dollar. Pour mon collègue Mehernosh Engineer, de BNP Paribas"Nous estimons qu'elles pourraient même atteindre 200 milliards de dollars" Nous pouvons déjà y inclure le nauffrage des deux Hedges de Bear comme cité dans le post précédent. L'autre problème réside dans les produits dérivés ou autres oblig adosés à des portefeuilles de crédits. Les plus connus sont les CDOs (collateralized debt obligations), les MBS (mortgage backed securities) ou les ABS (asset backed securities).Ces produits sont tres difficiles a revendre si crise du crédit mais également difficle a noter pour des agences type S&P ou Moody's (dixit Moody's)
Vous allez peut être trouver cela "osé", mais si justement la FED laissait cette crise se développer, sans chercher à lutter contre "à tout prix", dans le but de mettre en garde les autres secteurs de l'économie contre d'éventuels excès.
Ce scénario ne serait plausible que si la FED avait la conviction que la crise de l'immobilier n'allait pas provoquer d'effets collatéraux
Le Commerce des promesses : Petit traité sur la finance moderne de Pierre-Noël Giraud explique qui sont les intervenants et leur rôle dans ce genre de situation.
Il explique comment un krach ont été évité et plein d'autres choses. Il évoque aussi ce que tu viens de dire Crock et effectivement la FED doit essayer de faire le juste milieux entre l'avertissement et l'arrêt de l'hémragie. Il y a un effet boule de neige si rien n'est fait. C'est vraiment un livre que je conseille pour comprendre comment marche les mécanismes financiers de l'économie mondial.
Bonjour
L'effet de contagion est aujourd'hui avéré. La contagion a même gagné le secteur du crédit en général (dont le secteur homologue des CDO, les CLO ... et dérivés de crédit en général) et provoqué la hausse des spreads. Ce qui veut tout simplement dire que les prêts/obligations en tous genres sont désormais plus chers/risqués et tout particulièrement pour les opérations de fusion-acquisition dont certaines ont dû récemment être suspendues faute de financement (et surtout de financeurs). A+
Une crise qui se limitera Probablement à la finance
Par Jan Marejko AGEFI - Volatilité, aversion accrue au risque, risques systémiques, déclin puis reprise du carry trade, les signaux abondent qui signalent une crise. Sauf que l’économie, comme la politique, sont en état de crise permanente, ce qui rend difficile l’analyse des signaux qui nous parviennent. Le premier réflexe, lors d’une crise, est de se protéger et donc de liquider des positions à risque. D’où prises de bénéfices sur le marché des actions et un penchant pour tout ce qui offre une protection (gestion alternative). Mais cette position de repli ne peut pas être adoptée à partir du concept d’une économie qui fonctionnerait parfaitement. C’est donc la profondeur de la crise qu’il s’agit de mesurer et non pas cette crise elle-même par rapport à quelque étalon idéal. La question fondamentale reste celle-ci: la propagation d’une aversion grandissante au risque avec le resserrement du crédit qu’elle pourrait entraîner est-elle vraiment fondée? Réponse difficile, tant les signes se contredisent. Un exemple parmi d’autres: mardi, nous apprenions que l’indice de confiance des consommateurs américains a bondi à 112,6 points en juillet contre 105,3 points en juin, ce qui est son plus haut niveau depuis août 2001. Il faut se méfier des chiffres, mais puisqu’on ne peut pas non plus les ignorer, observons que ce bond de l’indice de confiance est remarquable puisque les analystes tablaient sur un recul à 105 points. Serait-ce que le public là-bas est plus sensible aux fondamentaux qu’aux craintes, caprices ou attentes irrationnelles de la finance internationale, échaudée, ces jours-ci, par la crise des crédits à risque dans l’immobilier aux Etats-Unis? Ce n’est pas aussi simple, car, outre le public, plusieurs voix qui comptent dans le monde de la finance ont tenu des propos destinés à calmer le jeu. Il y a quelques jours, le secrétaire américain au Trésor déclarait que les marchés étaient en train de procéder à une «réappréciation des risques» et que cette démarche était «saine». Pas plus tard qu’hier, la Deutsche Bank s’affirmait confiante face à la crise immobilière US. Enfin, la santé des sociétés est excellente des deux côtés de l’Atlantique. Dès lors, faut-il juger sans fondement les craintes sur un resserrement possible du crédit ou une dépréciation du dollar sur le long terme face à l’euro et au franc suisse? Sur la question du crédit, les craintes du marché relatives à une insolvabilité dans le secteur financier semblent excessives si elles s’appuient sur l’idée que l’ampleur de cette insolvabilité pourrait toucher l’ensemble de l’économie. En revanche, la possibilité d’une dépréciation du dollar est plus sérieuse. Mais seulement sur le long terme. Et si cette tendance se vérifiait, comment s’en plaindre au vu du déficit phénoménal des comptes courants américains?
Bonjour
Lire pour s'en faire un avis : un cas de contamination au secteur des prêts hy... (prime) et l'avis de Jim ROGERS : U.S. Housing Is Among `Biggest Bubbles,' Rogers Says (Update2) U.S. Housing Is Among `Biggest Bubbles,' Rogers Says (Update2) Bonne journée
Bonjour à tous
Un autre exemple de la contagion potentielle ... (Cercle Finance) - IKB, la banque allemande spécialisée dans le financement des PME serait la 1ère grande victime européenne de la crise du 'subprime': le titre a perdu les deux tiers de sa valeur en 3 semaines (passant de 28 à 10E) et de 24 à 10E en 5 séances dévastatrices (-20% et 'gap' sous 21,5E le 30 juillet et jusqu'à -40% en séance le 2 août). Le plancher des 11E de la mi-octobre 2002 a été pulvérisé et le palier de soutien des 11,8E de septembre 2001 puis de janvier à mars 2003 fait désormais office de seuil de résistance. En cas de franchissement des 12E, IKB ne rencontrerait guère d'obstacles avant le seuil des 15,25E (zénith d'avril et mai 2002).
Vous allez peut être trouver cela "osé", mais si justement la FED laissait cette crise se développer, sans chercher à lutter contre "à tout prix", dans le but de mettre en garde les autres secteurs de l'économie contre d'éventuels excès.
Crock, je pense que cet argument à quelques fondements à tout le moins. J'ai suivi le discours de Trichet hier, et je trouvais que dans sa partie consacrée aux marchés, il laissait entendre que ce que tu as écrit ci-dessus pourrait aussi trouver à s'appliquer à l'Europe.
France/Crise du «subprime» US: Oddo ferme trois fonds de placement
Paris (AWP/AFX) - La banque privée française Oddo a pris la décision exceptionnelle de fermer trois fonds de placement affectés par la crise du «subprime» américain,après consultation de l'autorité des marchés financiers (AMF), et n'effectuera les premiers versements à ses clients qu'en septembre, a indiqué jeudi un porte-parole de la société. .... et aussi : Axa IM, également touché par cette crise comme nombre d'acteurs de la finance, a, lui, décidé d'assurer la liquidité en se portant contrepartie de ses clients sur deux fonds - deux sous-compartiments de Sicav luxembourgeoise - Axa World Fund US Libor plus et Axa IM fixed income strategies US Libor Plus dont la valeur liquidative a chuté respectivement de 13,4% et 12,6% entre le 18 et le 19 juillet. et aussi Union Investment Halts Redemptions From Bond Fund (Update4) By David Clarke Aug. 3 (Bloomberg) -- Union Investment Asset Management Holding AG, Germany's third-largest mutual fund manager, halted redemptions from a fund holding subprime mortgages after clients withdrew about 10 percent of the assets in the past month. Investors redeemed 100 million euros ($137 million) from the 950 million-euro ABS-Invest Fund, spokesman Markus Temme said today. The fund, sold to institutional investors across Europe, has about 6 percent of its assets in securities related to subprime mortgage loans, Temme said. Defaults on U.S. housing loans to borrowers with patchy credit histories have reached a 10-year high, driving down the value of bonds backed by mortgages. That's led to losses at funds run by Sowood Capital Management LP of Boston, New York-based Bear Stearns Cos. and Oddo & Cie., a Paris-based stockbroker and money manager. ``A lot of the subprime debt lies with European managers,'' said Iain Beattie, a consultant at Watson Wyatt Worldwide Inc. in London who advises pension funds. ``There could be more news to drip out on this.'' .... à écouter : http://www.oddo.fr/NET/media.aspx?id=4136
édité le : 04-08-2007 10:17:31
COMMENTAIRE NATIXIS :
Depuis le début du mois de juillet, les marchés financiers sont en émoi. Il a suffi que les craintes concernant l’économie américaine, et plus particulièrement le secteur immobilier, se renforcent pour que l’ensemble des segments du marché réagissent. Cela a commencé par le crédit qui a été pénalisé par les pertes importantes annoncées par certaines banques3 et certains Hedge Funds, puis cela s’est transmis aux marchés actions et aux marchés de taux. Comme à chaque fois, la dernière en date en février 2007, cet accès de pessimisme s’est traduit par un retour du flight to quality dans l’ensemble des zones. Ainsi, en France, depuis la mi-juillet, le CAC 40 a perdu plus de 8 %. Dans le même temps, les opérateurs se sont dirigés vers les actifs sans risque que sont les obligations d’Etat, faisant ainsi monter leurs prix et baisser leurs taux. Le taux des OAT 10 ans a ainsi perdu près de 25 pb sur la période. Autre symptôme de ce flight to quality, les écarts entre les différentes obligations d’Etat européennes ont retrouvé de la vigueur. Alors que, depuis trois ans, les spreads de taux français et espagnols avec leur homologue allemand n’avaient pas dépasser 6 pb, depuis fin juin, ils atteignent désormais des niveaux proches ou supérieurs à 10 pb. De même, le spread avec l’Italie, traditionnellement plus élevé, s’est lui aussi écarté, progressant de 13 pb en à peine un mois, à plus de 30 pb. Cette tendance globale à l’écartement des spreads intra-Euroland (elle s’observe pour tous les pays de la zone) ne s’appuie pas sur des facteurs macroéconomiques solides. En effet, d’une manière générale, la tendance des finances publiques est à l’amélioration dans l’ensemble des pays européens. La seule exception concerne éventuellement la France qui, avec la mise en place du paquet fiscal par le nouveau gouvernement, a quelques difficultés à rendre crédible son objectif de baisse des déficits. Mais, on l’a vu, les taux français ne réagissent pas différemment de leurs homologues… A bien des égards, l’évolution récente des marchés nous paraît excessive. Même si la hausse passée des indices boursiers et des taux d’intérêt pouvait justifier une correction mécanique, cette dernière semble excessive. En effet, les fondamentaux économiques restent tout à fait satisfaisants en Europe. Certes, plusieurs indicateurs (les taux d’utilisation des capacités de production par exemple) montrent que nous nous situons désormais en haut de cycle économique. Toutefois, rien ne semble annoncer un ralentissement marqué au cours des prochains mois. Du côté des Etats-Unis, si l’activité a freiné en début d’année, elle s’est depuis redressée. En outre, même si la réalité et l’intensité de la crise immobilière ne peuvent être remises en cause, tout semble montrer que cette dernière ne contaminera pas l’ensemble de l’économie. Le PIB américain devrait ainsi progresser d’environ 2,5 % l’an prochain. Enfin, une contamination du secteur immobilier américain au secteur immobilier européen est très peu probable. Le marché des crédits aux ménages les plus fragiles, à la base de la crise des subprimes aux Etats- Unis, est quasiment inexistant dans la zone euro4. Seule une incertitude perdure quant au degré d’exposition des intermédiaires financiers européens au risque immobilier américain. Mais, selon toute vraisemblance, la crise immobilière ne traversera pas l’Atlantique… Alexandre Bourgeois
Je poste mes AT et avis comme tous les autres et mes Avis ne constituent en aucun cas un conseil mais une vision personnelle du marché.
![]()
Je poste mes AT et avis comme tous les autres et mes Avis ne constituent en aucun cas un conseil mais une vision personnelle du marché.
Ceux qui étaient short sur les instruments de crédits ont du faire fortune ?
Et ça doit bien exister ? Alors pourquoi on ne parle pas des fonds qui ont fait fortune ? Citation de : Boots (au 04-08-2007 11:19:38) Probablement parce que l'objectif premier est de venir au secours de ceux qui sont dans les problèmes ou, tout au moins d'essyer de les comprendre pour y parer ou en tirer une expérience. quand il y a eu le tsunami en Indonésie, on n'a pas non plus beaucoup parlé des milliardaires qui se faisaient bronzer à Miami. Ca me paraît logique.
Je poste mes AT et avis comme tous les autres et mes Avis ne constituent en aucun cas un conseil mais une vision personnelle du marché.
Forum Bourse : Accueil | Placements | Immobilier | Sujet : La crise du subprime |
Invest-AT,
l'analyse technique au service de l'investissement actif.
Analyses, forums et signaux AT. |
Créer votre blog gratuitement avec TradersBlog, plateforme de blogs pour traders. |
Trading School, modules de formation à la bourse en ligne, glossaire de la bourse ... |



