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Le S&P500 a réalisé sa plus mauvaise performance sur 3 jours depuis début mars 2009 : -5,16%. Même en mai (13 mai) et en juillet (7 juillet) derniers la baisse n'avait pas atteint une telle ampleur. Il semble que cette baisse des indices en aurait surpris plus d'un ! « Les nouvelles ne font pas le marché, c'est le marché qui fait la nouvelle. » Dire que c'est la déclaration d'Obama qui aurait fait basculer le marché relève d'une grande incompréhension de la nature même des marchés financiers. Il est vrai que depuis la médiatisation à outrance des activités de marché les vendeurs de news font tout pour convaincre le gogo-trader que son nirvana se trouve caché dans le déchiffrage des news ou des statistiques. Après avoir annoncé début janvier qu'il proposerait au Congrès le vote d'une taxe sur les activités bancaires (0,15% sur les actifs garantis soit sur la base bilan-fonds propres-dépôts garantis par FDIC) limitée aux grosses institutions financières (présentant un bilan supérieur à 50 milliards de dollars) il a surenchéri jeudi dernier en proposant des mesures visant à limiter la taille et les activités de ces institutions. Vous trouverez son intervention ici. Pour ceux qui ont des difficultés avec la langue de Shakespeare j'ai joint plus bas une traduction rapide des principaux points qu'il a abordés. Très franchement il est difficile en première lecture de ne pas applaudir à ces propositions. D'ailleurs ces propositions d'Obama était dans ma lettre au Père Noël du 20 décembre dernier. Souvenez-vous : « L'argent n'a pas d'odeur » Merci Père Noël ! Certes ces propositions d'Obama sont sans doute le fruit du ras le bol général qui monte aux Etats-Unis. Comme je vous en ai déjà parlé (Faisons l'autruche), même des pontes comme Bill Gross, gérant de PIMCO, se mettent à critiquer sans retenue les collusions entre le gouvernement et le monde de la finance. Mais je pense que la force de persuasion et l'aura de Volcker ne sont pas étrangers à ce revirement d'Obama. La présence de la haute stature de Volcker dans le champ des caméras et le fait qu'il soit cité dans l'intervention même montrent qu'il a joué un rôle dans ce retournement. ... ou bien qu'il est utilisé à des fins purement médiatiques. Car l'autre interprétation, qu'il faut avoir le courage de faire, est que tout ceci ne serait que de la fumée. Un écran de fumée permettant de reprendre l'initiative avant les élections cruciales de novembre prochain. Cette possibilité ne peut pas être écartée car les mesures en elles-mêmes ne sont pas révolutionnaires. Comparez par exemple ce que la taxe demandée par Obama pourrait rapporter (90 milliards sur 10 ans) aux aides qui ont été directement ou indirectement apportées au monde de la finance. Pour cela allez sur ce site qui entretient un suivi rigoureux des aides gouvernementales.
Vous êtes perdus, comme moi, avec tous ces chiffres. Et bien 140 milliards de dollars c'est plus que le PIB de chacun de ces pays ci-dessous :
Alors poujadisme ou sincérité nous le saurons en 2011. En attendant prenez garde au trou d'air !
Bonne semaine à toutes et à tous et mille remerciements aux bordelaises et bordelais pour leur accueil chaleureux et leur gentillesse
Traduction partielle de l'intervention d'Obama du 21 janvier 2010. Le CONSTAT : Cette crise économique a commencé par une crise financière, résultat des risques énormes et inconsidérées pris par les banques et les institutions financières à la recherche de profits rapides et de primes colossales. Alors que le système financier est beaucoup plus fort aujourd'hui qu'il ne l'était il y a un an, il est toujours régi selon ces mêmes règles qui l'ont conduit au bord du gouffre. Ce sont des règles qui autorisent ces institutions à agir contre l'intérêts de leurs clients, à masquer la réalité de leur exposition à la dette par des montages financiers complexes, à utiliser les dépôts, assurés par le contribuable, dans des placements spéculatifs, et à prendre des risques si importants qu'ils représentent une menace pour l'ensemble du système. En premier lieu, nous ne devons plus permettre que les banques s'éloignent autant de leur mission première qui est de servir leurs clients. Le fait est que ce genre d'opérations de marché conduit à des prises de risque énormes et coûteuses, mettant en danger toute la banque si les évènements tournent mal. Nous ne pouvons tout simplement plus accepter un système dans lequel, au sein des banques, les fonds spéculatifs ou les fonds d'investissement constituent des paris risqués subventionnés par les contribuables et qui peuvent conduire à des conflits d'intérêt. Et nous ne pouvons pas accepter un système dans lequel les actionnaires gagnent de l'argent sur ces opérations si la banque gagne, mais où les contribuables paient la facture si la banque perd. Les PROPOSITIONS : C'est pour ces raisons que je vais proposer une réforme simple et de bon sens, que nous appelons la règle Volcker - selon ce grand type derrière moi. Les banques ne seront plus autorisées à posséder, à investir, ou à promouvoir des fonds spéculatifs, des fonds d'investissement, ou à réaliser des opérations de marché exclusivement pour leur propre profit, sans rapport avec le service qu'elles apportent à leurs clients. Si les institutions financières veulent faire de la négociation [trading] pour chercher à gagner de l'argent, elles sont libres de le faire. En effet, le faisant, de façon responsable, c'est un bonne chose pour les marchés et l'économie. Mais ces institutions ne doivent pas être autorisées à opérer ces fonds spéculatifs et ces fonds d'investissement alors qu'elles contrôleraient aussi une banque soutenue par le peuple américain.
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Page de publicité : Je suis invité par la FNAC d'Angers à présenter mon livre Guide d'investissement sur le marché de l'or le 19 février de 17h30 à 19h00. L'entrée est gratuite. J'espère avoir le plaisir de vous y rencontrer (une prolongation dans un restaurant local pourrait être programmée) Alain à ouvert une file ici sur cet évènement.
Avertissement :
Cette analyse est diffusée à titre purement informatif et éducatif et ne constitue en aucune façon un document de sollicitation en vue de l'achat ou de la vente des instruments financiers émis par la société objet de l'étude. L'investissement et le trading sont des activités présentant des risques financiers. Tout investisseur doit donc se faire son propre jugement quant à la pertinence d'un investissement dans une quelconque valeur mobilière émise par la société mentionnée dans cette analyse, en tenant compte des mérites et des risques qui y sont associés, de sa propre stratégie d'investissement et de sa situation légale, fiscale et financière. Vous devez être identifié pour poster un commentaire. Pour vous identifier : cliquez ici Pour vous incrire sur Pro-AT : cliquez ici |
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