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Analyse conjoncture | Analyse : Le pire est-il derrière nous ?

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Le pire est-il derrière nous ?

Bonjour,

La question posée en titre de cette réflexion que j'ouvre aujourd'hui est la suivante "Le pire est-il derrière nous ?". La réponse que nous serions tenté d'apporter à cette question pourrait être OUI, si l'on ne considère que les chiffres, mais surtout les révisions de statistiques publliées hier à 14h30. Il faut être conscient des conséquences d'un marché animé par des certitudes, d'un marché où le doute prédomine.

Ce vendredi 5 octobre, les chiffres meilleurs qu'attendus sont venus repousser le risque de recession aux Etats Unis et d'une certaine manière contredire les scénarios pessimistes. En effet la revision spectaculaire due à une grave sous estimation initiale des pertes crées dans le secteur public, en particulier dans l'enseignement au moment de la rentrée scolaire.

Cela va t-il être suffisant pour dissiper la crise de confiance qui s'est progressivement installée suite à la crise du subprime ? La hausse du taux de chômage à 4,7% ne milite pas en ce sens ! N'y a t-il pas une nouvelle crise en gestation, crise qui pourrait naitre au niveau des cartes de crédit...

Le véritable poison pour les marchés financiers est l'incertitude, en effet lorsqu'un scénario clair se détache, les marchés évoluent en tendances qu'elle soient haussière ou baissière suivant le cas. Lorsque l'incertitude prédomine, nous assistons généralement à des évolutions chaotiques.

Côté CAC 40, l'indice a presque retrouvé son niveau d'avant la crise et "chez nous" aussi, nous pourrions être tenté de souscrire à l'idée que le pire est derrière nous.La hausse hebdomadaire de 2,23% qui a portée le CAC 40 à 5843,24 hier dans un volume limité de 5,6 milliards d'euros milite en ce sens.

Le changement de perception des opérateurs est peceptible avec notamment l'annonce de la perte d'UBS ou l'annonce de la chute de 60% du bénéfice du géant américain Citigroup qui sont désormais apprécié car jugé comme un signe de transparence.

Face aux optimistes qui "affirment" que le pire est derrière nous et les pessimistes qui estiment que les marchés n'ont pas atteint leur plus bas, quel est votre avis ?

Si du côté trading, on se moque de deviner le futur, côté analyse, il est tout de même important d'estimer la tendance que l'on suit, ainsi que le scénario qui a la plus forte probabilité d'être suivi.

J'ouvre donc cette réflexion ce WE afin de receuillir votre sentiment qu'il soit fondamental ou technique sur cette question "Le pire est-il derrière nous ?"

Amicalement

Alain
Avertissement :
Cette analyse est diffusée à titre purement informatif et éducatif et ne constitue en aucune façon un document de sollicitation en vue de l'achat ou de la vente des instruments financiers émis par la société objet de l'étude.
L'investissement et le trading sont des activités présentant des risques financiers.
Tout investisseur doit donc se faire son propre jugement quant à la pertinence d'un investissement dans une quelconque valeur mobilière émise par la société mentionnée dans cette analyse, en tenant compte des mérites et des risques qui y sont associés, de sa propre stratégie d'investissement et de sa situation légale, fiscale et financière.

Commentaires Le pire est-il derrière nous ?

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Auré

(37 msg)

Plusieurs mois Plus de 3 ans Technique et fondamentale Actions françaises

Posté le : le 08-10-2007 13:37:57 Voir le profil   Envoyer un message privé
Sur le papier tous les voyants économiques sont rouges. La hausse ne peut donc pas durer.

Malheureusement, les dés sont pipés. Tant que les institutions financières soutiendront les marchés, nous n'aurons pas de correction. Je dirais même que les marchés vont continuer de monter.

Il manque un catalyseur pour provoquer une correction qui sera brutale et conséquente en terme de destruction de valeur. La situation financière des pays occidentaux tant au niveau des Etats que des ménages sera alors mise à jour.

Depuis plus de 15 ans, le FMI impose des gestions budgétaires extrêmement restrictives pour les pays en voie de développement. Il me semble qu'il devrait en être fait de même pour nos pays. Cela nécessiterait une grande lessive et la faillite du système financier. C’est pour cette raison que la baisse ne peut pas l’emporter en l’état actuel des choses.


lausm03

(131 msg)

Plusieurs mois Moins d'un an Technique et fondamentale Actions françaises

Posté le : le 08-10-2007 14:20:43 Voir le profil   Envoyer un message privé
Et les nouveaux fonds chinois vont racheter le marché à pas cher.
On n'y pense pas, car ils ne font pas de bruit.
et pendant ce temps, la guerre ne sera ni nucléaire, ni froide, ni...elle deviendra financière et énergétique.

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