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Je me marre

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Posté par Roque le 25-09-2007 17:35:05

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En ce bas monde il y a des choses qu'il faut savoir ne pas remettre en cause. Des sujets sur lesquels la vérité étant établie par le plus grand nombre il devient inconvenant de les rouvrir voire simplement de les évoquer.


Il en va ainsi, par exemple et en vrac, des causes du réchauffement climatique, de la culpabilité de la Libye dans l'attentat de Lockerbie1 mais aussi des interrogations sur les évènements du 11 septembre 20012 ou bien encore de la toute puissance de la Réserve Fédérale américaine et de sa capacité à maitriser les manettes de la croissance comme le clame tous les medias.


J'ai déjà, sans le creuser, abordé plusieurs fois ce dernier sujet dans mes posts précédents.

Au risque de me faire lapider je vous propose de regarder plus près cette vérité qui plane sans cesse sur le pouvoir de la FED et alimente le rebond actuel.


À en croire tous les médias financiers la FED aurait une arme secrète pour gérer la croissance économique. Cette arme secrète ne serait ni plus ni moins que le taux directeur de la FED ou FED FUNDS RATE 3 .

Le taux directeur sert à la fois de référence pour :

  • le taux (Fed Funds) des prêts de réserves entre banques pour couvrir leur obligation d'un jour sur l'autre.

  • les taux des prêts à très court terme accordés directement par la Réserve Fédérale (taux d'escompte ou Discount rate)


Pour comprendre pourquoi cette toute puissance laisse songeur il faut auparavant se pencher sur l'obligation de dépôt de réserves des institutions financières auprès de la FED.


Ces réserves (sous forme de liquidités ou dépôts dans une banque fédérale) sont destinées à garantir les fonds déposés dans ces institutions. Depuis le 27 décembre 19904 l'obligation de réserve ne concerne plus que les comptes courants. Selon le montant de ces comptes la banque qui les hébergent doit provisionner une réserve correspondant à un pourcentage du montant de ces comptes (3% de 8,5 à 45,8 millions de $ ou à 10% au dessus de 45,8 millions de $5 ).

Le graphique ci-dessous montre l'évolution des réserves de la FED depuis 1959. Vous noterez la baisse quasi continue intervenue depuis 1993, après la mise en place de cette nouvelle règlementation.

fig1.



Le montant global de ces réserves représente en tout et pour tout, au 13 septembre 2007, un montant de 41,608 milliards de dollar6. Oui vous avez bien lu, seulement 41 milliards de dollars !

Compte-tenu des obligations, l'excès de réserve à cette même date est de 1,393 milliards de dollars. Ce sont ces 1,393 milliards de dollars qui sont négociables entre banques pour couvrir leur besoin en réserve d'un jour sur l'autre rémunérés au taux directeur de la FED (en fait le taux directeur est la cible, le taux réel est négocié sur le marché).


Dans le même document dont je vous ai donné la référence plus haut (renvoi 6) vous pouvez constater que la FED au 13 septembre 2007 a prêté 2,25 milliards de dollars à des institutions financières. Ces 2,25 milliards de dollars sont eux rémunérés aux taux d'escompte de la FED (Discount rates) selon la taille de l'institutions financières. Ici en l'occurrence de grandes banques ont emprunté 2,018 milliards de dollars à la FED.


En résumé, et à ce jour, le taux directeur de la FED (et ses taux dérivés) s'appliquent à :

  • 1,393 milliards de dollars négociés entre banques

  • 2,25 milliards de dollars empruntés par des institutions financières à la FED


Ces montants sont véritablement insignifiants à côté de ceux échangés sur le marché des taux d'intérêt. Quelle incidence pourrait donc avoir (sinon psychologique) une baisse des taux sur moins de 5 milliards de dollars alors que les banques américaines totalisent plus de 6 300 milliards de dollars de prêts ?

En fait on doit plutôt se poser la question de savoir si un “actif” négociable ne trouverait pas plutôt son juste prix sur le ou les marchés importants où il s'échange. Le prix du charolais ne se fait pas à la criée de Saint Paul de Vence ... !

Pour l'argent c'est peut être la même musique. Il trouverait son prix sur les places où s'échangent les plus gros volumes de liquidités. Ainsi sur la place de Londres les grandes institutions financières viennent faire leurs emplettes de liquidités en différentes devises.

Le prix de ces liquidités se traduit par un taux d'intérêt selon la durée de l'emprunt. La cotation ou LIBOR (London Interbank Offered Rate) y est entretenue par la British Bankers Association7 (BBA).

Pour ce qui est des crédits en dollar (Libor 3 mois = Eurodollar utilisé pour l'établissement des prêts hypothécaires) ces taux s'appliquent à des montants considérables et sans commune mesure avec les chiffres des réserves de la FED mentionnés plus haut.

Ces taux se sont infléchis à la baisse bien avant que la FED ne fasse son annonce de réduction de taux directeur le 18 septembre.

Fig2.



Ne serions-nous pas devant le paradoxe de la “poule et de l'oeuf” ? Sinon comment expliquer qu'une décision sur un si petit montant puisse avoir autant de signification aux yeux des investisseurs des marchés actions.

Ceux-ci semblent “acheter” aujourd'hui le sauvetage de l'immobilier et par la même occasion de la croissance américaine par la FED.

Les investisseurs semblent oublier que dans la crise actuelle la situation des millions d'emprunteurs ne dépend pas directement des taux courts mais des taux longs. Or ces derniers ne suivent pas la même pente que celle engagée par les Libor ou le taux directeur de la FED.

Fig3.



La gesticulation de la FED ne pourra malheureusement arrêter le processus de dégonflement de la bulle immobilière.

Le vrai débât est désormais d'anticiper l'ampleur des désastres. Pour Roubini la baisse des prix de l'immobilier (une première depuis 1929) devrait être de l'ordre de 25%, pour Shiller plutôt de 50%.

Mais l'immobilier n'est peut être que la mèche du dispositif ! Déjà plusieurs fonds de pension (il s'agit de fonds gèrant des retraites et non pas des fonds spéculatifs ou hedge funds) commencent à faire savoir que leur engagement dans les produits dérivés de toute nature (ou dans des hedge funds !) les met en difficulté. Dans peu de temps ce sujet remplacera celui des prêts subprime. On vous parlera alors de New Mexico Public Pension ... et de tous ces fonds de pensions qui ont investi dans des fonds spéculatifs, et qui par le fameux effet des dominos, se trouvent à leur tour en déroute.


À lire Satyajit Das, maître incontesté des produits dérivés, “The Credit Crisis Could Be Just Beginning”ou “la crise pourrait ne faire que commencer”. Selon lui nous sommes au tout début du dégonglement d'une gigantesque bulle de liquidités – processus qui prendra beaucoup de temps (a gigantic liquidity bubble unwinding -- a process that can take a long, long time).

 

Pour vous donner un ordre d'idée de la taille de cette bulle, jetez un oeil à ce tableau tiré des dernières statistiques de la Banque des règlements internationaux

fig4.


Il s'agit des volumes échangés par trimestre en produits dérivés de taux (à droite) et de devises (à gauche). Tenez vous bien ... les échelles sont en milliers de milliards de dollars ($ trillions).


Et on voudrait nous faire croire que grâce à la baisse des taux de la FED sur moins de 5 milliards de dollars la Terre va se remettre à tourner à l'endroit !


Je me marre !



1Voir le film The Maltese Double Cross ou l'affaire du crash de Lockerbie

2Par exemple : pour quelle raison la troisième tour, le WTC7, s'est-elle écroulée alors que pas même un carreau n'y avait été cassé ?

3http://www.newyorkfed.org/markets/statistics/dlyrates/fedrate.html

4http://www.federalreserve.gov/monetarypolicy/reservereq.htm

5http://www.federalreserve.gov/monetarypolicy/reservereq.htm#table1

6http://www.federalreserve.gov/Releases/H3/20070913/h3.pdf

7http://www.bba.org.uk/bba/jsp/polopoly.jsp?d=141&a=627

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Cette analyse est diffusée à titre purement informatif et éducatif et ne constitue en aucune façon un document de sollicitation en vue de l'achat ou de la vente des instruments financiers émis par la société objet de l'étude.
L'investissement et le trading sont des activités présentant des risques financiers.
Tout investisseur doit donc se faire son propre jugement quant à la pertinence d'un investissement dans une quelconque valeur mobilière émise par la société mentionnée dans cette analyse, en tenant compte des mérites et des risques qui y sont associés, de sa propre stratégie d'investissement et de sa situation légale, fiscale et financière.

Commentaires Je me marre

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michel13

(212 msg)

Plusieurs jours Plus de 3 ans Technique et fondamentale Actions françaises

Posté le : le 26-09-2007 05:40:29 Voir le profil   Envoyer un message privé
Salve
...
concernant le prix du charolais, le marché au cadran de Moulins-Engilbert est plus adapté que la criée de Saint Paul de Vence.


Certes, mais celui de St Christophe était plus sympathique il y a quelques années, lorsqu'on pouvait encore manger la tête de veau et les entrecotes en compagnie des maquigons à 7h du matin !

Michel

P.S. Félicitations Roque ...


PEAenForce

(29 msg)

Plusieurs semaines Plus de 3 ans Non renseigné Actions françaises

Posté le : le 26-09-2007 07:51:55 Voir le profil   Envoyer un message privé

C'est bien connu, quand on est dépassé par un phénomène (le forte reprise des marchés actions US)on choisit la critique acerbe, mêlée de rire nerveux. Mais... Ce n'est pas ce qui fait rentrer les PV, n'est-ce pas?
Toutes ces critiques qu'on peut lire sur ce forum depuis quelques semaines sur le style "le marché à tort, il ne comprend rien à rien" sont ridicules, peut-être satisfaisantes intellectuellement, mais ruineuses.

Posté le : le 26-09-2007 08:28:14 Voir le profil   Envoyer un message privé
merci pour votre courtoisie roque.
à une prochaine fois peut etre


blackhead

(158 msg)

Plusieurs mois Plus de 3 ans Technique et fondamentale Actions françaises

Posté le : le 26-09-2007 09:28:24 Voir le profil   Envoyer un message privé
bonjour Roque,

Merci pour ton analyse.

Quand aux variations de la bourse qui ont peu de rapport avec le sentiment de la majorité, il faut croire que les investisseurs long terme sont en dehors et y restent, les day traders eux peuvent s'y interesser, et c'est ce qui explique la volatilité


yacafocon

(187 msg)

Plusieurs semaines De 1 à 3 ans Technique et fondamentale Non renseigné

Posté le : le 26-09-2007 16:47:22 Voir le profil   Envoyer un message privé
Merci Roque

Bonjour PEAenForce,
Tu sembles nerveux mais le rire n’est pas au RDV…
Qu’est-ce qui ne va pas ?
Tu pleures les PV que tu aurais pu si tu avais su ?
Il me semble que les analyses et non pas les « critiques » publiées par Roque ont l’avantage d’expliquer dans quelles conditions les marchés évoluent.
En quoi est-ce ruineux ? Le juges-tu responsable de ton libre arbitre et de tes stratégies ?


yacafocon

(187 msg)

Plusieurs semaines De 1 à 3 ans Technique et fondamentale Non renseigné

Posté le : le 26-09-2007 17:00:20 Voir le profil   Envoyer un message privé
Bonjour Blackead,
Il me semble qu’un grand nombre d’investisseur dépendent directement de leurs conseillers. Or le propre d’un conseiller, c’est de ne jamais laisser les clients en dehors car les commissions sont moins juteuses.
De plus, beaucoup de banquiers ou conseillers voient (c’est en tout cas leurs discours) les marchés continuer la hausse et finir l’année au plus haut.
Ont-ils raison ou tors ? Est-ce un avis objectif ?… C’est une autre histoire.


meteor13

(162 msg)

Plusieurs mois Non renseigné Technique et fondamentale Actions françaises

Posté le : le 26-09-2007 18:25:55 Voir le profil   Envoyer un message privé
Bravo Roque pour cette analyse . En ce moment les marchés grimpent dans l'espoir d'une nouvelle baisse des taux de la Fed : chaque mauvais chiffre de conjoncture devient une bonne nouvelle car il renforce la probabilité d'une nouvelle baisse des taux . Mais ce n'est qu'un réflexe pavlovien : cet hypothétique son de cloche les fait saliver , mais rien n'indique que cette baisse des taux courts va se répercuter aux taux longs car les préteurs risquent d'etre plus frileux face à une Amérique de plus en plus insolvable . Dans les mois qui viennent , il faudra bien étudier l'entrée des capitaux aux USA , le niveau du dollar dont la faiblesse fera grimper le prix des matiéres premiéres , et surtout la santé du consommateur américain qui sera trés sensible à une contraction du crédit .

Posté le : le 29-09-2007 15:02:21 Voir le profil   Envoyer un message privé
L’US $ est une monnaie privée

On ne peut comprendre la crise financière actuelle, ni les rapports de force internationaux, sans tenir compte du caractère privé de la Banque centrale des États-Unis (la « Fed »). C’est elle, c’est-à-dire un consortium de banques privées, et non le gouvernement de Washington qui édite les billets verts.

Les manipulations du système monétaire et du système des changes provoquent le scandale le plus important de notre époque. Pour la première fois, l’escroquerie monétaire atteint des dimensions mondiales, parce qu’elle a lieu effectivement dans le monde entier, qu’aucun gouvernement ne peut plus la contrôler ni la stopper ou l’empêcher et que, formellement, elle a même lieu légalement en raison de lois désuètes.

L’étape décisive dans la rupture avec la monnaie d’Etat a été la fondation, en 1913, du Système fédéral de réserve des Etats-Unis. Dès la fin du XIXe siècle, les banques sous la coupe de l’empire Rotschild ont lancé une grande campagne pour prendre le contrôle de l’économie des Etats-Unis. Venant d’Europe, les Rotschild ont financé la Banque J.P. Morgan & Co., la Banque Kuhn Loeb & Co., John D. Rockefellers Standard Oil Co., les chemins de fer d’Edward Harriman et les aciéries ­d’Andrew Carnegie.

Aux environs de l’an 1900, les Rotschild ont envoyé aux Etats-Unis un de leurs agents, Paul Warburg, pour coopérer avec la Banque Kühn Loeb & Co. Jacob Schiff et Paul Warburg ont lancé une campagne visant à instaurer des « Federal Reserve Banks » (FED), instituts privés d’émission. Appuyés par les deux grands groupes financiers Rotschild et Rockefeller, ils sont parvenus à fonder une banque centrale privée ayant le droit d’émettre sa propre monnaie, moyen légal de paiement garanti à l’origine par l’Etat. L’instauration de la FED en 1913 a permis aux banquiers internationaux de raffermir leur puissance financière aux Etats-Unis. Paul Warburg a été le premier président de la FED.

Le XVIe amendement de la Constitution états-unienne, qui a permis au gouvernement de prélever un impôt sur le revenu, a suivi la fondation de la FED. Telle était la conséquence du fait que le gouvernement ne pouvait plus émettre sa propre monnaie. Ainsi, les banquiers internationaux faisaient indirectement main basse sur le patrimoine privé des citoyens états-uniens. A l’époque, les plus importants actionnaires de la FED étaient :

- 1. Les banques Rothschild de Paris et de Londres
- 2. La Banque Lazard frères de Paris
- 3. La Banque Israel Moses Seif en Italie
- 4. La Banque Warburg à Amsterdam et à Hambourg
- 5. La Banque Lehmann à New York
- 6. La Banque Kuhn Loeb & Co. à New York
- 7. La Banque Rockefeller Chase Manhatten à New York
- 8. La Banque Goldman Sachs à New York.

Après la Première Guerre mondiale, les réserves d’or mondiales ont été accumulées dans cette banque privée qu’était la FED, de sorte que de nombreuses banques centrales n’ont plus pu maintenir l’étalon-or et que leur pays a sombré dans la déflation – la première crise économique mondiale. Même pendant la Guerre mondiale, les Etats-Unis ont exigé des pays en guerre qu’ils paient les armements livrés en or. Après la fin de la guerre, l’or de l’Allemagne a dû aussi être cédé comme butin de guerre. A elles seules, plus de 30 000 tonnes d’or du monde se sont ainsi accumulées aux Etats-Unis. Cet or a servi de couverture au dollar. Toutefois, comme une grande partie des dollars étaient détenus dans les banques centrales étrangères comme réserves monétaires, les Etats-Unis ont pu imprimer et dépenser davantage de dollars qu’ils n’avaient d’or. En effet, les autres pays avaient besoin de dollars pour acheter des matières premières, traitées uniquement en cette monnaie. Outre l’or, le dollar est donc devenu de plus en plus une des réserves monétaires principales des banques centrales étrangères. Le règne du dollar dans le monde avait commencé.

En 1971, Richard Nixon (37e président des Etats-Unis de 1969 à 1974) a résilié l’obligation de convertir le dollar en or (l’étalon de change-or) et, simultanément, la garantie de l’Etat à propos du dollar. Depuis lors, le billet vert n’est couvert ni par l’or ni par une garantie de l’Etat ; il s’agit donc de la monnaie privée libre de la FED. Or la masse monétaire de dollars en circulation déterminée par la FED (depuis mars 2006, celle-ci ne publie plus le chiffre de la masse monétaire M3) est devenue un problème insoluble : pendant que la masse mondiale de biens quadruplait au cours des 30 dernières années, la masse monétaire s’est multipliée par quarante.

Comment fonctionne cette banque privée qui a le droit d’imprimer des dollars ? La FED produit des dollars. Ceux-ci sont prêtés au gouvernement des Etats-Unis contre des obligations qui servent de « sûretés » à la FED. Les banques de la FED qui détiennent ces titres perçoivent des intérêts annuels. Astucieux, n’est-il pas vrai ? Dès 1992, les obligations détenues par la FED avaient une valeur de quelque 5 trillions de dollars, et les intérêts payés par les contribuables états-uniens augmentent constamment. La FED s’est appropriée ce patrimoine incroyable en prêtant de l’argent au gouvernement états-unien et en encaissant alors des intérêts. La contre-valeur : du papier de couleur, nommé dollar.

Répétons-le : le dollar est émis non pas par le gouvernement des Etats-Unis, mais par la FED, qui est contrôlée par des banques privées et met à disposition du gouvernement de l’argent et, en contre-partie, encaisse largement des intérêts et prélève des impôts. Personne ne remarque cette duperie. De plus, les obligations émises par le gouvernement donnent à la FED un droit de gage, public et privé, sur l’ensemble des biens-fonds des Etats-Unis. De nombreuses actions en justice se sont efforcées de faire annuler la loi sur la FED, mais sans succès jusqu’à maintenant. Le président John F. Kennedy a été le premier à tenter de transformer la FED en édictant un décret présidentiel (« Executive 0rder 11110 »). Peu après, il a été assassiné, probablement par son propre service de renseignement. Le premier acte de son successeur, Lyndon B. Johnson, a été d’annuler le décret de son prédécesseur dès son retour de Dallas à Washington, dans l’avion présidentiel.

Et aujourd’hui ? Les banques privées tentent par tous les moyens de maintenir et d’assurer leur gigantesque source de revenu qu’est le dollar. Les Etats qui veulent nouer leurs relations commerciales internationales sur la base de l’euro, tels l’Irak, l’Iran ou le Venezuela, sont déclarés terroristes. Les gouvernements sont forcés de livrer des produits aux Etats-Unis contre des dollars sans valeur, et l’augmentation effrénée de la liquidité fournit à la haute finance les liquidités illimitées avec lesquelles elle peut acheter dans le monde entier. Les banques centrales du monde entier sont forcées de détenir des dollars sans valeur comme « réserves monétaires ». Le dollar des Etats-Unis est la monnaie privée de la haute finance, garantie par personne si ce n’est par elle-même, utilisée pour maximiser le profit, accrue sans vergogne, employée comme moyen de domination mondiale et pour accaparer toutes les ma­tières premières et autres valeurs au monde.


Source : Internationaler Hintergrundinformationsdienst für Politik, Wirtschaft und Wehrwesen, juillet-août 2007.


AirTropical.com

(48 msg)

Plusieurs jours Plus de 3 ans Technique et fondamentale Autres Dérivés

Posté le : le 01-10-2007 16:36:50 Voir le profil   Envoyer un message privé
Le vrai débât est désormais d'anticiper l'ampleur des désastres. Pour Roubini la baisse des prix de l'immobilier (une première depuis 1929) devrait être de l'ordre de 25%, pour Shiller plutôt de 50%.

Le pire est que les gens n aiment pas les mauvaises nouvelles ... donc les refusent.

eclatement de la bulle immo 13:56 25/09/07
en MAJ de mon analyse du 04/07/07 :

http://www.boursorama.com/forum/message.phtml?page...

Commentaires :
1/ Situation actuelle :
http://www.boursorama.com/graphiques/graphique_his...

http://www.pro-at.com/analyse-bourse/technique-Le-...

2/ Historique :
il y a 4/6 mois aux USA avec des faillites des fonds de RHA de credits immo devenus impayés.
Puis Espagne (avec effondrement en bourse), et maintenant en France

C est normal, les prix sont trop decorrélés des salaires.
Je le vois aussi clairement que la bulle internet de 2000.

3/ Explication :
- bulle immo = px de vente trop haut (100% de hausse en 7 ans)
- decorrelation par rapport aux salaires (10% de hausse en 7 ans)
- et meme decorrelation par rapport aux loyers
- credits trop tendus et rallongés au maxi (25 ans contre 15 ans il y qq temps)
- impayés de + en + courant
- ruptures aux USA suite à ces impayés
- ruptures immo en Espagne
- ruptures credits immo en Allemagne et Angleterre
- effet boule de neige à la baisse, inverse de la hausse trop rapide

___

en MAJ de mon analyse du 14/08/07 :

http://www.boursorama.com/forum/message.phtml?file...

eclatement de la bulle immobiliere UE

phase 1 : on vends ses immos (ou VAD ou put ...). perso en Juin. HA 5 puts immo. (il m en reste 3)
phase 2 : on achete plus rien car on etudie les effets domino sur les autres secteurs (dont bancaire)
phase 3 : on vend tout ce qui est en PV, et comme nos immos sont vendus depuis longtemps, on vends tout le reste. perso en Juillet, j ai vendu mes OPVCM Chinoises, mes PPR, mes VRAP ...
phase 4 : à la rentrée, de rares vraies analyses ont enfin parlé d eclatement de la bulle immo en Europe et non du seul effet subprime US. Donc perte de confiance du secteur immo.
phase 5 : ne pouvant plus injecter constamment des milliards sur les marchés, et apres avoir baissé le taux d escompte, la FED baisse son taux directeur de 50 points : enorme !

phase 6 : comme la FED a baissé ses taux, l USD monte bien trop haut (comment vendre un Airbus face à un Boeing à 1.4. idem pour tout). En plus, le krack immo arrive en Europe. La BCE baisse donc ses taux de 25 points en Octobre.

phase 7 : debut 2008, l eco et les marchés sont stabilisés, mais l immo restera corrigé (comme les NTIC en 2002) pour tres tres longtemps

phase 8 > 2010 : fin du reigne des papy boomers qui ont marqué l eco mondial et on crée la bulle immo, mais St Pierre ne prend pas les titres, et ils devront laisser des tonnes de logements disponibles ... (res princ, res second, placements immo ....)

___

Rappel de l'evidence qui est la lame de fond de la vague baissiere de l immo :

Mr Smith achete une maison à 400K$ en 2004 avec un credit comme la majorité des HA immo
(meme si env 20% proviennent de revente immo, ce qui a permit la Bulle, et 20% d autres fonds)
Credit à taux fixe, variable, subprime, c pas le vrai/pire probleme.

En 2007, Mr Smith a une galere (divorce, licenciement ...) ou meme il ne peut plus payer à cause de la hausse des taux.
La banque saisi son bien immo comme toujours et partout dans le monde.

Cas 1 : le marché immo monte ou est stable : le montant de la saisie/vente couvre le montant restant à payer sur le credit. C etait vrai jusqu'en 2006. Et dans ce cas, tout va bien (sauf pour Smith .

Cas 2 : le montant de la difficile revente ne couvre plus le montant du restant à payer à la banque.
Le DELTA est negatif. De l ordre de 100K$ d apres mes chiffres. Sa maison achetée + de 400k$ en 2004 ne vaut meme plus 300k$ en 2007.

La est le vrai probleme car le cumul des DELTA negatifs restent à la charge de la banque.
Et si c etait pas si grave, generalisé, cumulé, enorme et VRAI,
alors pourquoi tant de banques specialisées dans le credit immo deposeraient le bilan aux USA ou tout juste sauvées avec les fonds publics comme en Europe (IKB ...) ?

Pourquoi la FED et la BCE ont du injecter en Aout 2007 bien plus de Milliards qu'apres la crise du 11 septembre 2001 ?

MAJ : en 2006, 1 millions de biens saisis x 100K$ = 100 milliars d USD. En 2007, 2 millions donnent 200 milliards,
et on retrouve les montants injectés par la FED et la BCE ces 2 derniers mois.

Savez vous que le M3 est censuré par la FED depuis 1 an ? pourquoi ?
Savez vous qu il existe une OAT sur 50 ans ? est-ce une fuite en avant ?

---

Conclusion :

une purge a bien eu lieu, comme prevu cet été, sur l immo UE, entre 30% et 40% (EPRA ...).
la question est : suffisant ? (necessaire est une evidence)

ma reponse est : non, mais juste suffisante pour le tres CT

1/ cela montre qu une hausse speculative immo n est plus possible sans hausse des salaires (impossible cause mondialisation)

2/ à MT/LT, la baisse immo sera la nouvelle norme, jusqu'à un prix en agence (et ANR) revenu à celui de 2000, avec qq rebonds speculatifs

---

Perso, Il me reste des 1969S, et 2 bears EPRA que je garde, car amha, la baisse n est pas finie sur ce secteur, y compris à MT et LT.

---
La difference entre un optimiste et un pessimiste tient au fait que le pessimiste est habituellement mieux informé.

Posté le : le 01-10-2007 22:00:38 Voir le profil   Envoyer un message privé
Bonsoir Roque,
Aujourd'hui regardons UBS, son annonce pour le 3 trimestre: perte liée à la crise du subprime et donc ...
licenciements annoncés.
Que fait le cours de l'action: il monte!+3.17 %
Qui parle de rationnel?
Ainsi que les financiéres
MERCI encore pour ton analyse


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