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Analyse conjoncture | Analyse : Des discours, encore des discours !

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Des discours, encore des discours !

Avant de commencer ce commentaire je voudrais être clair sur les propos qui vont suivre. Certains vont peut être être tentés d'interpréter ceux-ci comme une prise de position politique de ma part. C'est leur droit mais mon intention n'est absolument pas de me servir de cet espace pour faire campagne pour tel ou tel parti.

Alors ceci étant dit je pense que comme moi vous avez été saisis par la mutation qui gagne nos dirigeants (le nos a une connotation planétaire et non purement hexagonale).

Le premier à avoir ouvert le bal, est le même qui a eu l'idée géniale de nationaliser les banques au lieu de les laisser faire faillite (ce qui aurait considérablement assaini le système). Son idée à l'époque a été immédiatement suivie par tous sous des formes plus ou moins différentes.
Il est ensuite revenu en décembre sur le devant de la scène avec un discours agressif vis-à-vis des banquiers et des propositions à faire pâlir Besancenot. Vous demandez sans doute quelle mouche capable de résister au climat britannique a pu piquer Gordon Brown. En fait ce n'est pas une mouche mais la proximité des élections générales (3 juin prochain). Les nombreux sondages réalisés montraient tous une inévitable déroute travailliste si rien n'était fait. Alors comme la foule réclame des têtes donnons lui celles des banques et lavons nous les mains de la situation.
Fig1.

De l'autre côté de l'Atlantique découvrant le raz de marée de mécontement qui s'est exprimé pour l'élection sénatoriale du Massachusetts, état démocrate par excellence, Obama reprenait la stratégie du premier ministre britannique et se lançait dans une surenchère impressionnante (lire mon dernier commentaire). Là aussi la lecture des sondages nous permet de mieux comprendre ce revirement. Tous les sondages, quasiment sans exception, montrent à quel point les américains ont perdu confiance dans leur système politique.
Fig2.

Ils montrent aussi que la récente virevolte d'Obama semble avoir eu l'oreille des américains. Le congrès est désapprouvé par une très large majorité alors que Mister O s'en tire à peu près (stable). Bien joué l'artiste !
Fig3.

Les élections de mi-mandat approchant (renouvellement le 2 novembre de 36 des 100 sièges du Sénat à majorité actuellement démocrate) le jeu est désormais de faire passer les républicains pour les empêcheur de légiférer en rond pour mettre les méchants banquiers au pas. Cet homme est passé d'un extrême à l'autre.

Son discours sur l'état de l'Union est un morceau de bravoure.
D'un côté il prône le redressement budgétaire et l'assainissement de la dette monstrueuse, avec le gel du budget à partir de 2011 et pour une période de 3 ans hormis ce qui concerne la sécurité nationale et les programmes Medicare, Medicaid, et Social Security (Systèmes de santé et système de retraite). Autant dire qu'il ne touche pas au noeud du problème qui se situe précisément sur ces programmes et sur les dépenses de la Défense. D'un autre côté le gouvernement fédéral s'engagerait dans une politique d'aides et d'avantages fiscaux à tout va : pour l'isolation des maisons, pour l'exploration pétrolière, pour l'usage des énergies renouvelables, pour le développement du nucléaire, dans l'éducation avec, tenez-vous bien, le remboursement des prêts étudiants si ceux-ci choissisient d'entrer dans la fonction publique, pour les autres 20 ans, avec un crédit d'impôt de 10000 dollars par famille pour financer des études supérieures, avec la réduction du taux d'intérêt de tous les prêts étudiants à 10%, le doublement du crédit d'impôt pour les charges familiales, etc... Cerise sur le gateau populiste, obligation pour les lobbyistes de déclarer tous leurs contacts politiques ou fédéraux et limitation des contributions de ceux-ci aux candidats aux diverses élections alors même que la court suprême vient tout juste de lever la limitation sur la contribution des entreprises aux partis politiques. Allez y comprendre quelque chose ! Pour finir il donne un objectif ambitieux, le doublement des exportations d'ici 5 ans. Rien que ça ! Yaka !

Mais il n'est pas seul sur ce crédo populiste et démagogique. À quelques mois des élections de mars, au forum de Davos le président français a fait un discours, que je qualifie d'altermondialiste, le 27 janvier.
Fig4.

Je suppose que le premier jet a été écrit par Lula, absent pour cause de grosse fatigue, puis finalisé par ATTAC qui lui a glissé le discours quelques minutes avant de prendre la parole. Je plaisante bien sûr, mais lisez attentivement ce discours. Je vous en livre deux ou trois morceaux choisis pour vous mettre en appétit.

La mondialisation a dérapé à partir du moment où il a été admis que le marché avait toujours raison et qu’aucune autre raison ne lui était opposable.

La mondialisation a d’abord été la mondialisation de l’épargne. Elle a engendré un monde où tout était donné au capital financier et presque rien au travail, où, l’entrepreneur passait après le spéculateur, où le rentier prenait le pas sur le travailleur, où les effets de levier, atteignant des proportions déraisonnables, engendraient un capitalisme dans lequel il était devenu normal de jouer avec l’argent des autres, de gagner facilement, rapidement, sans effort et trop souvent sans aucune création de richesses ou d’emplois.

Heureusement il y a quelques phrases où je me reconnais telles que :

Essayons de remonter à la source : ce sont les déséquilibres de l’économie mondiale qui ont nourri le développement de la finance globale. On a déréglementé la finance pour pouvoir financer plus facilement les déficits de ceux qui consommaient trop avec les excédents de ceux qui ne consommaient pas assez. La perpétuation et l’accumulation des déséquilibres a été le moteur et la conséquence de la globalisation financière.
Mon commentaire : ce sont les déficits des gouvernements qui sont à l'origine de ces déséquilibres. Tous nos maux viennent, d'une part, de l'absence de discipline budgétaire des états par manque de courage et clientélisme, d'autre part du laxisme des gouvernements qui ont cédé aux sirènes des lobbyes en dérèglementant. Rappelez -vous le candidat Sarkozy nous vantant les mérites du modèle immobilier américain en septembre 2006. Ici même j'avais écrit pourvu que les dieux nous en préservent.

La crise que nous traversons n’est pas une crise du capitalisme. C’est une crise de la dénaturation du capitalisme. C’est une crise liée à la perte des valeurs et des repères qui ont toujours fondé le capitalisme.
Mon commentaire : tout à fait d'accord et c'est d'ailleurs en totale contradiction avec la dénonciation du marché telle qu'elle est présentée plus haut. Seul le marché peut réguler mais un marché où les règles sont les mêmes pour tous. Seul le marché a raison : demandez aux anciens de la société Bull.

Regardez les bulles qui déjà gonflent à nouveau ? Il n’est pas sûr qu’alors les États aient encore les moyens de garantir la confiance.
Mon commentaire : Il est certain que les états ne pourront rien y faire.

Les pays déficitaires doivent faire un effort pour consommer un peu moins et rembourser leurs dettes. La monnaie est au coeur de ces déséquilibres. Elle est l’instrument principal des politiques qui les maintiennent.
Mon commentaire : Je l'ai écrit ici plusieurs fois. Le coeur du problème est un problème monétaire.

Aujourd’hui nous avons besoin d’un nouveau Bretton Woods. On ne peut pas avoir d’un côté un monde multipolaire et de l’autre une seule monnaie de référence à l’échelle planétaire. On ne peut pas d’un côté prôner le libre-échange et de l’autre tolérer le dumping monétaire. La France qui présidera le G8 et le G20 en 2011 inscrira à l’ordre du jour la réforme du système monétaire international.
Mon commentaire : Le jour où on parlera de création d'un système monétaire international (il n'y en a pas actuellement) nous serons ce sera le début de la fin de nos problèmes. Ce n'est pas pour demain.

Nous sommes donc entrés dans une phase de surenchère pour regagner la confiance des électeurs comme il fallait s'y attendre. La prochaine crise, quand elle surviendra, plongera les responsables politiques dans une transe régulatrice et confiscatrice extrême. Loin de résoudre les problèmes leurs actions nous emmènerons brutalement dans le mur de la dette.

Étonnament tout le monde parle désormais du problème que pose ces dettes souveraines. Ici même nous en parlons depuis .... 2006. Les chiffres sont plus ou moins travestis comme ce graphique publié par PIMCO (que j'ai modifié) qui minimise la part réelle de la dette américaine en ne prenant en compte que la dette fédérale, comme si le poids de l'endettement des états américains, des systèmes sociaux et des entreprises nationalisées était négligeable.
Fig5.

Nota sur ce graphique : Sur l'axe des ordonnées DEFICIT BUGETAIRE en % du PIB, sur l'axe des abscisses DETTE PUBLIQUE en % du PIB. La dette publique américaine est calculée ici par mes soins selon les mêmes critères retenus pour le calcul des dettes des pays de l'Union Européenne. Seules les dettes japonaises et australiennes n'ont  été retraitées pour être mise sur un même niveau de comparaison.


Comme le souligne Bill Gross dans son papier Ring of Fire jusqu'à ce jour les détenteurs d'obligations font comme si de rien n'était, mais viendra bientôt le moment où ils exigeront une rémunération pour ce risque qu'ils viendront de découvrir.

Que les gouvernements balaient donc devant leur porte avant de donner des leçons aux banques. Ils sont les premiers responsables de cette situation (et nous aussi par la même occasion qui ne les avons pas sanctionné par faiblesse). Qui a piétiné les lois visant à prévenir la constitution de monopoles aux Etats-Unis alors que la mode est à la chasse au To big to fail ? Qui pleurniche auprès de Bruxelles lorsque la Commission demande le démantèlement des monopoles en Europe et plus particulièrement en France ?etc ...

On lance en France en grande fanfare une nouvelle commission pour réaliser un nouveau rapport sur l'endettement de la France. Le rapport Péberau, publié en septembre 2005, n'a pas pris une ride et rien n'a été réellement fait depuis sa communication. Les conclusions seront les mêmes, le temps perdu rendra les solutions encore plus douloureuses.

Du côté américain la situation de la FED, qui est au bout de son programme de rachat d'obligations hypothécaires, explose littéralement son bilan : + 300 milliards de bons du Trésor depuis un an, + 1102,6 milliards de dollars de papiers adossés à de l'immobilier depuis un an et payés à un prix qui n'a rien à voir avec la réalité du marché ! Dans son bilan, à côté des 777 milliards de dollars de bons du Trésor ce sont donc 1136,1 milliards d'immobilier dont la mèche brûle gentillement.

Comment se défaire de cette bombe ? Pensez-vous raisonnablement que les banques qui s'en sont défaites en échange de liquidités vont se précipiter pour les reprendre (il n'y a pas eu de nouvelle création monétaire contrairement à ce que certains écrivent) ?

Nicolas Sarkozy disait à Davos le 27 janvier que ''Sans l'intervention des états tout se serait effondré !'' Il aurait dû dire : ''Sans l'intervention des états dans les décennies passées tout ceci ne serait pas arrivé''.

A mon tour de faire un discours et de vous proposer mes propositions (utopiques mais sincères) pour un monde meilleur :

- rendre les mandats suprêmes des démocraties non renouvelables
- définir constitutionnellement des règles budgétaires strictes : aucun déficit autorisé quelle que soit la situation et niveau endettement faible (si pas de déficit autorisé les intérêts étant payé par le budget ceci régulera de fait le niveau d'endettement)
- assurer la mise en place d'un marché libre où les monopoles sont pourchassés et l'information demeure libre et accessible à tous.

Tous le reste en découle, en attendant nous devons assumer.

Bonne semaine à toutes et à tous

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Avertissement :
Cette analyse est diffusée à titre purement informatif et éducatif et ne constitue en aucune façon un document de sollicitation en vue de l'achat ou de la vente des instruments financiers émis par la société objet de l'étude.
L'investissement et le trading sont des activités présentant des risques financiers.
Tout investisseur doit donc se faire son propre jugement quant à la pertinence d'un investissement dans une quelconque valeur mobilière émise par la société mentionnée dans cette analyse, en tenant compte des mérites et des risques qui y sont associés, de sa propre stratégie d'investissement et de sa situation légale, fiscale et financière.

Commentaires Des discours, encore des discours !

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lleduc1

(140 msg)

Plusieurs mois De 1 à 3 ans Technique et fondamentale Actions françaises

Posté le : le 04-02-2010 12:38:50 Voir le profil   Envoyer un message privé
ça circule ..... (sauf aux rédactions bien sur )

BlackStone, BlackWaters, et maintenant BlackRock! Ils sont tous noirs, et font des choses incroyables, voyez BlackRock qui a acheté 5% de toutes les sociétés ou presque côtées à Wall Street. Tous les journalistes sont sidérés, car BlackRock n'a qu'une trésorerie de 4 milliards de dollars. Pour acheter 5% de 1.800 entreprises il faut 650 milliards sur la table.. . "We counted over 1.800 13Gs that Blackrock dumped on Friday... The stream started at just after 2 p.m. est and didn’t let up until just after 4:30, when the last one, which reported a 6.5% stake in Vodafone came in. For those less familiar with the 13G, since we don’t often write about these filings, it’s a requirement when ownership exceeds 5% of the outstanding shares. With few rare exceptions, these filings represented new positions for Blackrock since we only counted 11 amended 13Gs, which in itself seems very surprising, given the long list of stocks". Quelqu'un peut-il nous expliquer comment ils font et avec quel argent ??? Karl Denninger dit que vous ne pouvez pas vous lever (de "effet levier") 164 fois vous-même! Fannie Mae était à 80 pour 1 !!! "Something "funny" is going on here folks, and it demands an inquiry - and answer". Yeaah, answer that question Mr BlackRock. Allez, chers financiers en Suisse, Luxembourg, Lichtenstein, Canada, France et ailleurs qui lisez ce blog, manifestez-vous avec des explications qui tiennent la route, parce que pour moi, là, c'est soit Jésus Christ qui, après les pains et les poissons, s'est mis à la planche à billets, soit la Fed qui pipe le marché en demandant à BlackStone, pardon, BlackRock de faire monter artificiellement le Dow Jones. Lire Market Ticker.


S.Hard

(124 msg)

Plusieurs jours Plus de 3 ans Technique et fondamentale Futures europe

Posté le : le 05-02-2010 01:48:36 Voir le profil   Envoyer un message privé
Lleduc1

Ils font financer par les autres et mettent la dette sur la compagnie.
Comme cela si la compagnie n'atteint pas ses objectifs et coule, ils largent les amarres et quittent le navire.
Ils sont capitaines de plusieurs bateaux.

Le vrai pb provient du fait qu'ils restent investis pendant 5 ans, maximisent les profits (comprendre "virent les gens au maximum") et reintroduisent la compagnie en bourse et en ce moment pour essayer de reintroduire une compagnie en bourse, c'est presque impossible. Ils sont donc dans une situation assez difficile.

Cependant ils sont tellement pris au cou, que ce sont eux qui tiennent leurs banquiers. Si les banquiers ne financent plus, elles perdent plus gros que BlackRock LoL



caroaude

(176 msg)

Plusieurs mois Plus de 3 ans Technique et fondamentale Actions françaises

Posté le : le 17-02-2010 09:12:10 Voir le profil   Envoyer un message privé
Je ne sais pas si cette file est adéquate pour placer cette réflexion , mais j'aimerais quand même vous la soumettre

GOLDMAN SACHS , LES BANQUES , LES ETATS ET LA JUSTICE

En fait les concurrents mais aussi partenaires de GS sont toutes les autres banques .

Le système bancaire perd en crédibilité tous les jours de cette nouvelle année 2010 . Il perd parce qu'il n'a pas sû se préserver de la crise , il l'a même provoquée , ce qui est pire .

Il perd parce que il n'a pas utilisé les fonds des contribuables qui lui ont été octroyés pour relancer l'économie comme il aurait dû le faire , mais pour faire lui même des résultats (ceux de la BNP de ce matin en sont un exemple de plus) .
Et cela s'appelle du détournement d'argent public .

Il perd parce qu'il est totalement opaque et que des rumeurs pèsent sur le métier en particulier sur les provisions non passées ou les produits dérivées sur le marché véritable bombe à retardement .

Il perd enfin car il reste immobile et silencieux devant l'une des plus belles arnaques du siècle , réalisée par un des siens du nom de Goldman Sachs ..

Le système bancaire ne retrouvera pas la confiance de ses clients tant que les banques ne réagiront pas publiquement et bruyamment . Et la première réaction qu'elles pourraient avoir pour montrer qu'elles ne mangent pas toutes à la même soupe ce serait bien d'envoyer la plus misérable d'ente elles se faire juger devant la Cour de Justice Européenne .

Banques et politiques ont tout qu'il faut dans leur dossier pour entamer une action de ce type et essayer de sauver des réputations déjà mal en point .
Alors pourquoi ne le font ils pas ??
Parce qu'ils étaient au courant ?
Parce qu'ils font la même chose ?

Le premier banquier qui osera entamer une procédure de ce type pour préserver l'image de sa profession et montrer ainsi qu'il est totalement à l'extérieur de ce genre de magouille . Celui là récupérera une confiance énorme du public , et pour une banque , la confiance se traduit bien souvent en nombre de nouveaux clients .

Nous avons tous une responsabilité collective dans ce qui se passe en ce moment : notre silence .

Si chacun d'entre nous téléphone à son député , ou au parti politique auquel il appartient , en exigeant , aux termes des lois en vigueur et au principe d'égalité devant la justice , que des poursuites soient entreprises .

Si chacun d'entre nous l'explique également à son banquier ..
Cela m'étonnerait bien qu'il n'y ait pas de réaction rapide .

Et à mon avis , une plainte devant la Cour de justice Européenne vaut mieux qu'une bombe dans les locaux de JP Morgan à Athènes .

Nous avons des lois , sachons les utiliser .
Sinon nos impôts ne servent à rien puisque nos politiques ne les utilisent même pas pour faire respecter le premier principe républicain : égalité qui veut bien dire Egalité du citoyen ET des entreprises devant la justice , qu'elle soit française ou Européenne .

Et comment imaginer dans ce contexte démentiel de laisser une concession d'exploitation de distribution de Gaz aux citoyens français dans les mains d'une entreprise sur laquelle pèse autant de soupçons .

L'Etat Français pour le simple souci de la sécurité de ses citoyens se doit de clarifier les choses , et seule une action en justice pourra permettre de le faire

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