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Analyses Matières Premières | Analyse : Chaude rentrée...

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Chaude rentrée...

Je ne sais pas si vous avez remarqué le lent virage qui se fait jour dans la prise de conscience de notre avenir énergétique. De plus en plus de journaux et d'émissions télévisées osent aujourd'hui présenter les arguments de ceux qui, comme Simmons, Campbell ou Laherrere, sonnent le tocsin de l'impréparation devant les difficultés de l'offre en pétrole.

Le ralentissement économique semble commencer à jouer son rôle sur la demande et à contenir la hausse des prix. Personne ne sait jusqu'où et pendant combien de temps ce ralentissement pourra mâter le réveil des matières premières.

Néanmoins ce ralentissement sera à un moment ou un autre supplanté par la croissance exceptionnelle de la demande des pays comme la Chine et l'Inde. Imaginé les besoins énergétiques et en matières premières de villes comme Chongqing1 en Chine, une ville de 32 millions d'habitants ! (oui j'ai bien écrit 32, 2 fois 16 millions),

Pour le pétrole, les chiffres officiels (et accessibles par tous) parlent d'eux-mêmes.

Ainsi la production des deux principaux pays intervenants en Mer du Nord (UK2 et Norvège ) est en baisse constante :fig1



Cette baisse est même impressionnante :

- 18%3pour la production annuelle en mer du Nord du Royaume Uni

dont –13% pour le pétrole et .... – 24% pour la production de gaz.

Pour la Norvège cette baisse est de l'ordrede 8%.

La production de l'Arabie Saoudite, jouait jusqu'alors la variable d'ajustement à chaque choc pétrolier. Aujourd'hui sa production journalière plafonne autour de 9 à 9,5 millions de barils par jour: fig2



D'une façon générale, la situation des principaux producteurs de pétrole n'est pas rose, hors le cas de la Russie. J'ai rassemblé dans le tableau ci-dessous la situation des principaux producteurs (>1 million de barils par jour. Données EIA à jour du 1er juin 2006) :

  • en jaune les pays dont la production n'a pas varié depuis le début du choc

  • en bleu ceux qui ont augmenté leur production et sont pour la plupart aujourd'hui au maximum de leur capacité de production

  • en rouge ceux dont la production baisse


fig3

On constate ainsi que la Russie s'est hissée au niveau de production de l'Arabie Saoudite. Selon les prévisions de l'AIE elle pourrait produire 2 mbd/j supplémentaires d'ici .... 2015 et retrouverait le pic de production de 1986 de l'URSS.

Cette situation explique aisément le rôle croissant joué par la Russie sur la scène internationale. Les risques de frictions entre, d'une part les gros consommateurs de pétrole (USA, Chine, Inde), qui cherchent tous à sécuriser d'ores et déjà leurs sources d'approvisionnement, et d'autre part les pays producteurs risquent selon moi de devenir de plus en plus élevés; voire des frictions entre gros consommateurs chassant sur le même territoire !

J'avais évoqué en décembre dernier4 le prétexte pris par les Etats-Unis pour sécuriser le pétrole irakien. C'est désormais dans le domaine public 5  pour ceux qui pouvaient en doute encore .

 

Que signifie cette situation pour les investisseurs ?


  1. La rentrée sera, à mon sens chaude et incertaine, sur le front de l'énergie et des matières premières. Comme je l'ai déjà écrit, seul un ralentissement économique important pourrait à mon sens tempérer l'appétit mondial en matières premières. Mais, quand bien même des signes de ralentissement évident apparaissent ici ou là, celà sera-t-il suffisant pour museler la demande ... temporairement alors que Chine et Inde (la population indienne dépassera celle de la Chine vers 2040) restent à des niveaux de croissance importants ?

    Pour l'instant certains produits, comme le nickel par exemple, affichent des stocks extrêmement bas génèrant une spéculation fébrile. Le LME6 a été obligé de changer, comme pour l'argent il y a quelques mois, les règles de couverture du nickel pour assurer la sécurité du marché.

  2. Aujourd'hui toutes les pistes sont envisagées pour pallier l'inévitable baisse de production du pétrole (encore une fois il ne s'agit de la fin du pétrole mais d'une baisse du débit de production). Parmi ces pistes certaines rencontrent aujourd'hui le veto des autorités ou des opinions. Néanmoins je suis prêt à parier que dans quelques temps les voix s'élèveront pour démystifier le rôle du CO2 et que les projets de remise en route de mines de charbon (ressource abondante et de laquelle on peut produire des produits raffinés comme l'a fait l'industrie allemande pendant la 2ème guerre mondiale) ou de création de raffineries pour le traitement des huiles lourdes et des goudrons sortiront comme des marguerites au printemps.

  1. Parmi les pistes dont on parle déjà, il y a les substituts ou additifs aux carburants tels que les biocarburants7. Ce segment est en réel développement . Introduire quelques % d'ethanol dans l'essence c'est un % à peu près équivalent de pétrole économisé (un peu moins en fait). Les pays les mieux placés sont les pays à climat chaud où les récoltes ne sont pas sujettes au froid de l'hiver : Brésil, Thaïlande, Indonésie ... Le plus connu c'est le sucre à partir duquel peut être fabriqué l'éthanol, mais aussi les additifs huileux qui peuvent être ajoutés au carburant diesel tels que l'huile de tournesol, de soja ou l'huile de palme. Le détournement de ces produits de leur destination initiale (alimentaire) pourrait entrainer un effet de rareté et donc un renchérissement. fig4


  2. Dans ce contexte de raréfaction de l'offre de pétrole et donc de prix élevé, la tentation est grande de se tourner vers les producteurs de pétrole, comme TOTAL par exemple.

    Néanmoins ceux-ci sont confrontés à une situation unique dans leur métier : d'une part une tendance forte des pays hébergeant des réserves à nationaliser les productions locales (Russie, Vénézuela, Equateur ...), et d'autre part la baisse inexorable de leurs réserves .
    Prenons l'exemple de TOTAL. Depuis 2003, le “portefeuille” de réserves baisse malgré le renchérissement du brut: fig5 (données extraites des rapports annuels de la société)



Ceci se traduit d'ailleurs clairement dans la production : fig6

et on ne peut pas dire que c'est encore l'effet Katrina ...et l'exposition de TOTAL dans le golfe du Mexique qui pourrait expliquer seul celà : fig7


En résumé tout ça, le risque penche, à mon humble avis, assez clairement pour un dérapage inflationniste généré par un cocktail détonnant composé de flambée des prix des matières premières, d'une louche d'endettement et d'un zeste de baisse de la consommation des ménages.

Souvenez vous, au début de la hausse des prix du pétrole le leitmotiv était“aujourd'hui l'économie n'est plus comme avant, elle peutsupporter une hausse des prix du pétrole” (j'y ajouterai,dormez bien bonnes gens !).

Dans les faits, aujourd'hui le pétrole est présent dans pratiquement TOUS les prix de production. Et les choses sont ainsi faites que, quelqu'un, quelque part, dans la chaine du cycle production-consommation doit payer l'addition.

Pour se rendre compte de cette distorsion introduite sur les coûts de production, par la hausse du pétrole, je vous propose ce graphique que j'ai réalisé avec les données de CASS8. Il s'agit des volumes et des coûts de transports des containers acheminés par les clients de CASS.

fig8



La divergence, apparue dès 1999, entre volume et coût, est flagrante. Cette divergence s'accentue depuis 2003. Reprenez les cours du pétrole ... vous trouverez une exacte entre corrélation entre les cours du WTIC et l'indice coûts (en bleu) de CASS.


Les indices boursiers rne semblent pas contredire cette vision même s'ils restent tous, hors le NASDAQ, dans un configuration haussière.


Néanmoins, et à y regarder de plus près, les signes d'indécision et de faiblesses reviennent à l'instar du CAC40 où la capitalisation échangée fond comme neige au soleil alors que les cours montent : fig9

 

 

Mais je garde pour un prochain post ce tour d'horizon des indices.

Dans l'immédiat couvrez vous bien !

ça risque d'être chaud !

 

Bonne semaine


4La Guerre du Pétrole (4/12/2005) : http://www.pro-at.com/analyse/technique-1-5919.html

5 http://www.latribune.com/News/News.nsf/AllByID/George-Bush-defend-avec-force-sa-politique-en-Irak-~-OFRWR-IRAK-BUSH-20060817TXT?OpenDocument

Dépêche reçue le 17/08/06 à 7:20 - George Bush défend avec force sa politique en Irak

LANCASTER, Pennsylvanie (Reuters) - George W. Bush a défendu mercredi avec énergie sa politique en Irak face aux demandes de son opposition démocrate pour un rapatriement des GI's.

Le président américain, venu soutenir le candidat républicain au poste de gouverneur de l'Etat de Pennsylvanie, a également prévenu qu'en cas de retrait des forces américaines, l'Irak risquerait de tomber aux mains de terroristes capables de brandir l'arme du pétrole.

"S'en aller avant de terminer notre mission créerait un Etat terroriste au coeur du Proche-Orient, un pays doté d'énormes réserves de pétrole dont le réseau terroriste pourrait s'emparer pour infliger des souffrances économiques à ceux qui croient en la liberté", a-t-il expliqué.

7 C'est plus comme avant ! (9/10/2005) : http://www.pro-at.com/analyse/technique-1-5730.html

8 www.cassinfo.com

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Commentaires Chaude rentrée...

Page : sur 1
Posté le : le 05-09-2006 15:56:27 Voir le profil   Envoyer un message privé
très intéressant.
merci à toi


HerveP

(14 msg)

Plusieurs mois Plus de 3 ans Non renseigné Actions US

Posté le : le 05-09-2006 19:49:20 Voir le profil   Envoyer un message privé
Bonjour Roque,

Les chiffres d'exploration de Total en ce qui concerne les hydrocarbures liquides sont en effet catastrophiques. J'ai calculé que les taux de renouvellement sont de 48% en 2004 et de 33% en 2005.
http://www.oleocene.org/phpBB2/viewtopic.php?t=1948 (désolé, mes graphes sont enfouis au milieu de la page 2 - je n'arrive pas à faire le lien correct)

La tendance à la diminution de la production d'hydrocarbures liquides des compagnies commerciales semble se confirmer sur le premier semestre 2006 : -2% par rapport au premier semestre 2005 ; -7.9% pour Total.
http://www.oleocene.org/phpBB2/viewtopic.php?t=3448

En ce qui concerne la production globale, je suis - un peu - moins pessimiste à court terme. Pour le moment, la production répond à la demande, les stocks mondiaux augmentent, et l'Opep fournit largement au niveau demandé par l'AIE. Jusqu'à preuve du contraire, l'Arabie Saoudite contrôle encore le jeu. A côté des pays en déplétion, il y a aussi des pays en croissance : Nigeria, Angola, Azerbaijan, etc.. Les projections jusqu'à 2010 montrent que les nouvelles productions attendues sont d'un l'ordre de grandeur suffisant pour compenser la déplétion des champs existants et répondre à la croissance de la demande ... si tout va bien. Car bien sur, il faut compter avec l'opacité des chiffres de l'Opep et la géopolitique.

Tout à fait d'accord en ce qui concerne le charbon, qui n'a d'ailleurs jamais cessé de constituer une part importante dans du "mix" énergétique mondial et qui sera à mon avis de plus en plus utilisé, réchauffement climatique ou pas. Notamment dans des domaines où on l'attend pas : l'éthanol aux Etats-unis (deuxième plus gros producteur mondial et celui qui se développe le plus vite) est fabriqué à partir de maïs et nécessite de gros apports d'énergies fossiles. Officiellement, il génére un petit peu plus d'énergie que sa fabrication en a nécessité. Et c'est de plus en plus c'est le charbon qui est utilisé en remplacement du gaz qui devient plus rare et plus cher.

Une petite note sur Chongqing qui n'est pas une ville au sens où nous l'entendons. C'est plutôt une province dont la superficie est tout de même de 82400 km2. Pour donner un élément de comparaison, l'Ile de France + Rhône-alpes + PACA représentent 87000 km2 ... et 31 millions d'habitants.


hasta

(15 msg)

Quelques heures Plus de 3 ans Uniquement technique Autres Dérivés

Posté le : le 05-09-2006 21:36:37 Voir le profil   Envoyer un message privé
je suis et reste émerveillé par le travail, la recherche et la rédaction de ce genre de mémo, suis impressionné par la réponse délicate qui suit (hervéP) en fait suis admiratif du travail de recherche effectué, et quelque peu géné des fois de ne pouvoir faire de même, merci à vous tous de faire ce que ce site est, tout simplement ce qu'il est, un truc super


Roque

(1190 msg)

Plusieurs semaines Plus de 3 ans Technique et fondamentale Actions françaises

Posté le : le 06-09-2006 15:31:09 Voir le profil   Envoyer un message privé

Bonjour et merci pour vos commentaires.

Le partage d'expériences et d'information sont précisemment la raison d'être et la richesse de ce site.

Je constate le relatif optimisme d'HerveP. Pour ma part je le suis moins, ne voyant pas d'où le miracle viendrait en matière de production de pétrole.

Tu cites quelques pays.
En effet, l'Angola est passé de 1000 000 barils/jour en 2003 à 1400 000 en 2006.
C'est un des rares pays à avoir apporté une contribution significative, néanmoins je temporiserai la contribution du Nigeria qui reste à des niveaux stables de production malgré les énormes efforts entrepris (production stable entre 2 300 000 et 2 500 000 depuis 2001) et celle de l'Azerbaijan qui certes a fortement augmenté sa production récemment (350 000 en 2003/2004 à 500 000 en 2006, possible 800 000 en 2007) mais dont la contribution à la production mondiale reste peu significative (production mondiale: 73 millions de barils par jour). C'est à dire que la contribution supplémentaire de ce pays ne représente même pas un demi pour cent de la production mondiale.

L'agence américaine pour l'énergie dans son International Energy Outlook 2006 annonce un besoin supplémentaire journalier à l'horizon 2030 de ....... 38 millions de barrils. Soit un peu plus de 50% de ce qui est produit chaque jour à cette heure !

Même s'il s'agit d'une projection à 2030 imaginons un peu les besoins à plus court terme.
L'agence estime que les PIB de la Chine et de l'Inde augmenteront en moyenne de 5,5% par an sur l'intervalle 2006-2030 (ils sont un peu chiches). Ceci entraine, selon ce scenario minimaliste (relation PIB – consommation d'énergie), une croissance de 3% en moyenne de la demande de pétrole.

Si on retient une hypothèse de 3% de croissance de la consommation de ces deux pays, en 2010, et à eux seuls, ils réclameront 2 millions de barils jour supplémentaires.

Avec une hypothèse de 5%, plus proche de la réalité de leurs PIB actuels, ils consommeraient 3 millions de barrils de plus par jour.

Au niveau mondial, la demande pourrait passer à 92 millions b/j en 2010 (c'est à dire demain matin) ....soit 9 millions de barils jour supplémentaires à trouver !!!

D'où viendront ils ?

Tout ça avec des productions qui baissent au Mexique (Cantarell : 2ème gisement le + important du monde après celui de Gawhar en Arabie Saoudite: - 7%) , en Indonésie, en Mer du Nord ...

Croisons les doigts !


PS: En fait Chongquing n'est pas une province mais une municipalité-province. On pourrait comparer ça à la notion d'agglomération (Paris et banlieues par exemple). La Chine en compte 4. Chongquing est de loin la plus grande. Sa superficie est équivalente à celle de l'Autriche.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Municipalit%C3%A9_%28...


HerveP

(14 msg)

Plusieurs mois Plus de 3 ans Non renseigné Actions US

Posté le : le 06-09-2006 16:10:01 Voir le profil   Envoyer un message privé


HerveP

(14 msg)

Plusieurs mois Plus de 3 ans Non renseigné Actions US

Posté le : le 06-09-2006 17:19:39 Voir le profil   Envoyer un message privé
Je parlais d'un optimisme à cours terme. Différentes études font état d'un consensus d'environ 20 millions de barils/jour de nouvelle production en 2010 (Attention PDF : http://sydneypeakoil.com/downloads/PR_APR06_Megapr... ou http://www.peakoil.nl/images/ponlreport.pdf ). Cela correpond à ce que l'on peut espérer d'environ 350 nouveaux projets. Cela pourrait compenser l'augmentation de la demande et le déclin des champs existants. Cela risque d'être chaud, mais cela peut passer. Chris Skrebowski estime que le niveau de production en 2010 sera d'environ 92 millions de barils/j. C'est d'ailleurs pour lui, et je suis assez de son avis, probablement le niveau du peak-oil.
Afin de vérifier ces chiffres, je suis moi-même en train de faire une étude sur les nouvelles productions 2006 http://www.oleocene.org/phpBB2/viewtopic.php?t=3648 . A moins que cela ne soit trop en dehors des objectifs de Pro-At - comme ce commentaire d'ailleurs - , je vous en dirai un mot lorsqu'elle sera terminée début 2007.
Pour revenir à la situation actuelle, on estime qu'entre l'Irak, le Vénézuéla, le Nigéria et les Etats-unis, la production mondiale est amputée d'environ 2 millions b/j . L'optimiste dira que cela constitue une réserve de production. Le pessimiste que la situation peut encore s'aggraver.


Roque

(1190 msg)

Plusieurs semaines Plus de 3 ans Technique et fondamentale Actions françaises

Posté le : le 06-09-2006 19:13:55 Voir le profil   Envoyer un message privé
Bonsoir,

Merci pour ces infos et tout particulièrement pour la revue des megaprojets (l'autre doc je le connaissais).
Article très intéressant et plein de "si" et de réserves (pas de pétrole mais au plan des arguments).

En fait cet article vient bien étayer la thèse d'un pic déjà en place.

Un peu d'arithmétique élémentaire :
- production mondiale mi-2006 : 73 millions b/j
- apport des projets sur la période 2006-2010 (sachant que l'auteur dit que dès le départ il ne faut pas hésiter à y enlever 10% d'optimisme des chefs de projet ! mais je ne le ferai pas): 1/2(1037)+1300+1866+1622+1189 = 6,4955 millions de b/j supplémentaires sur la période. Soit environ 6,5 millions de b/j.
- projection de production nécessaire à l'horizon 2010 (source IEA) : 91,6 millions de b/j soit 19,6 millions de b/j de plus qu'à la mi 2006


Rien à faire il manque pour 2010, c'est à dire pour dans seulement 4 ans, .... 13,1 millions de b/j !

Bonne soirée

PS: par ailleurs l'auteur est un peu timide sur le montant de la déplétion annuelle. Rien que la Mer du nord et le Mexique font environ -600 000 b/j depuis cette année.


ekdotine

(72 msg)

Plusieurs jours Plus de 3 ans Uniquement technique Actions françaises

Posté le : le 07-09-2006 03:30:25 Voir le profil   Envoyer un message privé
Bonjour,
Concernant LA solution miracle...
Y a t il du petrole sur la Lune?
Ne peut on construire un pipe line Terre-Lune?
Merci Roque pour ton travail hyper documente,synthetise et argumente...


Roque

(1190 msg)

Plusieurs semaines Plus de 3 ans Technique et fondamentale Actions françaises

Posté le : le 07-09-2006 09:48:56 Voir le profil   Envoyer un message privé
Merci ekdotine pour cette idée géniale !
J'en fais part de suite à la NASA !!!

Des supertankers de l'espace ... je vois d'ici les marées noires que celà nous promet !

Bonne journée

Posté le : le 07-09-2006 11:00:28 Voir le profil   Envoyer un message privé
Salut,

Entre tes analyses et tout ce que je lis, j'ai l'impression qu'un scénario bear se dessine et peut être qu'on a la chance d'en être qu'à ses débuts donc d'en profiter.
Bonne journée.


BUDFOX

(383 msg)

Quelques heures Plus de 3 ans Uniquement technique Autres Dérivés

Posté le : le 07-09-2006 11:06:52 Voir le profil   Envoyer un message privé
Concrètement,Total est-il digne d'achat à 50€ ou bien faut-il attendre que la baisse des cours du brut et des réserves soit intégrée dans les cours?(46€ serait un bon support,non?)
A suivre...


Roque

(1190 msg)

Plusieurs semaines Plus de 3 ans Technique et fondamentale Actions françaises

Posté le : le 09-09-2006 21:42:36 Voir le profil   Envoyer un message privé

Bonsoir,

Faisons parler les responsables de TOTAL :

---------------

The Times September 08, 2006

The head of the French energy multinational is sceptical that the global oil industry can raise output from current levels of 85 million bpd to meet demand forecasts by the International Energy Agency of 120 million bpd by 2030.

....

M Desmarest reckons that Total will produce 7 per cent more barrels in 2007, but he is doubtful about the industry’s ability to continue to meet long-term projections of rising demand. “The opinon of our geologists is we can go a bit beyond 100 million bpd, but not to 120 million,” he said.

The French oil major has broken ranks with some peers in its scepticism that the industry can continue to both replenish and substantially increase the size of the gobal petrol tank.

...


Christophe de Margerie, Total’s exploration chief, who has been appointed M Desmarest’s successor, recently said that the problem of peak oil was not one of reserves but of supplies of engineers and infrastructure.



BEOTIEN

(4 msg)

Plusieurs jours De 1 à 3 ans Technique et fondamentale Autres Dérivés

Posté le : le 23-09-2006 23:06:37 Voir le profil   Envoyer un message privé
Remerciements et chapeau bas, pour ce remarquable topo. De la bien belle ouvrage ! Et bigrement éclairante.

Maintenant sur le bien plus court terme, je serais preneur d'une interprétation du repli actuel des cours du brut. Inscription dans le reflux généralisé des matières premières dont se refirent les fonds qui les ont fait flamber à l'excès ? Mouvement purement mécanique signant les anticipations pessimistes d'acteurs économiques qui commencent à s'inquiéter d'un risque de crise systémique déclenchée par l'éclatement de la bulle immobilière US sur fond de déficits jumeaux, d'inversion des flux de carry trade, de chantage chinois au rapatriement de $ au fin d'inciter à plus de souplesse sur le partage des ressources pétriolières, le dossier taiwanais...?

Pour éclairer ma perplexité... avis bienvenus avec mes remerciements anticipés.


dscianni

(18 msg)

Plusieurs mois Plus de 3 ans Non renseigné Actions françaises

Posté le : le 24-09-2006 23:35:20 Voir le profil   Envoyer un message privé
Bonjour,

je n'ai pas sous la main le lien, mais j'ai lu recemment un article assez interessant sur "the Economist" au sujet de l'epuisement des reserves actuellement connues des oil majors. En realité, les auteurs soulignaient comment les reserves des oil majors ne sont que une petite partie des reserves globales, car les vrais "majors" petroliers sont les societé nationales des etats producteurs. Même la seule societé nationale petroliere saudite detiens des reserves qui sont des multiples des celles de ExxonMobil (le principal des majors).

Par contre, je concorde avec l'analyse faite par rapport au probleme de production limité face à une demande croissante. Toutefois, il ne faut pas exclure un'amelioration des taux de production (et surtout de productivité) de ces géants de l'industrie petroliere dans les années à venir.

Personellement, je suis assez d'accord sur le risque bien réel d'une poussé inflationniste concomitant avec un ralentissement de la croissance, surtout americaine, que trouverait la FED prise entre deux feux!

et bein sûr, je m'associe aux remerciements pour cet analyse (et les commentaires que ont suivi) fort utile et interessant!

Davide

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