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Analyse conjoncture | Analyse : le cri de l'Euribor !

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le cri de l'Euribor !

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Posté par Roque le 02-12-2007 18:14:58, dernière modification le 04-12-2007 17:28:14

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Je me souviens de ces commentaires des conseilleurs qui en 2000 poussaient leurs abonnés à se jeter sur les actions (en particulier celles des technos) au prétexte qu'elles n'étaient pas cher !

L'avez-vous remarqué ? Le même discours nous est servi aujourd'hui. Mais l'affaire du jour ce ne sont plus les technos mais les financières. Avec des PER pareils ce sont des affaires à ne pas manquer !

Un PER c'est un ratio : un prix divisé par un résultat par action (net ou opérationnel).

Si le prix ou le résultat devient abérrant, le ratio traduira cette abbération.
Ainsi un PER très élevé peut être le résultat soit d'un prix payé astronomique (bulle internet), soit d'un résultat insuffisant.

A contrario un PER très faible peut être le résultat d'un prix ridicule (les investisseurs n'en veulent pas) ou d'un résultat hors-norme.

Mais il y a une information intéressante c'est qu'historiquement les actions américaines voient leurs résultats évoluer selon un taux moyen annuel de 6% (pour les actions françaises, nous manquons de recul : peu d'historiques fiables et privatisations trop récentes).

En traçant ce canal on peut ainsi apprécier si le résultat courant est exagéremment fort ou faible. Le graphique ci-dessous, utilisant les résultats opérationnels tirées du site de S&P, montre qu'à l'évidence (il faudrait être aveugle pour ne pas le voir) les résultats d'aujourd'hui sont TRÈS EXAGÉREMMENT HORS NORMES.
Fig1.


Cette situation est d'autant plus facile à analyser que les prix retrouvent les niveaux de 2000 permettant ainsi une comparaison complète. Au passage vous noterez qu'en 2000 le niveau d'exagération des résultats n'atteignait pas celui d'aujourd'hui mais que ceux-ci étaient déjà hors norme.

À partir de là chacun fait ce que bon lui semble !
Car s'il s'agit de chopper un rebond passagé ... pourquoi pas.
Mais comme dit Brassens « gare au gorille ! ».

Car de rebond tout le monde en parle. En revanche personne ne parle des effets collatéraux de la crise des crédits à risque : fermeture d'un fond de financement d'écoles publiques après que ces dernières aient découvert que leurs sous étaient dans des fonds à risque, gel des retraits de liquidités ordonné par l'état de Floride d'un fonds de financements publics (écoles et administrations locales) de 27 milliards après que les comtés d'Orange et de Pompano aient tenté de retirer leurs sous.

La cerise sur le gateau c'est la découverte faite par le sénateur Schumer (on le lui a soufflé en fait). L'administration fédérale, par l'entremise de la Federal Home Loan Bank d'Atlanta, aurait prêté fin septembre 2007 la modique somme de ... 51,1 milliards de dollars à la société Countrywide (pas 5,11 mais bien 51,1), la plus grande société américaine de prêts hypothécaires, ce qui représente 25% des avoirs de la FHLB.

Et de ce côté de l'Atlantique, avez-vous entendu parlé du gel des échanges du marché des obligations sur hypothèques (Mortgage Bond). Ce marché de 2 800 milliards de dollars est organisé par le European Covered Bond Council qui regroupe les grandes institutions financières opérant en Europe : Barclays Capital, HSBC Holdings Plc, UniCredit ... Il a été fermé le 21 novembre dernier faute de transaction possible. Tout le monde se méfie de tout le monde ... et donc lorsque la banque Abbey National Plc a cherché à vendre sur ce marché les cours acheteurs étant tellement exigeant (forte rémunération demandée) que la banque a jeté l'éponge. C'était la troisième a tenter sans succès une vente en une semaine.

Il n'y a donc plus de problème ! Vive le rebond !

D'ailleurs il y aura d'autant moins de problème que la Réserve Fédérale va baisser ses taux et comme vous le savez maintenant cela a un effet terriblement efficace sur l'économie. La récession en tremble déjà ... rien qu'un mot de Bernanke et elle a disparu de nos écrans radars.

À ce propos j'ai fait l'exercice que je vous avais proposé dans un post précédent (RIEN, NADA ...) avec les données des Open Market Operations (OMO) de la Banque Centrale Européenne.
Je vous rappelle que ces OMO servent à prêter de l'argent pour de courtes durées en échange de gage (papiers de dettes) aux grandes banques européennes. La BCE a deux types d'OMO : des opérations à 3 mois de l'ordre de 30 à 50 milliards d'€uros et des opérations de courtes durées (1 à 2 semaines) d'un montant de 150 à 300 milliards d'€uros.

Les conclusions sont les mêmes que pour la FED. Mais j'ai réalisé une étude supplémentaire. J'ai regardé quel était le montant de liquidité en circulation à un moment donné. On obtient alors ce graphique :
fig2.


Il montre qu'en moyenne les liquidités prêtées se situent (en permanence) entre 400 et 700 milliards d'euros. Mais ce qui est déconcertant, eu égard aux nombreux discours musclés de Trichet relayés bruyamment par la presse concernant des soi-disantes injections de liquidités au moment de la crise du subprime, c'est que, bien au contraire, ce montant n'a cessé de baisser depuis début août ! (ne tenez pas compte de données qui sont à droite de la flèche rouge car ceci correspond à une période future pour laquelle toutes les opérations ne sont pas encore connues, forcément !).

D'ailleurs vous noterez ci-dessous que, non seulement les opérations de mise en place de liquidités ont été faibles, mais que la BCE n'a jamais réalisé autant d'opérations d'absorption de liquidités (liquidity absorbing) depuis que l'historique a été créé.
Fig3.


En contre partie l'historique (récent parce que la réalisation est un peu pénible) montre que la FED, sur la période allant de juin à aujourd'hui, a mis en circulation 30 milliards de dollars de plus que d'ordinaire... une misère !
Fig4.


Alors vous me direz « il reste encore la baisse des taux ».

Certes mais comme je vous l'ai déjà écrit ici, ce taux s'applique à un montant ridicule de différentiel de réserves ou de prêt accordé par la banque centrale.

En fait le marché de gros des taux c'est le marché à la criée de l'argent de Londres. Où sont établi les taux de référence sur la base des demandes des grands établissements bancaires : Libor, Euribor ...

Regardons l'évolution de l'Euribor-1 mois et du taux directeur de la BCE :
fig5.


En regardant ce graphique vous allez me dire (je le sens venir) que ceci est bien la preuve que les marchés sont influencés par le taux directeur de la BCE puisque l'Euribor suit parfaitement les mouvements du taux de la BCE.

Alors je vous répondrai ... regardez de plus près :

fig6.


Et là , horreur, malheur ... c'est le taux de la BCE qui suit celui de l'Euribor !!!
et re-horreur, re-malheur ... le bluff de maintien des taux par la BCE n'a pas marché et l'Euribor est en train de s'envoler tout seul ! Quelle indiscipline !

L'Euribor nous crie quelque chose ... l'entendez vous ?


Bonne semaine


Ajout du 4 décembre 2007 :
Au sujet du rôle supposé de la FED sur les injections de liquidités ... John HUSSMAN vient à mon secours ... Thank you John !



------------------------------------------------------------

Avertissements au lecteur : 
Ces réflexions ont été réalisées par un "amateur" .
Elle vous sont proposées en toute bonne foi et n'ont pas d'autre vocation que de permettre au lecteur d'alimenter ses réflexions personnelles. L' horizon d'investissement et le degré d'acceptation aux risques des marchés du lecteur peuvent ne pas correspondre avec ceux considérés dans ces réflexions.

Pour être en mesure de poster votre réponse ou votre commentaire dans cette file vous avez préalablement accepté les termes de la Charte de Pro-at.

Avertissement :
Cette analyse est diffusée à titre purement informatif et éducatif et ne constitue en aucune façon un document de sollicitation en vue de l'achat ou de la vente des instruments financiers émis par la société objet de l'étude.
L'investissement et le trading sont des activités présentant des risques financiers.
Tout investisseur doit donc se faire son propre jugement quant à la pertinence d'un investissement dans une quelconque valeur mobilière émise par la société mentionnée dans cette analyse, en tenant compte des mérites et des risques qui y sont associés, de sa propre stratégie d'investissement et de sa situation légale, fiscale et financière.

Commentaires le cri de l'Euribor !

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dummy

(30 msg)

Plusieurs semaines Plus de 3 ans Technique et fondamentale Futures europe

Posté le : le 06-12-2007 14:16:21 Voir le profil   Envoyer un message privé
Statu quo de la BCE. Les taux directeurs ne suivraient donc pas l'EURIBOR 1 mois?


lausm03

(132 msg)

Plusieurs mois Moins d'un an Technique et fondamentale Actions françaises

Posté le : le 06-12-2007 15:13:16 Voir le profil   Envoyer un message privé
Pas tout de suite, cohérence médiatique oblige.
Mais il y a sûrement une solution dans les tiroirs.
Cela dit, la chute du cac ce jour ressemble à la réaction qu'il y aurait eu si on avait annoncé leur hausse!
A vrai dire, je n'en suis guère étonné, et de peitis spéculateurs vont se faire plumer par de gros malins.
Pour changer!

Posté le : le 08-12-2007 07:59:18 Voir le profil   Envoyer un message privé
jmbourselier: que les taux directeurs baissent ou montent ... bof ! sauf pour traders TCTermistes. Vous avez sans doute raison de dire "le marché anticipe une forte hausse de l'inflation" mais c'est aussi et surtout parce que l'argent devient beaucoup plus difficile à trouver (credit crunch). Voir l'article que j'ai posté plus haut où les banques britanniques supplient leurs gros clients de ne pas utiliser leurs lignes de crédits ouvertes.

mais c'est aussi et surtout parce que l'argent devient beaucoup plus difficile à trouver (credit crunch) : ça c'est parce que les taux d'intérêts sont élevés



TAUX D'INTERET - NOTIONS

Incidences financières du taux directeur [modifier]

De nombreux taux de crédit et d'épargne à court terme sont plus ou moins étroitement corrélés sur le taux de refinancement. En effet, les banques commerciales empruntent aux banques centrales au taux directeur, et se reprêtent les fonds un peu plus cher. Ainsi, au début 2005, la Banque centrale européenne (BCE) prête à 2% (aujourd'hui à 4%) aux banques, qui se reprêtent entre elles sur le marché interbancaire aux alentours de 2,02% par jour (index EONIA).

Cela rejoint la notion de courbe de taux.

La banque centrale a deux moyens équivalents d'influencer le coût du crédit. Soit elle joue essentiellement sur le taux (méthode utilisée par la Réserve fédérale américaine) sans faire varier significativement les volumes prêtés, soit elle joue sur les volumes prêtés sans toucher au taux (méthode BCE). Le but étant d'influencer le taux moyen en rendant l'argent plus ou moins disponible ou cher.

Incidences macroéconomiques [modifier]

C'est donc ainsi que la banque centrale agit sur le coût du crédit et la rémunération des liquidités, dans le cadre de sa politique monétaire pour contrôler l'offre et la demande de crédit, l'évolution des prix (inflation) et le taux de change de sa monnaie.

En effet, concernant l'offre et la demande de crédit, le taux auquel emprunte une banque commerciale auprès de la banque centrale (par exemple 4%) est répercuté, sur les ménages ou les entreprises, à un taux légèrement supérieur (par exemple 4% (taux de la banque centrale) +1% (marge de la banque commerciale), soit à un taux de 5%), mais seulement pour les emprunts à court terme (les taux de la banque centrale sont des taux à court terme). Ainsi, les taux directeurs fixés par la banque centrale influencent indirectement les taux d'intérêt qui seront proposés aux ménages et aux entreprises par les banques commerciales. Le taux d'intérêt étant un des déterminants des décisions d'investissement (lorsqu'elles sont financées par un crédit), la banque centrale régule l'investissement, et peut ainsi réduire le sur-investissement lorqu'il a lieu, ou encourager l'investissement dans les périodes de creux économique.

Par ailleurs, les taux directeurs fixés par la banque centrale ont une influence sur le taux de change d'une monnaie. En effet, une hausse des taux d'intérêt implique une meilleure rentabilité du prêt pour le prêteur (par ex hausse du taux d'intérêt de 2% à 4%). Les prêteurs éventuels vont donc avoir tendance à se diriger vers ce marché. Ce faisant, ils vont acheter des titres sur ce marché (par exemple des obligations d'entreprise ou d'Etat à 4%. Rappelons qu'en achetant des obligations, on "prête" de l'argent). Or, ces titres sont libellés dans une monnaie particulière (par ex l'euro). Ainsi la demande pour cette monnaie va devenir plus forte, et sa valeur va s'élever sur le marché des changes (marché des devises). Ainsi, une hausse du taux d'intérêt peut avoir tendance à augmenter la valeur d'une devise sur le marché des changes.



CAS PRATIQUE
Une entreprise X a un projet d'investissement dont la rentabilité est de 5%. Le taux d'intérêt est à 4%. X va lancer le projet. Si le taux d'intérêt est à 6%, elle ne lancera pas le projet.

Posté le : le 08-12-2007 09:52:58 Voir le profil   Envoyer un message privé
jmbourselier,

l'argent devient beaucoup plus difficile à trouver (credit crunch) : ça c'est parce que les taux d'intérêts sont élevés

Tu sembles ainsi affirmer que les produits sont rares parce qu'ils sont chers or c'est l'inverse: c'est parce que l'argent est rare qu'il devient cher comme tout autre produit obéissant à la loi de l'offre et de la demande.

C'est d'ailleurs écrit dans ton extrait:
"influencer le taux moyen en rendant l'argent plus ou moins disponible "

Posté le : le 08-12-2007 11:42:17 Voir le profil   Envoyer un message privé
le taux d'intérêt n'est pas fixé par le marché mais par les autorités monétaires.

Donc ta réponse "Tu sembles ainsi affirmer que les produits sont rares parce qu'ils sont chers or c'est l'inverse: c'est parce que l'argent est rare qu'il devient cher comme tout autre produit obéissant à la loi de l'offre et de la demande." n'a pas de sens.


Posté le : le 08-12-2007 16:13:42 Voir le profil   Envoyer un message privé
Pas dans le cas d'un credit crunch. Tu l'écris toi-même !
Relis ton post plus haut:

"La banque centrale a deux moyens équivalents d'influencer le coût du crédit. Soit elle joue essentiellement sur le taux (méthode utilisée par la Réserve fédérale américaine) sans faire varier significativement les volumes prêtés, soit elle joue sur les volumes prêtés sans toucher au taux (méthode BCE). Le but étant d'influencer le taux moyen en rendant l'argent plus ou moins disponible ou cher. "


Roque

(1099 msg)

Plusieurs semaines Plus de 3 ans Technique et fondamentale Actions françaises

Posté le : le 08-12-2007 16:52:56 Voir le profil   Envoyer un message privé
Bonjour

De retour de Toulouse ... pluie et pluie ...

jmbourselier : deux énormes coquilles dans vos commentaires :

1. c'est aussi et surtout parce que l'argent devient beaucoup plus difficile à trouver (credit crunch) : ça c'est parce que les taux d'intérêts sont élevés
Non, les taux d'intérêts sont en fait le "PRIX" de la "matière première" MONNAIE.
MOINSla monnaie est accessible PLUS elle est cher c'est à dire que les taux d'intérêts sont élevés. Relire Keynes.

2.le taux d'intérêt n'est pas fixé par le marché mais par les autorités monétaires.
Non encore une fois. C'est l'abondance ou la rareté de la monnaie qui fait le taux d'intérêt. Absolument pas le fait de mettre une affiche sur la porte "à partir de maintenant les taux d'intérêt seront de x%".
Je pensais que les graphiques comparés de l'Euribor et des taux BCE étaient suffisamment explicites !

A+

Posté le : le 09-12-2007 10:32:51 Voir le profil   Envoyer un message privé
Bonjour Roque,

Petite question: pourquoi as-tu choisi l'Euribor 1 mois plutôt que 1 semaine, 2 semaine, ou 3 mois ?
Est-ce que tu as calculé les historiques de chacun pour voir celui qui anticipait le mieux les mouvements de taux BCE ou as-tu lu quelque-part que le 1 mois est LA référence en la matière ? Ou y-a t'il une autre raison ?

Posté le : le 09-12-2007 10:35:47 Voir le profil   Envoyer un message privé
Réponse à 1 : J’ai beaucoup de respect pour Monsieur Keynes, Si on part du principe que la monnaie a une influence sur la sphère réelle et que la demande de monnaie découle de 3 raisons qui sont : le besoin de transaction, de précaution et enfin de spéculation, quelle est donc la seule et unique variable qui permet de réguler ces 3 points ? LE TAUX D’INTERET.

« MOINSla monnaie est accessible PLUS elle est cher c'est à dire que les taux d'intérêts sont élevés. Relire Keynes. » Ce n’est qu’un des 3 besoins de la création de monnaie (le besoin de transaction).
Je dis bien la même chose que vous. La BCE a une politique plus restrictive en matière de création de monnaie et donc le taux d’intérêt (qu’elle contrôle) augmente. Du fait des tensions inflationnistes très forte actuellement, cette restriction est sévère.
Cependant ce qui est bizarre c’est la forme de la courbe des taux. Cette forme caractérise une forte incertitude, alors que le marché était engagé dans une baisse probable, ainsi le spectre de l’inflation et de la chute du dollar semble changer la donne et on pourrait assister à un changement de cap. Autrement dit, les taux à plus longue échéance devrait suivre le pas d’ici peu… ou alors le taux euribor 1M dégonflera.



Réponse à 2. : la rareté de la monnaie est contrôlée par la banque centrale et non pas par le marché, en l’occurrence les banques (et leurs clients).



NOTIONS SUR LA BCE :

En vertu de l’article 105 du Traité, l’objectif
principal de l’Eurosystème est de maintenir la
stabilité des prix.

1.3 LES INSTRUMENTS DE POLITIQUE
MONÉTAIRE DE L’EUROSYSTÈME
Pour atteindre ses objectifs, l’Eurosystème
dispose d’une série d’instruments de politique
monétaire : il effectue des opérations d’open
market, offre des facilités permanentes et
assujettit les établissements de crédit à la
constitution de réserves obligatoires sur des
comptes ouverts dans ses livres.



APPELS D’OFFRES À TAUX FIXE ET À TAUX
VARIABLE
L’Eurosystème a la possibilité d’effectuer soit
des appels d’offres à taux fixe (adjudications de
volume), soit des appels d’offres à taux variable
(adjudications de taux d’intérêt). Dans le cadre
d’un appel d’offres à taux f ixe, la BCE indique
à l’avance le taux d’intérêt et les contreparties
participantes soumissionnent le montant pour
lequel elles souhaitent être servies au taux
f ixé1. Dans le cadre d’un appel d’offres à taux
variable, les soumissions des contreparties
portent sur les montants et les taux d’intérêt
pour lesquels elles souhaitent traiter avec les
banques centrales nationales2.

APPELS D’OFFRES À TAUX FIXE
Dans le cadre d’appels d’offres à taux f ixe, les
offres reçues des contreparties sont
additionnées. Si l’offre globale dépasse le
montant total de liquidités devant être alloué,
les soumissions seront satisfaites au prorata des
offres, en fonction du rapport entre le montant
à adjuger et celui de l’offre globale (cf. encadré 4).
Le montant adjugé à chaque contrepartie est
arrondi à l’euro le plus proche. Toutefois, dans
le cadre des appels d’offres à taux f ixe, la BCE
peut décider d’adjuger un montant/pourcentage
minimum à chaque soumissionnaire

APPELS D’OFFRES À TAUX VARIABLE EN EUROS
Dans le cadre des appels d’offres à taux variable
en euros destinés à un apport de liquidité, la
liste des soumissions est établie par ordre
décroissant des taux d’intérêt offerts. Les offres
assorties des taux d’intérêt les plus élevés sont
satisfaites en premier ; les offres à taux
d’intérêt moins élevés sont ensuite
successivement acceptées jusqu’à épuisement
du montant total des liquidités à adjuger. Si, au
taux d’intérêt le plus bas accepté (c’est-à-dire
le taux d’intérêt marginal), le montant total des
offres excède le montant résiduel à adjuger, ce
dernier est adjugé au prorata de ces offres, en
fonction du rapport entre le montant résiduel à
adjuger et le montant total des offres au taux
d’intérêt marginal (cf. encadré 5). Le montant
alloué à chaque contrepartie est arrondi à l’euro
le plus proche.
Dans le cadre des appels d’offres à taux variable
destinés à un retrait de liquidité (procédure
susceptible d’être utilisée pour l’émission de
certif icats de dette et les reprises de liquidité
en blanc), la liste des soumissions est établie
par ordre croissant des taux d’intérêt offerts (ou
par ordre décroissant des prix offerts). Les
offres aux taux d’intérêt les plus bas (prix les
plus élevés) sont satisfaites en premier ; les
offres à taux d’intérêt plus élevés (offres de prix
inférieurs) sont ensuite successivement
acceptées jusqu’à épuisement du montant total
des liquidités à reprendre. Si, au taux d’intérêt
le plus élevé (prix le plus bas) accepté (c’està-
dire le taux d’intérêt/prix marginal), le
montant total des offres excède le montant
résiduel à adjuger, ce dernier est adjugé au
prorata de ces offres en fonction du rapport
entre le montant résiduel à répartir et le
montant total des offres au taux d’intérêt/prix
marginal (cf. encadré 5). En ce qui concerne
l’émission de certificats de dette, le montant
adjugé à chaque contrepartie est arrondi au
multiple le plus proche du montant nominal des
certificats de dette. Pour d’autres opérations de
retrait de liquidité, le montant adjugé à chaque
contrepartie est arrondi à l’euro le plus proche.
La BCE peut décider d’attribuer un montant
minimum à chaque adjudicataire dans le cadre
des appels d’offres à taux variable.


Le montant des réserves obligatoires que chaque
établissement doit constituer est déterminé en
fonction de son assiette de réserves. Le régime
de réserves obligatoires de l’Eurosystème
permet aux établissements assujettis de
constituer leurs réserves en moyenne, de sorte
que le respect de l’obligation de réserves est
vérifié sur la base de la moyenne des soldes de
f in de journée calendaire des comptes de
réserves des contreparties sur une période de
constitution donnée. Les réserves obligatoires
constituées par les établissements assujettis sont
rémunérées au taux des opérations principales
de refinancement de l’Eurosystème.
Le système de réserves obligatoires de
l’Eurosystème a essentiellement pour objet
d’assurer les fonctions monétaires suivantes.
• Stabilisation des taux d’intérêt du marché
monétaire : le mécanisme de constitution en
moyenne des réserves obligatoires de
l’Eurosystème vise à stabiliser les taux
d’intérêt du marché monétaire en incitant
les établissements de crédit à lisser les effets
des variations temporaires de liquidités.
• Création ou accentuation d’un déficit
structurel de liquidités : les réserves
obligatoires de l’Eurosystème contribuent à
faire apparaître ou à accentuer un besoin
structurel de refinancement. Cette fonction
peut contribuer à améliorer la capacité de
l’Eurosystème à intervenir efficacement
comme pourvoyeur de liquidités.
Dans la mise en oeuvre des réserves
obligatoires, la BCE est tenue d’agir en
conformité avec les objectifs de l’Eurosystème
définis par l’article 105(1) du Traité et
l’article 2 des statuts du SEBC, lesquels
impliquent, notamment, la nécessité d’éviter un
mouvement inopportun et important de
délocalisation ou de désintermédiation.



CAS PRATIQUE :


Revenons à la politique économique et monétaire du gouvernement. Extrait choisis :


Jacques DESALLANGRE
Député de l’Aisne

Question au gouvernement
(Séance du mercredi 14 avril 2004)
« projet de vente d’or de la Banque de France »


Monsieur le Ministre,
La facture de la gestion à courte vue de votre gouvernement va vous être présentée et vous ne pourrez y faire face.
Depuis 2 ans, vous avez multiplié les cadeaux inutiles aux employeurs (18 milliards supplémentaires au budget 2004). Vous avez baissé les impôts des plus riches. Vous avez accumulé les promesses préélectorales non financées notamment auprès des buralistes, des restaurateurs. Puis au lendemain de votre naufrage électoral il vous faut éteindre les incendies que vous avez allumés. Et promettre encore, des postes aux chercheurs, des indemnités aux intermittents et bien sûr encore des allègements au Medef, votre mentor et votre boîte à idées. Mais où trouver l’argent ?
La Banque Centrale Européenne où siègent Monsieur TRICHET et le vrai pouvoir refuse contre toute raison de baisser les taux d’intérêt pour vous aider à relancer l’économie. Alors vous vendez les bijoux de famille, vous privatisez SNECMA, EDF GDF, ADP… en attendant plus encore.
Pris à la gorge, vous qui vous présentez avec assurance comme le gardien du fruit du travail et des économies des français vous allez vendre leur or. Vous allez puiser dans la réserve d’or de la banque de France. Vous allez faire ce qu’aucun autre gouvernement n’a jamais osé ou tenté faire. Mais au fait avez-vous sollicité l’autorisation de Monsieur TRICHET ? Car vous le savez, nous le savons, en matière de politique monétaire donc de politique économique votre volonté ne suffirait pas. Sans aucune marge de manœuvre qui vous permettrait de rééquilibrer le taux de change avec le dollar, de tenter la moindre manœuvre de relance de l’économie, allez-vous continuer de camoufler votre impuissance avec la pseudo-solution du bradage de nos grandes entreprises publiques et de la vente de l’or de la Banque de France et donc de la dilapidation du capital accumulé par des générations de français ?


Quelques années plus tard :

La BdF est quatrième détenteur d'or ( gold ) au monde avec environ 2.800 tonnes.
Les autres gros détenteurs sont la Fed américaine (8.100 tonnes), la Bundesbank allemande (3.400 tonnes), le Fonds monétaire international (FMI, 3.200 tonnes) et la Banque d'Italie (2.400 tonnes).
La Tribune écrit que "la Banque de France a, pour sa part, également tiré parti des ventes d'or (gold ) réalisées depuis deux ans maintenant", après avoir été annoncées en fanfare par Nicolas Sarkozy en avril 2004, alors ministre des Finances
Elle ajoute : "la majeure partie ayant été vendue l'an dernier au moment où les cours de l'or ont atteint des sommets". Sans doute le graphique ci-contre, sur lequel en bleu le mois de septembre 2004 est pointé parmi l'évolution de l'once d'or en dollars depuis 5 ans, en est-il une raison.

La hausse des cours de l'or a commencé bien avant la décision de la France de vendre son or ( gold ). La BdF aurait tiré bien meilleur parti des ventes d'or si elle avait attendu, comme tous les commentateurs le conseillaient dès 2004.
Elle a néanmoins cédé un total de 182,6 tonnes d'or depuis septembre 2004. cet or ( gold ), s'il avait été conservé, vaudrait au moins 1,4 milliards de $ de plus!
A propos, s'est-on jamais demandé si la Banque de France devait vendre son or ( gold )? Cette décision était-elle opportune, est-il opportun de continuer dans cette voie ? L'Etat, qui récupère le bénéfice de la BdF pour boucler ses fins de mois, doit-il vendre un actif qui croule sous les prévisions optimistes ?
Quoi qu'il en soit, on peut avancer sans craindre de se tromper que les banques centrales d'Europe vendent à elles seules un peu plus des trois quarts de l'or mis sur le marché par les établissements émetteurs du monde entier.
Pourquoi ces ventes d'un actif qui ne cesse de prendre de la valeur ?
Manifestement, même s'ils sentent que cela va être difficile, les banques centrales européennes signataires de l'accord Central Bank Gold Agreement II, ou CBGA II, tiennent à atteindre leur quota maximal. Ces ventes ont atteint en 2005 un sommet historique.
Les banques centrales européennes sont décidées à continuer à vendre le plus possible.
Est-il possible de gérer plus mal le plus solide des actifs que puisse compter le patrimoine public ?
Ne va-t-on pas le regretter plus tard, comme le font les britanniques, australiens et suisses.
Commentaire : Financièrement parlant, l’impact est marginal. Symboliquement c’est fort : devoir racler les fonds de tiroirs et brader les bijoux de la nation pour financer une politique de désastreuse relève d’une hérésie monumentale : vouloir constamment créer de la croissance, de la croissance, toujours et encore plus, pourquoi ? La théorie des cycles s’appliquent à tout : à la thermodynamique, à la finance, à la vie en générale.


Après l’or qui ne rapportait pas assez, le gouvernenment passe à la vitesse supérieure : Et si on vendait, pardon bradait EDF ? Morceau choisi :

La fourniture d’énergie est stratégique. Cela appelle la construction d’un acteur public majeur de l’énergie. La privatisation partielle crée un conflit d’intérêt entre le public et les actionnaires privés. François Bayrou a refusé l’ouverture du capital d’EDF, critiqué la fusion GDF-Suez, et préconisé un rapprochement EDF-GDF.
« La privatisation d’EDF ne sert pas les intérêts de la France. L’électricité, avec nos centrales nucléaires, est un enjeu majeur du siècle. Dans le domaine de l'énergie, on a le devoir et la responsabilité de conserver de grands acteurs publics. Nous sommes sur le point de vivre une crise des énergies fossiles, du fait de la forte progression de la consommation, dans des pays comme la Chine et l’Inde.

Dans le même temps, une crise climatique s’annonce, due au rejet des gaz à effet de serre provenant de la combustion de ces carburants fossiles. A ce moment critique, l’Etat ne doit pas abandonner l’outil qu’il s’est forgé pour la politique énergétique.

Avant la privatisation, nous avions la chance d’avoir un courant électrique vendu sur le marché français 60 % moins cher que sur le marché libre. De ce simple fait, des entreprises étrangères étaient enclines à s’installer en France plutôt qu’ailleurs.

La privatisation d’EDF va créer un conflit d’intérêt entre l’Etat et la logique privée. Une entreprise privée travaille pour ses actionnaires et recherche le meilleur rendement financier. Je défends un principe : il faut garantir que, sur un sujet aussi sensible, l’intérêt du peuple français sera pris en compte et pas seulement l’intérêt des actionnaires.

La fusion GDF-Suez crée des risques, car une entreprise à majorité publique, garantie par un pays tout entier, est mieux armée en face des risques d’instabilité du marché du gaz. La logique politique l’a emporté dans cette affaire - alors que, ministre de l’Economie, Nicolas Sarkozy s’était engagé en 2004 à conserver à l’Etat une large majorité dans EDF et dans GDF !

La meilleure mesure aurait été un rapprochement d’EDF et GDF : nous aurions eu une entreprise nouvelle, instrument de la politique de l’énergie de l'État.

EDF et GDF ont été édifiés par les Français. C’est l’effort des Français qui a construit le réseau, jusqu’au plus petit village. Il n’y a aucune raison de l’oublier. »


Commentaire : L’Etat ne peut privatiser que 30% D’EDF. Une première tranche de 12% a été vendu 32 euros. Il reste environ 18% du capital à vendre. Aujourd’hui le titre se traite à 80 euros. Financièrement parlant, c’est une bien mauvaise affaire. Et sur le plan stratégique et politique, la démonstration de Monsieur Bayrou est édifiante. Je rappelle que contrairement à ce qu’on pourrait éventuellement penser Monsieur Bayrou n’est pas membre du PS. C’est un libéral, aussi je voulais quand même le souligner même si cette ultime remarque peut faire ricaner.





Je reviendrais sur 2 points concernant les posts précédents :


Concernant le graphique de comparaison entre le taux directeur de la BCE et l’euribor 1M : il s’agit simplement d’une anticipation. En effet, prenons un exemple concret, si vous êtes sûr à plus de 50% qu’une hausse des taux a lieu dans 1 mois vous êtes prêt à payer plus cher le loyer de l’argent au jour d’aujourd’hui pour une échéance future (puisque dans le cas de l’euribor 1M, le taux est fixé 1 mois et 2 jours à l’avance).

CNN Money - Financial News: Banks Urge UK Clients To Stop Borrowing
Les lignes de credit sont un variable plus une marge (ce ne sont pas des taux fixes). Par exemple euribor3m+100bps. Donc la marge brute de la banque est la même quelque soit le niveau des taux.
Mais il est difficile de commenter une seule phrase sans le contexte donc je ne développerais pas davantage.










Roque

(1099 msg)

Plusieurs semaines Plus de 3 ans Technique et fondamentale Actions françaises

Posté le : le 09-12-2007 11:35:07 Voir le profil   Envoyer un message privé
Bonjour

Je pense que je vais jeter l'éponge.

Vous avez cité un extrait de l'article 105 du Traité. cet extrait résume tous les outils en possession de la BCE pour "intervenir" :

série d’instruments de politique monétaire : il effectue des opérations d’open market (1), offre des facilités permanentes (1) et assujettit les établissements de crédit à la constitution de réserves obligatoires (1) sur des comptes ouverts dans ses livres.

Pour chacun de ces outils je me suis donné la peine de vous mettre sous les yeux les données fournies par la BCE elle-même (ou la FED idem) et montrant :
- que les sommes en jeu étaient ridicules et sans commune mesure avec le marché réel
- que les opérations n'étaient absolument pas cumulatives mais étaient de simples roulements d'opérations initiées il y a des lustres.
- que les courbes des taux du marché réel devancaient systématiquement (à 100%) les décisions médiatiques des banques centrales.

Que faire de plus que de vous dire de relire ce que j'ai écrit ou de faire vous même à partir des données BCE et FED et de montrer que mes commentaires sont faux ?

Crier du haut de sa colline que les banques centrales ont le rôle que vous voulez leur donner (intoxiqué par les medias) sans l'étayer n'avance pas le débat.

Bon dimanche

PS: j'espèrais que l'état vende beaucoup plus d'EDF. Et j'espère à terme que l'état français vendra TOUTES ses participations dans des entreprises privées.

Posté le : le 09-12-2007 11:52:31 Voir le profil   Envoyer un message privé
Bonjour Roque,

Je crois que sous l'avalanche de documentation (!) postée par jmbourselier, tu n'a pas vu ma question juste avant:
pourquoi as-tu choisi l'Euribor 1 mois plutôt que 1 semaine, 2 semaine, ou 3 mois ?
Est-ce que tu as calculé les historiques de chacun pour voir celui qui anticipait le mieux les mouvements de taux BCE ou as-tu lu quelque-part que le 1 mois est LA référence en la matière ? Ou y-a t'il une autre raison ?

Merci par avance pour ta réponse


Roque

(1099 msg)

Plusieurs semaines Plus de 3 ans Technique et fondamentale Actions françaises

Posté le : le 09-12-2007 12:40:05 Voir le profil   Envoyer un message privé
Bonjour

Désolé d'avoir zappé ta question.

Pour l'Euribor comme les Libor il y a plusieurs maturités (1 semaine à 1 an) selon le besoin de la banque qui se trouve en situation d'emprunteur sur ce marché.

En outre chacune de ces maturités sert de référence pour des produits financiers différents , la rémunération des dépôts, l'actualisation des taux immobiliers à taux variable etc...

Les 1 et 3 mois servent de référence pour les swaps de taux, les dérivés ... etc

ci-joint le graphique à partir des données tirées de la banque de France


voir dernières valeurs ici :
http://www.capital.fr/cotations/taux.asp

A+


Scrutime

(14 msg)

Non renseigné Non renseigné Uniquement fondamentale Actions françaises

Posté le : le 09-12-2007 15:58:09 Voir le profil   Envoyer un message privé








Euh, permettez-moi de vous interrompre dans votre inter-raisonn'ment, si cela ne vous dérange pas, mais nous avons franchi les limites fixées par la CHAAARTe que j'ai signé mais pas z'élaborée.

Peut-être que Roque y a mis son mot mais pas moi, pas plus que l'internaute pèlerin.

Je le rappelle, une Charte ne se décrète pas, c'est un contrat entre parties, et la loi du pays prévoit qu'un contrat ne s'impose pas au bénéfice d'une seule des parties.

Ce qui fait que, sans aller en tribunal'rie, et constatant qu'il existe des clauses insoupçonnées, non prévues dans la Charte qui en quelque sorte devrait ressembler à une constitution plutôt qu'à un contrat monopartite, clauses qui autorisent qu'en des chambres spéciales l'on puisse deviser de politique entre connaisseurs circonstanciell'ment choisis alors que ce n'est ni la coutûme enseignée ni chose permise par ladite Charte venue d'en haut, ni z-encore en vigueur rn toutes parties de l'espace communautaire non privatif jusqu'à plus ample informé, que la Charte pourrait, prouesse prestigiditatrice, nous expliquer, chers collègues, je réitère que vous me donniez la permission de ne vous pas accorder ce que vous m'interdisez, la liberté de causer, de tout, en France, dans l'espace publique, et particulièrement concernant les implications politico-françaises tant qu'internationales de la chose discutée ici-même, en ce cénacle, de qualité.

"De qualité, de qualité, ohhhhh, de qualité, de qualité, héhé!"

Eh oui, c'est dur, mais pourtant, la loi n'est pas si flexible qu'on le voudrait, et je ne parle pas de mistigri, des dernières moûtures ad hoc, sur mesure, non, je parle de la loi qui protège l'expression et qui interdit que quelques-uns se dispensent de se soumettre à des règlements qu'à d'autres ils s'estiment en droit d'édicter, imposer, en contrevenance à l'Esprit des lois de ce beau pays, amis!

Déjà, dire qu'il faut interdire de parler de ceci ou cela, par facilité bien-commode-à-tout-interdire, une autre idée d'interdiction, peut-être, à laquelle nous n'aurions pas songé, penchons-nous un instant sur notre propre épopée au sein de notre Histoire, voulez-vous, quittons un instant l'utile-agréable, hein, interdire parce que "je sais pas quoi, comprenez", on a mieux à faire que de surveiller, le mot est lâché, ça signifie qu'on se prend pour un juge désigné de la qualité de la pensée, surtout de celle qui empêche de vaquer à de plus saines urgences.

Ben oui mais de l'urgence de quelques-uns, si dévoués et auto-convaincus soient-ils, la Loi s'en fout, et si la Loi est là, c'est pas pour des prûnes, c'est parce qu'elle doit trancher entre les petits intérêts et soucis personnels des uns d'avec ceux de TOUS, qui eux, sont censés ne pas avoir à subir leurs privautés.

Mais Scrut, dit la foule, sachez que Crock-AT est le PROPRIETAIRE, comprenez que cela lui donne droit sans-limites sur tout, même sur les postillons qui bondissent de votre langue, car il en est le RESPONSABLE, comme le dirlo de la colonie de vacances de Pierre Perret, alors obéissez, contentez vous d'admettre que l'Entreprise Individuelle l'emporte sur le Communauté, et par conséquent, sur ce qu'un quelconque de ses membres a ou n'a pas le droit d'avancer.

Ah bon, j'ignorais que nos langues étaient brevetées, estampillées, qu'elles portaient des chaînes dorées, voilà qui est nouveau, c'est la révolution, on dirait.

Mais au delà ce ces petits détails de rien du tout qui ne comptent que pour du beurre, pourquoi pas, puisque nous vivons de prometteuses mutations, il n'en reste pas moins que moi, Scrut, je ne permets pas que certains aient des droits dont je ne dispose pas, et que des gens que je n'ai pas nommés puissent se targuer de laisser causer untel, sous je ne sais quel critère discriminant, tandis que l'herbe n'aura qu'à se contenter d'attendre la botteleuse à foin.

Moi je pars d'un principe de réciprocité tout simple, si je n'ai pas le droit, personne non plus, et d'une, au nom de l'Egalité, et quant à la Liberté, elle m'est garantie ainsi qu'à tous, en principe, et il se trouve que je ne crains pas les principes, qui selon moi passent avant l'épicerie, sinon rien de ce qui vous donne aujourd'hui l'envie de créer ces mini-républiques vassales, paradis privatifs châtiés, n'existerait.

On peut essayer de tricher tant qu'on veut, tordre les principes jusqu'à croire être en mesure de les plier à gré, cette tournure d'esprit, torsion, ne fazit que montrer à quel point mes gens sont si faibles devenus!

Alors s'ils rencontrent des falaises, quand elles voudront bien s'avancer à leurs devants, ma foi, j'espère qu'ils auront testé la pédale de freins, je le leur souhaite, aux conducteurs mal-appris, en mécanique!

J'aurais pu faire plus court, mais ça m'amuse, et tiens, je ne vais même pas regarder s'il y a des fautes ou si ça s'comprend, quelle importance?








Posté le : le 09-12-2007 19:24:04 Voir le profil   Envoyer un message privé
source http://www.alain-lambert-blog.org
(blog d'un ancien Ministre du Budget)

Zone euro : la BCE injecte 94,8 milliards d'euros soit un montant record dans le circuit monétaire.

Par Alain Lambert, vendredi 10 août 2007 à 09:07 :: Eco. & Finances

La Banque centrale européenne (BCE) a injecté jeudi un montant historique record de 94,8 milliards d'euros dans le circuit monétaire de la zone euro pour compenser des mouvements inattendus sur le marché liés à la crise du crédit à risques. La BCE a procédé à un appel d'offre rapide, un type d'opérations auquel elle a recours quand des déséquilibres apparaissent sur le marché. Le précédent record datait du 12 septembre 2001, au lendemain des attentats du 11 septembre aux Etats-Unis. La BCE avait alors injecté 69,3 milliards d'euros.

"La BCE note qu'il y a des tensions sur le marché monétaire européen malgré le niveau de liquidités dans le circuit monétaire", a indiqué l'institut dans un bref communiqué destiné aux marchés.

La crise du crédit à risques aux Etats-Unis a un impact sur le marché monétaire en Europe en réduisant la fluidité de la monnaie disponible. Le taux au jour le jour en zone euro est même monté brièvement jeudi à 4,70%, très au-dessus du taux de refinancement, fixé actuellement à 4%.

"Pour assurer des conditions normales sur le marché", la BCE précise dans un communiqué qu'elle a décidé de "souscrire à 100% les offres soumises".

Toutes les banques ayant participé à l'appel d'offre - 49 au total - ont donc été servies, précise l'institut.

La BCE procède à des appels d'offre rapide, dont le taux est fixé au taux minimum de refinancement, soit 4% actuellement, pour compenser des excédents ou des déficits inattendus de liquidités dans le circuit monétaire de la zone euro.

Par ailleurs, la BCE a confirmé jeudi son intention de procéder à une nouvelle hausse de taux en septembre et redit qu'elle allait suivre attentivement les turbulences sur les marchés financiers, à l'occasion de la publication de son bulletin mensuel.

"Une grande vigilance" est nécessaire concernant les risques qui pèsent sur la stabilité des prix, indique l'institut, reprenant les termes utilisés par son président, le Français Jean-Claude Trichet, au cours d'une point-presse la semaine dernière à l'issue de la réunion mensuelle de son conseil des gouverneurs.

Jusqu'à présent, l'emploi de cette expression a immanquablement conduit à un relèvement des taux le mois suivant.

"La politique de la BCE reste plutôt accomodante", indique encore l'institut monétaire dans son bulletin mensuel d'août, ce qui signifie qu'à ses yeux, les conditions du crédit restent favorables à la croissance économique en zone euro.

Les gardiens de la zone euro ont décidé la semaine dernière de laisser le principal taux directeur de la BCE inchangé à 4%. Depuis décembre 2005, l'institut a resserré la vis à huit reprises. De 2%, le principal taux a grimpé à 4% en juin dernier.

Parmi les facteurs à risque pesant sur les prix, l'institut monétaire cite toujours l'augmentation des prix du pétrole ainsi que des hausses de salaires plus fortes qu'attendu.

Une nouvelle menace provient aussi des turbulences récentes enregistrées sur les marchés financiers, conséquences de la crise du marché du crédit à risques aux Etats-Unis.

Pour la BCE, cette volatilité "peut être interprétée comme une normalisation de l'appréciation des risques", comme l'avait déjà dit M. Trichet lors de son point presse.

Pour autant, les gardiens de l'euro vont observer avec "une grande attention" les développements à venir sur les marchés financiers, alors que "la possibilité de changements abrupts potentiels du climat sur les marchés financiers mondiaux" représente un risque à moyen et long terme.

La BCE a publié dans son bulletin, comme elle le fait une fois par trimestre, le résultat d'un sondage réalisé auprès d'experts européens dont elle se sert pour pour établir ses propres projections économiques trimestrielles.

Les experts ont révisé en hausse leurs prévisions d'inflation pour 2007 et 2008, à 2%, alors qu'ils tablaient auparavant sur 1,9%. Ceci est dû à l'augmentation des prix du pétrole et aux perspectives plus favorables pour la croissance.

L'inflation dépasserait ainsi l'objectif de la BCE, qui est une hausse des prix à la consommation proche mais légèrement inférieure à 2%.

En ce qui concerne la croissance en zone euro, les experts ont revu leur prévision en hausse pour 2007 à 2,7%, contre 2,5% auparavant. Pour 2008 en revanche, ils tablent toujours sur un ralentissement de la croissance du PIB à 2,3%.

La BCE table sur une inflation de 2% en 2007 et en 2008 et sur une croissance de 2,6% pour 2007 et 2,3% pour 2008, selon ses dernières prévisions publiées en juin.


Source : Eurostat

Octobre 2007
Le taux d’inflation annuel de la zone euro en hausse à 2,6%
L'UE en hausse à 2,7%
Le taux d’inflation annuel de la zone euro1 a été de 2,6% en octobre 20072, contre 2,1% en septembre. Un an auparavant, il était de 1,6%. Le taux d’inflation mensuel a été de 0,5% en octobre 2007.
Le taux d’inflation annuel de l’UE3 a été de 2,7% en octobre 2007, contre 2,2% en septembre. Un an auparavant, il était de 1,8%. Le taux d’inflation mensuel a été de 0,5% en octobre 2007.
Ces chiffres sont publiés par Eurostat, l’Office statistique des Communautés européennes.
L’inflation dans les États membres de l’UE
En octobre 2007, les taux annuels les plus faibles ont été observés à Malte et aux Pays-Bas (1,6% chacun), au Danemark et en Finlande (1,8% chacun), et les plus élevés en Lettonie (13,2%), en Bulgarie (10,6%) et en Estonie (8,7%). Par rapport à septembre 2007, l’inflation annuelle a augmenté dans vingt-cinq États membres, est restée stable dans un et a baissé dans un.
Les taux moyens4 sur douze mois jusqu’en octobre 2007 ont été les plus faibles à Malte (0,3%), en France (1,4%), au Danemark, en Finlande et en Suède (1,5% chacun), et les plus élevés en Lettonie (8,9%), en Hongrie (7,8%) et en Bulgarie (6,6%).
Zone euro
Les principales composantes présentant les taux annuels les plus élevés en octobre 2007 ont été l'enseignement (9,5%), les transports (4,1%) et les produits alimentaires (3,8%), tandis que les taux annuels les plus faibles ont été observés pour les communications (-2,1%), les loisirs et la culture (0,0%) ainsi que les articles d’habillement (1,1%). Au niveau des sous-indices détaillés, les carburants pour le transport (+0,30 point de pourcentage), le lait, le fromage et les oeufs (+0,11) ainsi que les pains et céréales (+0,08) ont eu les plus forts impacts à la hausse sur le taux global, tandis que les télécommunications (-0,14), les vêtements (-0,08), l'équipement informatique et l'équipement audiovisuel (-0,07 chacun) ont eu les plus forts impacts à la baisse.
Les principales composantes présentant les taux mensuels les plus élevés ont été les articles d’habillement (3,1%), l'enseignement (1,5%) et les produits alimentaires (1,2%), tandis que les communications (-0,5%), les loisirs et la culture (-0,4%) ainsi que les hôtels et restaurants (0,0%) ont affiché les taux les plus faibles. En particulier, les vêtements (+0,14 point de pourcentage), le lait, le fromage et les oeufs (+0,07) ainsi que les articles chaussants (+0,04) ont eu les impacts à la hausse les plus importants, tandis que les voyages à forfait (-0,04), les services d'hébergement et les télécommunications (-0,03 chacun) ont eu les impacts à la baisse les plus marqués.

Posté le : le 09-12-2007 19:26:11 Voir le profil   Envoyer un message privé
Estimation rapide - novembre 2007
L'inflation de la zone euro estimée à 3,0%
Selon une estimation rapide publiée par Eurostat, l'Office statistique des Communautés européennes, le taux
d'inflation annuel1 de la zone euro2 s'établirait à 3,0% en novembre 2007. En octobre3, le taux était de 2,6%.
Élaboration des estimations rapides
L'inflation de la zone euro est mesurée par l'Indice des Prix à la Consommation de l'Union Monétaire (IPCUM).
Pour élaborer les estimations rapides de l'IPCUM, Eurostat utilise les informations préliminaires sur les prix du
mois de référence des États membres4 pour lesquels les données sont disponibles, ainsi que des informations
préliminaires sur les prix de l'énergie.
La procédure d'estimation rapide de l'IPCUM combine des informations historiques avec des informations partielles
sur les variations récentes de prix de manière à obtenir un indice total pour la zone euro. Il n'existe pas de
ventilation détaillée. L’expérience a montré que la procédure d'estimation était fiable (anticipation exacte du taux
d'inflation dans 17 cas et différence de 0,1 dans 7 cas au cours des deux dernières années). Des informations
complémentaires sont disponibles dans le communiqué d'Eurostat 113/2001 du 5 novembre 2001.

Bonne semaine !

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